‹ Catéchisme historique sur la Réformation,: suive de la religion de l'énfance, a l'usage desChapitre 16 sur 51 · Comment célébrait-on la St*.-Cène · texte numérisé non relu

Comment célébrait-on la St*.-Cène

Le Ministre consacrait le pain et le vin par la . prière et tout le peuple répondait à haute voix Amen ! On procédait ensuite à la fraction du pain dont on donnait un morceau à tous les assistans. Après cela, tous recevaient également la coupe; aucun des membres de l'Eglise ne se dispensait d'assister journellement à ce repas de charité et Yckx se déshonorait en y manquant. •

• 58. Que dites-vous de cet usage des premiers tems?

. Je dis qu a lui tout seul il est ^in témoignage sen-

sible de la foi et de la piété qui caractérisaient alors les Chrétiens. Combien il serait à souhaiter que nous nous en rapprochassions davantage !

^Sg* Un tel ordre de choses ne se maintint-il pas longtetns dans l'ancienne Ëgîise?

Pendant long-temps cet oitire fut observé dans rÊglîse, et c'est sur cç fondement qtie les conciles d'Antioche et de Tolède rendirent ce décret; que si Ton remarquait des personncfs qui après avoir entendu le sermon , sortaient de l'Eglise sans commua nier, elles seraient averties de ne plus le faire et censurées , et que si elles persistaient dans cet abus, elles seraient excommuniées et retranchées de TEglise.

• 60. Plus tard cependant ne voyons-nous pas que chaque Eglise avait le droit d'apporter quelque changement à cette pratique?

Oui;» aussi St. -Augustin remarque que de son temps les uns communiaient tous les jours au corps et au sang de Jésus-Christ , et que les autres ne le recevaient qu*à de certains jours ; dans tette Eglise , dit-il , il ne se passe aucun jour où l'on n'offre le St-Sacrement ; dans d'autres , on ne le célèbre que !e samedi et le Dimanche, et dans d'autres le Di- ^manche seulement. St-Chrysostôme est, je crois, le premier des Pères qui nous apprenne que dans les grandes villes la Communion se distribuait spécialement à de certaines époques, éloignées les unes des autres; ce qui ressemblait à nos quatre fêtes solemnelles telles que la coutume les a depuis long-temps consacrées dans nos Eglises^,

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