‹ Catéchisme politiqueChapitre 30 sur 233 · LE SUICIDE · texte numérisé non relu

LE SUICIDE

D. Puisqu'on pouvait tuer autrui, on pouvait sans doute se tuer soi-même.

R. A plus forte raison. Les esclaves, les enfants, les femmes, appartenaient à l'homme libre ; l'homme libre s'appartenait à lui-même: rien n'appartenait à Dieu. L'homme pouvait disposer de lui-même et mettre fin à ses jours dès qu'il éprouvait le moindre dégoût, la moindre satiété de la vie ; le suicide était universellement répandu. On allait chez le médecin se faire empoisonner: le poison formait une branche importante du commerce. Sous le règne de Néron, on voyait dans les rues de Rome des marchands qui vendaient des aspics, recueillis dans les sables brûlants de la Libye, pour les amateurs qui voulaient mourir comme Gléopâtre.

Toutes ces infamies étaienl autorisées par les législateurs et par les sages, par les Socrate, les Platon, les Aristote, les Cicéron, génies d'ailleurs admirables en d'autres points.

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