‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 36 sur 80 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

De la seconde administration de M. de Frontenac, à la paix de Ryswick (1689-1697).

D. Quel fut le successeur du marquis de Denon: ville ?

R. Ce fut le comte de Frontenac, qui arriva à Québec, le 12 octobre 1689.

D. Où alla le comte de Frontenac, le 27 du même mois ?

R. Il alla à Montréal, qui venait d’être ra*agé par les [roquois.

D. Que fit le nouveau gouverneur à la nouvelle de l'ordre donné par M. de Denonville, de raser le fort de Frontenac ou Cataracoui ?

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R. Il fit préparer en toute diligence un convoi de vingt-cinq canots, pour porter le contre-ordre au commandant de Varennes.

D. La campagne de 1689 fut-elle malheureuse dans toutes les parties de la Nouvelle-France ?

R. Non; car les Abénaqui;, alliés des Français, firent subir aux Anglais, dans l’Acadie, un échec assez humiliant; et d’'[berville et ses compagnons soutinrent l'honneur du drapeau français dans la baie d'Hudson.

D. Que fit le comte de Frontenac pour se conformer aux intentions de Louis X°V ?

R. Il porta la guerre dans la Nouvelle-York et dans l1 Nouvelle-Angleterre, dans l'hiver de 1689-90.

D. Comment divisa-t-il l'expédition ?

R. En trois partis, qui tombèrent sur les Anglais

ar trois endroits à la fois.

D. Quel fut le succès de cette expédition?

R. Les Français eurent plusieurs avantages sur ies Anglais et s’'emparèrent de plusieurs forts.

D, Quel effet produisirent ces incursions dans la Nouvelle-York et dans la Nouvelle-Angleterre ?

R. Loin d’intimider les habitants de ces provinces, elles les portèrent à faire des efforts vigoureux pour chasser les Français du Canada.

D. Que firent les colonies anglaises en 1690 ?

R. Ellesarmèrent une flotte de sept vaisseaux qu’elles confièrent au chevalier Phipps. Cette flotte fit voile pour l’Acadie et s’empara de Port-Royal, de la Hève, de Chedabouctou et de presque tous ies postes que les Français y avaient.

D. Que firent encore les colonies anglaises la même année 1690 ?

R. Elles mirent en mer une seconde flotte de 35 voiles, portant 2000 hommes de débarquement, sous le commandement de l'amiral Phipps, pour faire la conquête de toute la Nouvelle-France.

D. Quand la flotte ennemie purut-elle devant Québec ?

R. Kile y parut le 16 octobre.

D. Comment y fut-elle reçue ?

R. Elle y rencontra une si vigoureuse résistance, qu'après quatre jours de bombardement, elle dut re.

brousser chemin, après avoir perdu 600 hommes, 10 vaisseaux et beaucoun de canons et de munitions de guerre.

D. Quel mouvement les Anglais devaient-ils opé. rer, pendant que la flotte ferait le siége de Québec?

R. Le général Winthrop, à la tête de 3000 Anglais et Iroquois, devait attaquer Montréal; mais la tenta. tive échoua.

D. Que firent les Iroquois pendant l'été de 1690?

R. Ils firent plusieurs incursions dans la colonie, et tuèrent un grandi nombre &’habitants et de soldats avec plusieurs officiers de mérite.

D. Quelle mission recut le sieur de Courtemanche, après le revers de la flotte anglaise devant Québec?

R. Il reçut la mission d'aller en informer les Hurons et les Outaouais, afin de ranimer leur esprit guerrier.

D. Que se passa-til au commencement de mai 1691?

R. Mille Iroquois vinrent établir Leur camp à l’embouchure de la rivière des Outaouais; et, de là, se répandirent dans les environs de Montréal.

D. Que fit M. de Cälliôres, gouverneur de Monttréal ?

R. Il assembla sept à huit cents Sauvages qui, joints aux Français, soutinrent une rude attaque à la Prairie de la Madeleine, et parvinrent à mettre l’ennemi en pleine déroute.

D. Que fit une escadre anglaise de cinq vaisseaux, en septembre 1692 ?

R. Elleattaqua Plaisance, dans l’île de Terreneuve, qui n'avait que 50 hommes de garnison, avec un mauvais fort et aucune munition. La canonnade dura cinq heures, mais avec si peu de succès que l’escadre dut renoncer à son entreprise.

. D. Quel succês eurent les Anglais, au printemps de 1693, dans la baie d'Hudson ?

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R. Trois de leurs navires s'emparèrent du fort Sainte-Anne, qui n'était défendu que par cinq hommes, auxquels on fit l'honneur d'en opposer quarante.

D. Quel succès eurent les Français, dans la baie d'Hudson, en 1694 ?

R. D’Iberville, accompagné de ses deux frères Sérigny et Châteauguay, et de 120 Canadiens, enleva aux Anglais le fort Nelson.

D. Que firent les Iroquois en 1695 ?

R. Ils pénétrèrent dans la colonie par plusieurs

oints.

D. Qu’entreprit M. de Frontenac, au printemps de 1696 ?

R. Il entreprit une grande expédition contre les Iroquois.

D. Que firent les Iroquois, à l'approche des Français ?

R. Ils se retirèrent dans les bois.

D. Pendant que M. de Frontenac ravageait le pays des [roquois, que se passait-il en d’autres lieux de la Nouvelle-France ?

R. D'Iberville enlevait aux Anglais un vaisseau de 24 canons, sans perdre un seu; homme, et leur prenait, par capitulation, le fort de Pemquid.

D. De l’Acadie, où alla d’Iberville ?

R. Il alla à Terreneuve, où il enleva aux Anglais le fort et la ville de Saint-Jean, avec presque tous les postes qu’ils avaient dans l'ile; et fit, avec une poi gnée de braves Canadiens, six ou sept cents prisonuiers,.

D. Où se rendit d’Iberville, à son départ de l'ile de Terreneuve ?

R. Il se rendit à la baie d'Hudson, où, sur un vaisseau de 50 canons, il eut à se battre contre trois vaisseaux anglais, dont un était plus fort que le sien, et les deux autres portaient chacun 32 canonx.

D. Quels succès eut d’'Iberville ?

R T1 coula à fond le plus gros vaisseau, s’empara d’un autre et obligea l'autre de prendre la fuite.

D. Quel projet avait été communiqué, vers ce même

temps, par la cour de France, à M. de Frontenac?

R. Celui de s'emparer de toute la Nouvelle-An. gleterre; mais il échoua. .

D. Qu'est-ce qui vint mettre un terme aux hostilités avec la Nouvelle-Angleterre ?

R. La paix de Ryswick, qui venait d’être conclue entre les puissances de l’Europe, à la fin de l’année

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