‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 30 sur 80 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De l'administration de M. de Lauson, à la formation du Conseil Supérieur (1650-1663).

D. Comment finit l’année 1650, si funeste à la Nouvelle-France par la destruction des Hurons ?

R. L'année 1650 se termina par la nomination de A. de Lauson comme gouverneur général, en remplacement de M. d’Aillebonst.

D. Que fit une nombreuse bande d’Iroquois, le 18 juin 1651 ?

KR. Ayant attaqué quelques Français à la Pointe Saint- Charles, près de Ville-Marie, ils furent repoussés avec de grandes pertes, par M. de Maisonneuve.

D. Que firent-ils encore, le 26 juillet suivant?

R. Ils assiégèrent, au nombre de 200, l'hôpital de” Ville-Marie; mais ils durent se retirer honteusement devant une garnison de seize hommes, rommandée par le major Lambert Closse.

D. Quelle douloureuse perte fit la colonie, le 17 août 1652?

R. Elle perdit M. Du Plessis-Bochart, gouverneur des Trois-Rivières, qui fut tué, avec quinze de ses hommes, dans un engagement contre un parti d’Iro-

uois.

L D. Qu'arriva-t-il au Père Butenx, comme il remontait le Saint-Maurice pour se rendre chez les Attika-

Mègues ?

30 HISTOIRR DU CANADA. [1659

R. Il fut massacré avec ses conducteurs par des Iroquois.

D. Que firent cinq cents Agniers, vers la fin d'août 1653 ?

R. Ils s'approchèrent des Trois-Rivières et tinrent ce poste bloqué pendant quelque temps.

. Continuèrent-ils longtemps leur agression ?

R. Non; car le 6 novembre suivant, ils demandèrent la paix, qui leur fut accordée.

D. Quand M. de Maisonneuve, qui avait été oblige d'aller en France demander un renfort devenu né. cessaire, fut-il de retour au Canada ?

R. 11 y fut de retour le 27 septembre 1653, avec une recrue de cent hommes, levée dans l’Anjou, le Maine, le Poitou et la Bretagne.

D. Quand Ville-Marie devint-elle réellement colonie?

R. Ville-Marie ne devint une colonie au’après l’arrivée de la recrue dont on vient de parler.

D. Quel fut le successeur de M. de Lauson dans le gouvernement du Canada ?

R. Ce fut le vicomte d’Argenson. Il n’arriva à Québec que le 11 juillet 1658.

D. Quelle nouvelle recrue d'ouvriers évangéliques avait précédé, au Canada, M. d'Argenson ?

R. Quatre ecclésiastiques pour la mission de Ville- Marie, envoyés par le vénérable M. Olier, fondateur

‘du Séminaire de Saint-Sulpice.

D. Qu'apprit M. d’Argenson, le lendemain de son arrivée à Québec ?

KR. Il apprit que des Algonquins venaient d’être massacrés par les Iroquois, sous le canon du fort.

D. Que tit alors M. d’Argenson ?

R. Il poursuivit les assassins, à la tête de 250 hommes; mais il ne put les rejoindre.

D. Quelle consolation reçut la colonie, au milieu de ces désastres ?

R. Ce fut l’arrivée à Québec, le 16 juin 1659, de Monseigneur François-Xavier de Laval-Montmorency,

en qualité de vicaire apostolique de la Nouvelle- France.

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