‹ Catéchisme historiqueChapitre 192 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II

qui était debout devant sa maison, commença par se lamenter à grands cris de ce que déjà depuis plusieurs semaines il manquait de travail, disant que, si la chose continuait ainsi, c'en serait bientôt fait de lui et de son industrie. — Auxence s'approcha de l'artisan et lui demanda s'il ne voudrait pas le prendre quelque temps à son service en qualité d'ouvrier ou de journalier, il ajouta qu'il travaillerait plusieurs heures dans la journée, qu'il ne lui demanderait ni pension, ni salaire, mais seulement trois oboles par jour. L'artisan, auquel un tel visiteur était inconnu, se laissa bientôt gagner par la douce persuasion qui semblait couler de ses lèvres; il accepta ses offres, tout en lui déclarant que depuis longtemps il n'avait plus lui-même aucun travail. Auxence entra dans sa misérable échoppe, et se retira modestement dans un coin pour élever en silence son cœur vers le Seigneur. — Peu de jours s'étaient écoulés, et déjà on voyait arriver de toutes parts des personnes qui venaient commander du travail; le lendemain, l'anluence fut encore plus grande, et le troisième jour, la chose en vint au point que le maitre de l'atelier se vit obligé d'augmenter considérablement le nombre de ses ouvriers. — Lorsqu' Auxence vit que sa prière était exaucée, il cessa de se rendre à l'atelier; mais la bénédiction que sa prière avait attirée sur la maison du propriétaire ne la quitta jamais (Sùolb» R.G. B. 17).

ce. Comme la mort exerçait avec une fureur inouïe ses ravages parmi les habitants d'Antioche, et qu'elle avait déjà rendu plusieurs maisons désertes, pour comble de désastres, un effroyable tremblementde terre vint encore ajouter à la panique qui régnait dans An-

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tioche. Au milieu de la consternation générale, presque toute la masse du peuple de cette grande ville alla trouver Termite saint Siméon Stylite. — Après qu'il eut représenté au peuple, dans un langage sévère, que c'était l'avarice, la débauche et la conduite dissolue des habitants, adonnés à tous les dérèglements du libertinage, qui étaient la cause des châtiments que Dieu faisait pleuvoir sur eux, il leur promit de les secourir par ses prières, mais il leur défendit d'oser davantage élever vers le ciel leurs mains impures et téméraires. Tout se tut; le saint seul se mit en prière. Pendant qu'il était encore occupé à prier, une violente secousse se fit sentir. La terre et la colonne du saint commencèrent à chanceler. Saisi d'effroi, le peuple tomba à la renverse, et ce fut seulement alors que le saint lui permit d'élever ses plaintes vers le ciel. Quant à lui, il continua de prier avec un redoublement de ferveur. Quelques instants après, il se leva et rendit de nouveau la paix et la tranquillité au peuple. « Dieu, dit-il, a exaucé notre prière ; il épargnera la ville, mais aussi vous devez savoir que parmi cette multitude innombrable de peuple, il n'en est qu'un seul dont la prière soit montée jusqu'à Dieu et qui ait été exaucée ; c'est aussi à celui-là seul que vous devez votre délivrance, » et il montra de la main un laboureur, auquel il fit signe de s'approcher de lui : « Mon fils, lui dit-il, dis-moi donc quelles sont les pratiques pieuses que tu as faites pour que, seul, tu aies été jugé digne d'une telle faveur? — Moi! révérend Père, repondit l'interrogé comme hors de lui-même, je ne vaux pas mieux que les autres, comme eux je ne guis qu'un misérable pécheur. » Celle réponse, tout inspirée pur l'humilité, ne lit c;ue ooniirmei ce qjaa

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