LIMITE ENTRE LA SOCIÉTÉ DOMESTIQUE ET LA SCCIÉTÉ CIVILE
17° Les droits de la société domestique eont-ils inégaux à ceux dela societé civile ?
R, Lo moins qua l'on pre dite, < c'est quo la société comique AU
sa conservation et une juste indépendance ; car elle est antérieure à le société civile, qui existe pour protéger les individus et non pour diminuer leurs droits.
18° C'est donc une grave erreur de prétendre que le pouvoir civil a le droit d’envahir arbitrairement le sanctuaire de la famille ?
KR. Cette prétention cat une grave erreur.
19° Mais ne se rencontre-t-il pas des Cas où le pouvoir civil peut ntervenir dans le sanctuaire de la famille ?
R. Oui, si une famille est dans une situation désespérée dont il lui est impossible de sortir seule ; ou bien si elle est le théâtre de graves violations de droits mutuels. Ce n’est plus alors usarper sur les droits des citoyens, mais au contraire c’est protéger ot défendre ces mêmes droits. À
20v A part us cas exceptionnels, le pouvoir civil a-t-il le droit d'intervenir ?
R. Jamais, L'autorité paternelle ne saurait être abolie, ni absorbée par l'Etat, car elle a sa source Ià où la vie humaine prend la sienne, ‘‘ Les jils sont naturellement quelque chose de leur père, par conséquent, ils doivent rester sous la tutelle des parents, jusqu’à qu’ils aient acquis l’usage du libre arbitre.”
210 Quelles seraient les conséquences de la substitution de la
providence de l'Etat à la providence paternelle ? .
E. A part l'injustice, ces conséquences seraient : la perturbation dans les rangs de l4 société, une insupportable servitude pour tous les citoyens, la norte ouverte aux jalousiés, aux mécontentements et aux discordes, le talent ét l'habileté privés de leurs stimulants, et, pour tout couronner, les richesses taries dans leur sourco, et l'égalité dans l’indigence et la misère.
. 229 Que reste-t-il donc bien établi par ce qui vient d'être ait ?
R. Il reste bien établi que le premier fondement à poser par tous ceux qui veulent sincèrement lo bien du nie c'est l'in-
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DE QUEL aus DOIT ÊTRE OHERCHÉ LE REMÈDE AUX MAUX DES ,? TRAVAILLEURS ?
23° Les efforts des gouvernants, des maîtres, dos riches ot des at | ouvriers, sont-ils suffisants par eux-mêmes pour remédier aux maux des travailleurs ? |
il R. Ce concours pout aider beaucoup, mais il est Impossible 4 de re remédier à ces maux sans fuiro appol à l'Eglise, qui puise dans ne REvangile des doctrines capables soit de mettre fin au conflit, soit er | au moins de l’adoucir ; qui s'efforce de régler en conséquence la vie
et los meurs d’un chacun; qui tend à améliorer le sort des classes :
pauvres par les institutions de bienfaisance ; qui désire ardem-
it ment que toutes les classes mettent en commun leurs force. our. &t À régler la question ouvrière, et qui estime enfin que les lo’s «! a’: torité publique doivent, avec mesure et sagesso, apporter à cotto.
solution leur part de concours. ;
à ! CONDITIONS DE LA VIE HUMAINE.
24° Quel est le premier principe à mettre en avant rolativepe mont aux conditions de la vie humaine ?
ER. C’est que chacun doit prendre en FRE sa condition.
soit élevé au même niveau ?
R. Cela est im possiblo, 260 D'où naît Pi D des conditions ? |
n ‘at-elle pas certains avantages L
AR. Cette inégalité tourne au JR ORSE nl PE car Ja vie sociale ne des fouet
230 Quel mobile porto les hommos à se partager ces fonctions ? R. C'est surtout l'inégalité de leurs conditions respectives,
29% Pourquoi le travail qui, dans l'état d'innocence, n’eût été
| qu'un exercice agréable, a-t.il été imposé à l’hoinme comme uno éxpiation ? ï
* R. A cause du péché : 4 La torre sera maudite à cause de ce que | vous avoz fit; et vous n’en tirerez de quoi vous nourrir pendant votre e qu'avec boaucoup do travail.” (Gen. HI, 17.)
. 80° Les autres calamités qui ont fondu sur l'homme à la suite du péché, auront-cllos une fin ?
R. Jamais ; elles accompagneront nécessairement l’homme jusqu'à son dernier soupir.
31° Quo faut-il penser de ceux qui prétendent abolir l'inégalité
. des conditions, et qui promettent :au pauvre une vie exempte de souffrances et do peine ? #
R, Ils trompent lo peuple et dréssent dos embñchos qui cachent les plus terribles calamités,
329 Quel cst donc le moillour parti à prendre ?
R. C'est de voir les choses tolles qu’elles sont, et de chercher aïileurs le remède capabie de soulager nos maux.