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uiétude. Des murmures, sourds d’abord, éclatèrent ientôt dans toutes les classes.
D. Que fit Murray, pour calmer l'agitation des esprits ?
R. Il permit l'usage des lois françaises dans les causes relatives à la propriété immobilière.
D. Que dut encore faire Murray pour se confnrmer à une autre partie de ses instructions ?
R. Il convoqua une assemblée des representants du peuple; mais les Canadiens ayant refusé de prèter le serment du test, comme contraire à la foi catholique, cette assemblée ne siégea point.
D. Que tirent les représentants anglais, mécontents ?
R. Le gouverneur n’ayant pas voulu les laisser procéder seuls aux affaires, ils s'irritèrent à tel point qu’ils l’accusèrent de favoriser les catholiques. Ils réussirent mème à le faire rappeler en Angleterre.
D. Par quoi fut marquée l'administration de Mur. ray Ÿ
R L'administration de Murray fut marquée par le soulèvement des Sauvages de l'Ouest, ayant à leur tète Ponthiac, chef distingué des Outaouais et ennemi de la puissance britannique.
D. Quel fut le résultat de ce soulèvement ?
R. Les Anglais perdirent tout d’abord un grand nombre de leurs places furtifiées, près des grands lacs ; mais les Sauvages ayant été battus à Bushy-Run, près Pittsburg, et ayant éprouvé plusieurs autres échecs, demandèrent la paix, qui leur fut accordée à Chouaguen, en 1766.
D. Quel objet surtout occupait alors la population canadienne ?
R. L'arrivée du nouvel évêque de Québec, Mgr. Jean Olivier Briand, qui s'était fait sacrer en France.
D. Par qui le général Murray fut-il remplacé ?
R. Par le général Carleton, en 1766.
D. Que fit le général Murray, à son arrivée à Londres ?
R. Il mit devant les yeux des ministres le recen-
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