‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 28 sur 80 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

De la formation de la Compagnie de Montréal, à l'aëministration de M. de Lauson (1640-1650).

D. Quelle est l’association qui se forma en 1640, pour empêcher la colonie de périr ?

R. Plusieurs personnes, tant ecclésiastiques que ixïques, animées d’un zèle religieux, s’associèrent sous le nom de Compagnie de Montréal, pour le soutien de la religion catholique en Canada, et pour la conver. sion des sauvages.

D. Que se proposait cette société ?

R. Cette société se proposait de former, dans l’île de Montréal, une bourgade française bien fortifiée, à l’abri de toute insulte, pour y recevoir Îles pauvres ot les mettre en état de subsister de leur travail.

D. Quel gentilhomme offrit alors à la compagnie ses services pour cette belle œuvre ?

R. Ce fut M. de Maisonneuve, gentilhomme cham:. penois, l’un des associés.

D. Que fit M. de Maisonneuve, au printemps de 1641?

R. Il s'embarqua à La Rochelle avec plusieurs famil. les, et arriva à Québec, à la fin d'août de la même année.

D. Que fit-il au printemps suivant ?

KR. 1! fit voile pour l'ile de Montréal avec sa petite colonie, et y arriva le 17 mai.

D. Quel nom reçut la bourgade qui y fut fondée?

R. Elle recut le nom de Ville-Murie.

D. Comment la fortifia-t-on ?

R. On l'entoura d’une paiissade de pieux.

D. Que fit le gouverneur général, pour empêcher les [roquois de pénétrer dans la colonie ?

R. Il fit bâtir un fort à l’entrée de la rivière de Sorel.

D. Quei établissement vint ajouter à la prospérité de Viile-Marie, en 1644?

R. Ce fut la fondation d’un hôpital, due à la géné: rositée de Malame de Bullio:i.

D. Que firent les [roquois, cette même année 1644, en apprenant la formation de Ville-Marie ?

R. Excités par de perfides Hurons, ils résolurent d'aller l’attaquer.

D. Quelle fut l'issue de leur attaque ?

R. Trois Montréalais furent tués et trois autres faits prisonniers; mais M. de Maisonneuve, qui commandait, tua de sa main le chef des Iroquois.

D. Qu'arriva-t-il alors à deux missionnaires, les Pères Jogues et Bressani ?

R. Ils tombèrent entre les mains des Iroquois, qui les maltraitèrent horriblement.

D. Quelles nouvelles reçut-on, vers le même temps, du pays des Hurons ?

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1648] DE MONTMAGNY-—D'AILLEBOUSÆ.

fou des bourgades entières, et en massacraient tous les habitants.

D. Que manda M. de Champflour, gouverneur des Trois-Rivières, à M. de Montmagny, pen après la prise du Père Bressani ?

R. Il manda que des Hurons venaient d'arriver dans son poste avec trois prisonniers Iroquois.

D. Que fit M. de Montmagny ?

R. Profitant de la conjoncture, il se rendit aux Trois-Rivières et invita les Iroquois, les Hurons et les Algonquins à une assemblée générale, pour y traiter de la paix.

D. Quel fut le résultat de cette assemblée ?

R. La paix y fut conclue.

D. Quelle fut la fin da Père Jogues ?

R. Le 17 octobre 16146, comme il entrait dans la cabane d’un huron, uu iroquois, qui s’y trouvait cache, lui fendit la (ôte d’un coup de hache.

D. Que firent les Iroquois, en 1647 ?

R. Divisés en petites Landes, ils se mirent en campagne: ils brûlèrent le fort Richelieu et allèrent surprendre les Algonquins qui, comptant sur la paix, avaient quitté les Trois-Rivières et s'étaient dispersés pour faire la chasse.

D. Qui succéda à M. de Montmagny ?

R. Ce fut M. d’Ailleboust, au mois d'août 1648,

D. Qu'apportait de France Mr. d’Ailleboust ?

R. Il apportait un nouvel édit royal.

D. Quelles étaient les dispositions de cet édit ?

R. L’édit royal portait: 1° que le gouverneur général devait à l'avenir être nommé pour trois ans seulement; 2° que le roi créait un conseil composé du gouverneur de la colonie, du supérieur des Jésuites de Québec, en attendant qu'il y eût un évêque, du dernier gouverneur sorti de charge, de deux habitants du pays élus tous les trois ans par les gens tenant le conseil et par les syndics des communautés de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières.

D. Que firent les Iroquois, le 4 juillet 1648 ?

R. Ils se jetèrent À l’improviste sur la bourgade

HIATOIRB DU CANADA. [1649

huronne de Saint-Joseph, composée de 400 familles, et massacrèrent ou firent prisonniers de guerre 700 Hu: rons.

D. Quelle fut la conduite du Père Daniel, au milieu du carnage de ses cher« néophytes ?

R. Il baptisa un grand nombre de catéchumènes ar aspersion, puis fut lui-mème tué et son corps jeté ans les flammes.

D. Que firent encore les [roquois, le 16 mars de l’an-

née suivante ?

R. Au nombre d'environ mille, armés pour la plu. art d’arquebuses que leur donnaient les Hollandais,

ils firent irruption d’abord sur la bourgade Saint- Ignace, où ils tuèrent et firent prisonniers tous les Hurons qui s’y trouvaient; puis, ils allèrent attaquer la bourgade Saint-Louis, qu'ils livrèrent aux flammes.

D. Quelle fut la conduite des Pères de Brebeuf et Lalemant, dans cette circonstance ?

R. Tandis que cinq cents Hurons prenaient incontinent la fuite, ces Pères tenaient ferme pour pouvoir absoudre ou baptiser ceux qui étaient restés dans la bourgade. Ils furent pris l’un et l’autre par les Iroquois, qui les firent expire: dans les plus horribles tourments.

D. Quel parti prirent les Hurons de quinze bourgades, en apprenant ces désastres répétés ?

R. Ils prirent le parti d'abandonner leurs cabanes et d'y mettre le feu, dans l'espérance de trouver leur salut au milieu des bois, ou en seréfugiant chez d’autres peuples.

D, A quoi se décidèrent les Pères Jésuites de cette mission, le 15 mai 1649 ?

R. Ils se décidèrent à quitter leur résidence de Sainte-Marie, pour suivre trois cents familles huronnes, la plupart chrétiennes, dans l’île Saint-Joseph, où elles s'étaient réunies.

D. Quel fut le sort de la bourgade Saint-Jean, presque toute composée de Hurons fugitifs ?

R. Le 7 décembre 1649, tous les habitants de cette bourgade furent massacrés ou emmenès captifs. Le

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