‹ Catéchisme populaire de la lettre encyclique de notre T. Saint-Père Léon XIII [microforme]Chapitre 19 sur 28 · LES DROITS DE TOUS DOIVENT ÊTRE RESPECTÉS · texte numérisé non relu

LES DROITS DE TOUS DOIVENT ÊTRE RESPECTÉS

» 980 Que demande le salut public et privé ?

RE Il demande que l'ordre et la paix règnent partout ; que la. vio domestique soit réglée: d'après: les-commarndements de Dicu.

PEN Ve

ot la loi naturelle; que la religion soit honoréo ot observée ; que l'on voie fleurir les mœurs publiques et privées ; que jamai: une classe n’opprime l’autre impunément ; qu'il croisse de robustes générations capables d'être le soutien et le rompart de la patrie.

940 Quels sont les cas dans lesquels il faut, dans de certaines limites, absolument appliquer la force et l'autorité des lois ?

R. Ces cas sont lorsqu'il arrive : 10 Que les ouvriers menncont la tranquillité publique, en abandonnant ou suspendant le travail par les grèves ; 20 que les lions naturels de la famille se relâchent parmi les travaillours; 80 Qu'on foule aux picds la religion des ouvriers, en ne leur facilitant point l'accomplisement de leurs # devoirs envors Dieu ; 4° Que la promiscuité des sexes où d'autres excitations au vice, dans les usines, constituent un péril pour la moralité ; 5° Que les patrons écrasent les travailleurs sous le poids de fardeaux iniques ou déshonorent en eux la personne humaine par des conditions dégradantes ; 6° Qu'ils attentent à leur santé par un travail excessif et disprop-rtionné à leur âge ot à lour sexe.

95° Dans quelle mesure est-il alors permis d'appliquer les lois ?

R, Dans tous ces cas, les lois ne doivent rien entreprendre audelà de ce qui est nécessairo pour réprimer los abus et écarter les obstacles.

960 Tout en assurant les droits de tous les citoyens sans exception, lorsqu'il s'agit do la protection des droits privés, l'Etat ne | doit-il pas se préoccuper spécialement d'une certaine classe ? (2

R. Oui, il doit se préoccupor spécialement de la classe des

faibles et des indigents, et être la providence des travailleurs qui appartiennent à la classe pauvre en général.

DU RESPECT DU À LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE; DES ATTEINTES À LA LIBERTÉ DU TRAVAIL

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d'enlover de force le bien d'autrui et d'envahir les pronriétés étrangères, sous le pretexte d'une absurde egalité, choses que la justice condamne et que l'interêt commun répudie, .

98 Les ouvriers désireux d'améliorer leur sort par les moyens hounètes, forment-ils la majorité ?

R. Ils forment la très grande majorité; mais combien n’en tompte-t-on pas qui mettent tout en œuvre pour exciter des tumultes et ontruiner à la violence ?

990 Quel est alors le devoir de l'autorité publique ?

R. Son devoir est alors d'intervenir, de mettre un frein aux exciiations des meneurs, de protéger les mœursdes ouvriers contre los artifices de la corruption, et les légitimes propriétés contre le péril de la rapine,

100 À quoi un travail trop prolongé ou trop pénible et un salaire trop faible donnent.ils souvent lieu ?

R. Ils donnent souvent lieu à ces chômagos voulus et concertés qu'on appelle grèves,

1019 Quels sont les conséquences de ces chômages ?

R. Non seulement ils tournont au détrimont des patrons et des ouvriers, mais ils entravent le commerce, nuisent ‘aux intéré:s généraux do la société, et comme ils dégenèrent facilement en violences et on tumultes, ils compromettent aussi la tranquillité publique,

102 À qui appartientil de porter romèdo à uno plaie si commune et si dangereuse ?

R. Cette tâche appartient au pouvoir public; mais il vaut encore mieux que les lois prévionnent ce mul en écartant sagement toute cause de confit entre les patrons et les ouvriers.

L'ÉTAT DOIT FAIRE MÉNAGER AUX TRAVAILLEURS LES MOYENS DE PERFECTIONNER LA VIE DE L'AME

:103° La vie du corps est-elle le dernier but do notre existence ?

R Non ; : elle n’est qu'un moyen pour arriver à la perfection À de la vie de dire qui porte gravée en elle l'image ot la ressem.

blance de Dieu, et qui est le siège de la souveraineté dont l'h:mme fut investi quand il reçut l'ordre de s’assujettir la nature inférieure et do mettre à son service les terres et les mers,

104° A ce point de vue, tous les hommes sont-ils égaux ?

R. A ce point de vue, riches et pauvres, maîtres et serviteurs, princes et sujets sont égaux ? h mr M 105° Estil permis de violer impunément cette dignité do 4 1e l'homme, et l'empêcher de marcher à sa perfection ?

R. Ceïa n’est permis À personne,

1060 N'est-il pas du moins loisible à l’hommede dérogér de luimême à la dignité de sa nature ou de vouloir l’asservissement do son âme ? |

R. Non, caril ne s'agit pas de droits dont il a la libro disposition, mais de devoirs envers Dieu qu’il doit religicusement, remplir.

1070 Que découle-t-il de ce principe ?

4 R. La nécessité du repos et la cessation du travail aux jours du Seigneur.

108° Que doit-on entendre par co repos ?

R. Un repos sanctifié par la religion, et non pas une plus large 14 part fuite à l'oisiveté, où un chômage fauteur do vices et dissipateur des salaires.

1090 Quel est le caractère et la raison du repos du septième jour commandé par Dieu? |

R. C'est do retirer l'homme des labours ot des soncis dé la vie quotidienne, de, l'élever aux grandes pensées du ciel, @t de l'inviter à reudré à Dieu le tribut d'adoration qui lui esv dü,

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