LA RELIGION FONDEMENT DE TOUTES LES ASSOCIATIONS
1420 Quels doivent êti les statuts et règlements de toutes les k { associations ?
R. Nous ne croyons pas qu’on puisse donner de règles certaines ot précises pour en déterminer le détail. Tout dépend d'une foule de circonstances de temps et de liou, qu'il faut peser mûrement, et tout ce que l’on peut dire, en général, c’est que l'on doit prendre pour règle universelle et constante d'organiser et de gouverner les corporations de façon qu'elles fournissent à chacun de leurs mombres le plus grand accroissement possible des biens du corps, de l'esprit et de la fortune,
143 A quel objet principal faut-il viser avant tout ? |:
R. Au perfectionnement moral et religieux de l’ouvrier, en ex- "2 citant en lui l'esprit de piété, en le rendant surtout fidèle à l'ob- , servation des dimanches et jours de fêtes, en lui apprenant à res- | pecter ct à aimer l’Église, à obéir à ses préceptes ot à fréquenter les sacrements, qui purifient et sanctifent.
144 Comment déterminer les relations mutuelles des membres pour obtenir la paix et la prospérité de toute société ? !
KR, Il importe grandement pour cela : 1° que les charges soient distribuées avec intelligence et clairement définies ; 2° quo la masse commune soit administrée avec intégrité ; 3° qu’on détermine d'avance, par le degré d'indisence. de chaque membre, la mesure de secours à lui accorder ; 4° quo les droits ot les devoirs des patrons soient parfaitement conciliés avec les droits ot les devoirs des ouvriers, 5e que l'on pourvoio d'une manièro toute apéciale à ce que l'ouvrier ne manque jumais de travail; 6% qu'ii y ait un fonds de réserve: destiné À faire face, noë-seulemen: aus. accidents soudains et souvent irréparabies du travail industriel, mais encore à la maladie, à la viciliésse et aux coups le la mauvai-e fortune. : Il est désirable aussi que les stutnts mêmes de la socié'é chargent des hommes prudents et inteyres, tirés do son sein, de régler, en qualité d'arbitres, les réclamations qui pouvont s'élever dans. l'une ou l'autre classe,
1455 Comment sera résolue la question ouvrière ?
R. Elo sera résolue par la raison ou sans clle. Or, les ouvriers chrétiens la résoudront facilement par la rxison, si, unis on société et conduits par une direction prudente, ils entrent dans la voie où jeurs pères et leurs ancètres trouvèrent leur salut et celui des peuples. Quelle que soit la force des préjugés et des passions, il faudra que tôt ou tard la bienveillance publique sc tourne vers ces ouvriers, auxquels les sociétés catholiques peuvent être d’une merveilleuse utilité, si, hésitants, elles les invitent à venir chercher dans leur sein un remède à leurs maux, si repentants, cles les accucillent avec empressement et leur assurent sauvegarde et protection.