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MIMYOIRE DU CANADA. [1768 place, qui ne comptait que 5600 hommes, tant soldats que miliciens et Sauvages, avait lutté avec une incroy. able énergie contre plus de 12000 soldats et marins, sous les ordres du général Amherst et de l'amiral Boscawen.
D. Par quelles forces était gardé le fort Frontenac, quand les Anglais s’en emparèrent ?
R. Ce fort n'était gardé que par 70 hommes «ous les ordres de M. de Noyan; aussi dut-il se rendre au bout de deux jours au colonel Bradstreet, qui l’atta. quait avec 3000 hommes.
D. Comment les Français perdirent-ils le fort Duquesne ?
R. M. de Ligneris, qui y commandait, se voyant menacé par une armée de 6000 hommes sous les ordres du général Forbes et du colonel Washington, brüla le fort, et se retira avec sa garnison dans celui de Machault.
D. Les Français furent-ils un peu dédommagés des pertes qu’ils venaient de faire ?
R. Oui; car, avec 3600 hommes, Montcalm défit à Carillon,le 8 juillet de cette même année, 16000 Anglais commandés par Abercromby.
D. Quel fut le plan de campagne de l'Angleterre, pour l’année 1759 ?
R. Informée de la détresse du Canada, l'Angleterre résolut de l’attaquer de nouveau par trois points dif. férents.
D. Quelle force pouvait opposer le Canada aux 40000 hommes, soutenus par 20000 de réserve dont disposaient alors les Anglo-A méricains ?
R. Le Canada n'avait à leur opposer que 5500 soldats, les milices et quelques bandes Sauvages.
D. Quand parut la flotte de Wolfe devant Québec ?
R. Elle y parut le 27 juin.
D. Qu'avait-on fait pour la défense de Québec, en apprenant l'approche de cette flotte ?
. On avait couvert la place par une suite de retranchements, sur toute la côte de Beauport, depuis
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la ville jusqu’au saut de Montmorency. L'armée y prit position.
D. Quelle était la force de l’armée francaise ?
R. Elle était d'environ 12000 hommes dont 3500 réguliers. Le reste se composait de milices et de Sauvages. La garnison de la ville, formée de ses habitants, ne dépassait pas 650 hommes.
D. Où Wolfe débarqua-t-il une pa‘tie de ses troupes ?
R. Il les débarqua au bout de l’île d'Orléans; puis il envoya un détachement sur les hauteurs de la pointe Lévis pour bombarder la ville, et un autre à la côte du nord. |
D. Que fit Wolfe pendant le bombardement de la ville ?
R. Il envoya des détachements çà et là pour ravager les campagnes; mais ces dévastations n’avançaient pas cependant le but de la guerre.
D. Quel parti prit Wolfe, voyant qu’il ne pouvait réussir à faire sortir les Français de leurs retranchements et qu'Amherst, qui devait le rejoindre par la voie du lac Champlain, ne paraissait pas ?
R. Il résolut de commencer l'attaque.
D. Quel fut le résultat de l'attaque dite de Montmorency ?
R. Le général Wolfe fut repoussé aveo une perte de 600 hommes.
D. Que se passait-il dans le même temps du côté du lac Champiain et des grands lacs ?
. Les Français y perdaient successivement les forts Carillon, Saint-Frédéric et Niagara.
D. Voyant la saison avarcée, et désespérant de pouvoir forcer les Français, quelle résolution prit le général Wolfe ?
R. Il résolut d'essayer de combattre le marquis de Montcalm dans une position moins avantageuse.
D. Quel mouvement opéra-t-il ?
R. Il remonta le fleuve jusqu’au Cap-Rouge. Dans la nuit du 12 septembre, il débarqua ses troupes à
l'improviste dans l’anse du Foulon, gravit les falaises,
HISTOIRE DU CANADA. (1750 et, le 13 au matin, les rangoa en bataille sur les plaines d'Abraham.
D. Que fit Montcalm, en renear cette nouvelle ?
R. Il accourut aussitôt de Beauport avec 4500 tom. mes. Emporté par une précipitation funeste, il ré. solut, malgré tous les avis contraires, d'attaquer les Anglais qui étaient deux contre un; ceux-ci restè. rent maîtres du champ de bataille et s’y fortifièrent. Wolfe et Montcalm tombèrent blessés mortellement durant l’action.
D. Où l’armée vaincue se retira-t-elle, après la ba taille des plaines d'Abraham ?
R. Elle traversa la ville de Québec et la rivière Saint-Charles, et rentra, en grande partie, dans le camp de Beauport.
D. Quelle conduite tint M. de Vaudreuil, après cette désastreuse journée ?
R. Il assembla un conseil de guerre, pour aviser aux moyens qu’il convenait de prendre dans les circonstances où l’on se trouvait, et il y fut décidé qu'on se retirerait à la rivière Jacques-Cartier.
D. Que fit le chevalier de Lévis, en apprenant le résultat de la bataille des plaines d'Abraham ?
R. Il partit en toute hâte pour la rivière Jacques- Cartier, où il arriva le 17 septembre, et prit le commandement de l’armée.
D. Quelle représentation fit-il au gouverneur ?
R. Il lui représenta qu'il fallait ou brûler la ville, ou, par une victoire prompte, l'empêcher de tomber au pouvoir de l'ennemi.
D. Quelle douloureuse nouvelle apprit-il, comme £on avant-garde allait traverser la rivière St. Charles?
R. Il reçut la nouvelle de la reddition de Québec.
M. de Ramezay, qui y commandait, avait capitulé la veille, malgré les espérances certaines d’un secours prochain, et, avant même qu'il y eût une seule batterie de dressée contre la place. M. de Lévis ne put contenir son indignation.
D. Que fut-il stipulé par la capitulation ?
R. Il fut stipulé que la garnison sortirait avec les honneurs de la guerre et serait embarquée aussi conve-
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