‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 38 sur 80 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De la paix d'Utrecht, à celle d'Aix-la-Chapelle (1713-1748).

D. A quoi songea-t-on, aussitôt après la cession de l'Acadie à l’Ansvleterre ? |

R. On songex à fonder dans l’île du Cap-Breton, appelée dès lors I[le-Royale, un établissement solide avec une ds fortifiée, ayant un bon hâvre.

D. Quel nom donna-t-on à la ville qui s’y éleva bientôt ?

R. On l’appela Louisbourg.

D. Que fit le marquis de Vaudreuil, en 1714?

R. De concert avec M. Begon, intendant du C: nada, il s'occupa du soin de fortifier et de peupler la colonie.

D. Quel bien la paix procura-t-elle à la colonie ?

R. Elle permit au gouverneur général de faire continuer, en 1720, les fortifications de Québec, d’après les plans de M. Chaussegros de Léry.

D. Que firent les Anglais, au mois d'août 1724 ?

R. Deux cent quatre-vingts d’entre eux, soutenus par une bande d’Iroquois, tombèrent, vers trois heures da matin, sur un village d’Abénaquis, et tuèrent hommes, femmes et enfants.

D. Quel accident arriva-t-il, en 1725, à un vaisseau français, appelé le Chameau, qui venait à Québec ?

R. Ce vaisseau, qui avait à son bord 250 passagers, se brisa sur l4 côte de l’Ile-Royale, près de Louisbourg, et tout l'équipage périt.

D. Quelle perte la colonie fit-elle la même année?

R. Elle perdit M. de Vaudreuil. Il mourut le 10 octobre, apres avoir gouverné le Canada 21 ans.

D. Par qui M. de Vaudreuil fut-il remplacé tempo. rairement ?

R. Par M. de Longueuil, gouverneur de Moutréal

IMSTOIRE DU CANADA. [1745

D. Quel fut le successeur du marquis e Vaudreuil dans le gouvernement de la Nouvelle-France ?

R. Ce fut le murquis de Beauharnais. Il arriva À Québec vers la tin d'août 1726, avec le nouvel inten. dant, M. Dupuy, qui venait remplacer M. Begon.

D. Quelle autre perte le Canada eut-il à déplorer en 1727?

R. Celle de son second évêque, Mgr. de St, Valier, qui mourut à l'Hôpital-Général de Québec.

D. Quel fut le successeur de Mgr, de St. Valier?

R. Ce fut Mgr. de Mornay, son coadjuteur.

D. Que fit Mgr. de Mornay, alors en France, et ne

ouvant so rendre dans son diocèse à cause de ses infirmités ?

R. Il obtint pour coadjuteur Mgr. Dosquet, qui fut sacré sous le titre d’évèque de Samos, et qui, quatre ans plus tard, devint évèque de Québec, par la démis sion de son titulaire.

D. Que fit M. de Beauharnais, en 1728?

R. Il porta la guerre :hez les Outagamis, qui con. tinuaient leurs pilliges e: ;aurs assassinats contre les Sauvages alliés des Français.

D. Que trouva sa petite armée à son arrivée chez les Outagamis.

R. Elle trouva le pays désert, les Sauvages s'étant sauvés. Après avoir brûlé les cabanes des Sauvages, et démoli leurs forts, l’armée revint en Canada.

D. Que fit le marquis de Beauharnais, en 1731 ?

R. 1] fit ériger une forteresse : la Pointe à la Chevelure, sur le lac Champlain, pour barrer le chemin aux Anglais.

D. Quelle maladie ravagea la colonie, en 1733 ?

R. Ce fut la petite vérole.

D. Qu'arriva-t-il de remarquable dans la colonie, de 1733 jusqu’au siége de Louisbourg, en 1745 ?

R. Il ne s’y passa aucun événement de haute importance.

Dans l’ouest, cependant, les frères de la Verendrye rent de grandes découvertes; ils atteignirent les

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montagnes Rocheuses, en 1743, après douze années de voyages et de fatigues incroyable,

D. Que fit Mgr. Dosquet, absent de son diocèse depuis plusieurs années, et dont la santé était chancelante ?

R. Il donna sa démission, le 25 juin 1739.

D. Quel fut son successeur ?

R. Ce fut Mgr. de l’Auberivière, qui mourut à Québec, le 20 août 1740, huit jours après son arrivée, victime des soins qu'il avait prodigués aux malades, pendant la traverseo,

D. Par qui fut-il remplacé ?

R. Par Mgr. Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand, qui arriva à Québec le 30 août 1741.

D. Quel fut le principal évérement de l'année 1745 ?

R. Le siège de Louisbourg et la reddition de cette

lace aux Anglais.

D. Quelle etait la force de l'expédition contre Louisbourg ?

R. La flotte expéditionnaire, sous les ordres du commodore Warren, était composée de quatre vaisseaux de guerre et d’un grand nombre de transports portant 4000 soidats.

D. Que fit le gouvernement français, en apprenant la prise de Louisbourg ?

R. Il envoya, au mois de juin 1746, une flotte considérable, sous le commandement du duc d’Anville, pour reprendre cette ville et le Cap-Breton.

D. Cette expédition réponditelle à la fin qu'on s'était proposée ?

R. Non; car ia flotte avait à peine perdu de vue les côtes de France, qu'elle fut assaillie par uae tempête qui sépara les vaisseaux les uns des autres, de sorte que le duc d’'Anville n’arriva à Chibouctou (Halifax) qu'au bout de trois mois, et avec sept vaisseaux seulement. |

D. Le duc d’Anville, étant mort d’apoplexie quatre jours après son arrivée à Chibouctou, qui est-ce qui prit le commandement du reste de Ia flotte ?

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R. Ce fut M. d’Estourmel, qui se perça de son épée quelque temps après, dans un accès de fièvre chaudo,

D. Qu'avait décidé M. de la Jonquière, qui avait remplacé M. d'Estourmel ?

R. Le nouveau commandant avait décidé d'aller attaquer Port-Royal; mais ayant eu avis qu'une escadre était partie d'Angleterre pour l'Amérique, il se hâta de mettre à la voile.

D. Qu'éprouva-t-ii peu après ?

R. Arrivé près dn cap Sable, une tempête dispersa le peu de vaisseaux qu'il avait sous son commande. ment, et le contraignit de retourner en France.

D. Que firent les Anglais, après le désastre arrivé à la flotte francaise ?

R. Ils allèrent attaquer M. de Ramsay à Beaubassin; mais le 11 février 1747, ils furent complètement battus, et obligés de se rendre à discrétion à une poignéa de Canadiens et de Sauvages.

D. Quelle résolution prit le gouvernement francais, malgré le mauvais succès de la première expédition contre Louisbourg ?

R. Il résolut de faire de nouveaux efforts pour re prendre cette ville et tout ce qu’il avait perdu en Acadie.

D. À qui fut confiée la nouvelle flotte qu’on venait POUR ‘4

R. Au marquis de la Jonquière, nommé, en 1741, gouverneur général de la Nouvelle-France, en remplacement de M. de Beauharnais.

D. Quelle fut l'issue de cette seconde expédition?

R. La flotte, qui était composée de trente transports chargés de troupes et de provisions, et de six vaisseaux de ligne, fut rencontrée sur les côtes de la Galice, Espagne, par une flotte anglaise de dix-sept vaisseaux de ligne. M. de la Jonquière se battit héroiquement; mais la disproportion des forces le contraignit bientôt d’abaisser ses pavillons.

D. Par qui le Canada fut-il administré, durant la captivite de M. de la Jonquière ?

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