‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 33 sur 80 · DE MÉSY-—DR TRAOY · texte numérisé non relu

DE MÉSY-—DR TRAOY

| pres et de régler le commerce local, ainsi que toutes e

s affaires de police.

D. Comment le conseil devait-il être composé ?

R. Du gouverneur général, de l’évèque, de l'intendant, qui en était le président d'office, d'un procureurgénéral, d’un greffier en chef et de quatre conseilivrs, nommés par le gouverneur, l’'évèque et l’intendant.

D. Combien de cours de justice furent alors établies ?

R. Trois; une à Québec, une à Montréal et l’autre aux Trois-Rivières.

D. Par qui M. d’Avaugour fut-il remplacé ?

R. Par M de Mésy, qui arriva à Québec vers la mi-septembre 1663, avec Mgr. de Laval, plusieurs ofliciers de guerre et de justice, des troupes et une centaine de familles.

D. Que fit la compagnie de Montréal, cette même année ?

R. Elle céda la propriété de l’île de Montréal aux MM. du Séminaire de Saint-Sulpice; ces Messieurs y étaient établis depuis six ans.

D. Quelle fut la conduite de M. de Mésy ?

R. Bien que proposé au roi par Mgr. de Laval luimème pour gouverneur de la Nouvelle-France, il ne fut pas plutôt en place que, prètant l'oreille à ceux qui avaient abusé du faible de son prédécesseur, il parut un tout autre homme.

D. Comment secomporta-t-! mvers Mgr. de Laval et le Conseil Supérieur ? .

R. Il s'opposa à l’évêque en permettant la vente de l'eau de vie aux sauvages, comme l'avait fait son prédécesseur ; et, quelques conseillers lui ayant fait une légitime opposition, il les fit reconduire en France. On allait lui faire son procès, mais la mort fut plus prompte que la justice humaine.

D. Quelle fut la fin de M. de Mesy ?

R. M. de Mésy mourut à Québec le 5 mai 1665, après s'être réconcilié avec tous, ct avoir reçu les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie dans de grands sentiments de piété.

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HISTOIRE DU @ANADA. [1601

D. Quel personnuge fut, vers ce temps, envoyé dans la Nouvelle-France en qualité de. vice-roi ?

R. Ce fut le marquis de Tracy, lieutenant-général des armées du roi.

D, Quelle vtuit sa mission ?

R. Sa mission était ceile d'établir l’ordre dans la Nouvelle-France, et de réduire les [roquois.

D. Quand arriva-t-il à Québec ?

R. Le 30 juin 1665, avec quelques compagnies du

iment de Carignan, . Comment le marquis de Tracy fut-il reçu à Québec ?

R. Il fut reçu au milieu des acclamations et des cris de joie de la population entière, qui l’accompagna, au son des cloches, jusqu’à la cathédrale, où Mgr. de Laval, revêtu de ses ornements pontificaux, l’attendait a - milieu de son clergé.

D. Quel secours la colonie recut-elle de France, peu après l’arrivée du marquis de Tracy ?

R. Elle reçut le reste du régiment de Carignan, avec

M. de Salières, qui en était colonel.

D. Que portait en outre l’escadre ?

R. À bord de l’escadre se trouvaient M. de Courcelles, nommé gouverneur général du pays, M. Talon, intendant, avec un grand nombre de familles et d’artisans.

D. Quels furent les premiers soins du vice-roi, dès

u’il eut reçu les secours qu’il attendait ?

R. Ce fut de gurantir la colonie des incursions des [roquois.

D. Quels moyens prit-il ?

R. Il fit immédiatement constraire trois forts: le premier à Sorel, le deuxième à Ro et le troisième à Sainte-Thérèse.

D. Que fit, au printemps, le vice-roi, bien résolu de montrer aux [roquois qu'on était en état de les punir de leurs insultes et de leur pertidie ?

R. Il marcha contre eux à la tête de 600 soldats du régiment de Carignan, d'un pareil nombre de Cana. diens et d’une centuine de saivages.

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D. Que firent les [roquois à l'approche des Français?

R. Effrayés, ils abandonnèrent leurs villages, et allèrent so mettre à couvert dans des lieux où il ne fut pas possible de les atteindre.

D, Quel fut le dernier acte d'autorité du marquis de Tracy, avant de repasser en France ?

à. Ce fut d'établir la compagnie des Indes Occidentales dans tous les droits de celle des Cent-Asgocics.

D. Quel arrêt le Conseil Supérieur rendit-il en septembre 1667 ?

R. Le Conseil Supérieur arrèta que les dimes ne seraient levées qu'au vingt-sixième, et qu'ellesseraient payées en grains.

D. Quel obstacle rencontrait-on à la conversion de la plupart des Sauvages ?

k. La traite de l'eau-de-vie fut toujours le principal obstacle à la conversion des Sauvages : elle paralysuit partout les travaux des missions; et les Iroquois pouvaient la faire librement avec les Anglais et les ot. landais.

D. Qu'est devenu le régiment de Carignan ?

R. Quelques compagnies retournèrent en France; mas la meilleure partie du régiment se fixa dans le pays, principalement sur les bords de la rivière Richelieu ou des Lroquois.

On accorda aux officiers de grandes seigneuries que les soldats occupèrent en qualité de censitaires.

D. Quel établissement fonda Mgr. de Laval en 1668 ?

R. Un petit séminaire à Québec; il y avait déjà établi le grand séminaire, cinq ans auparavant.

D. Quelle conduite tint M. de Courcelles, à l'égard de trois soldats francais qui avaient enivré et ensuite tué un chef iroquois ?

R. [I fit casser la tête aux assassins, en présence des Iroquois qui étaient venus se plaindre au gouverneur.

D. Quelle maladie vint alors ravager le nord du Canada ?

| 1673 A4 R. La petite vérole, appeiée aussi picottle, qui acheva R. f de dépeupler ces vastes contrées. D À D. En quelle année Québec fut-il érigé en évêché1 lp 14 R. En l’année 1670. R :@ D. Quel en fut le premier évêque évoc 14 R. Mgr. de Laval qui, jusqu'alors, n'était qu'évêque l'au | in partibus de Pétrée, et vicaire apostolique du Canada, de-1 Mer. de Laval ne reçut ses bulles qu’en 1674. Les

D. Quels religieux arrivèrent à Québec au mois D

d'août 16707 dt

R. Quatre Pères Récollets. R

D. De quel personnage étaient-ils accompagnés? don

à De M. Perrot, qui venait au Canada comme de o

gouverneur de Montréal, en remplacement de M. de L

Maisonneuve, qui avait demandé à se retirer. et d

D. Quelle était la conduite de la population de R

Montréal vers le mème temps ? lake

R. “Toute l’île de Montreal, ditle Père Charlevoix, la 1

ressemblait à une comrannauté religieuse, parce que, dès /e commencement, on avait eu un soin particulier de n’y recevoir que des habitants d’une conduite exemplaire. ”

D. Quel dessein conçut M. de Courcelles, pour opposer une nouvelle barrière aux Iroquois ?

k. Il conçut le dessein de bâtir un fort à un endroit nommé Cataracoui. C’est aujourd’hui Kingston.

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