PARTIE II. CHAPITRE II
homme se sentit sur le point de mourir, il récita encore les sept Psaumes de la pénitence et exhorta ceux qui l'entouraient à faire une sérieuse pénitence (Lohn. Bibl. m. 863).
d. La pénitente Thaïs, d'Alexandrie, s'était enfermée dans une étroite cellule, et ne se nourrissait que d'un peu de pain. Elle récita pendant trois ans, avec une grande componction de cœnr, cette prière: « Vous qui m'avez créée, ayez pitié de moi ! » (IMd.).
e. Saint Louis de Gonzague prit un jour aux soldats de son père, pendant qu'ils dormaient, un peu de poudre pour charger ses canons. Un autre jour, il entendit de leur bouche des paroles inconvenantes qu'il se mit à répéter sans qu'il en comprit parfaitement la portée. Son précepteur lui ayant fait remarquer que ces paroles renfermaient un sens mauvais, et ayant aussi appelé son attention sur le petit larcin dont nous venons de parler, non-seulement Louis s'en corrigea sur le champ, mais il pleura encore ces fautes durant toute sa vie. Elles furent pour lui un objet continuel de repentir, et chaque jour il en demandait pardon à Dieu (Sa Vie).
f. Saint Arsène échangea une vie de cour contre un ermitage situé dans le désert de Scète. Il était obligé de porter, pendant le travail, un mouchoir sur son sein pour essuyer les larmes de la pénitence, qui coulaient avec tant d'abondance que tous les cils lui tombèrent des yeux. Ces larmes étaient accompagnées do prières et de soupirs continuels pour obtenir la rémission de ses péchés (1) (Ber. Berc. v. 4).
(1) Nous rapporterons d'autres exemples sur la p^nitrneo quand nous parlerons de ce Sacrement, dans le troisième vu- , lume.
A0\ CATÉCI1ISME HISTORIQUE.