‹ Catéchisme positivist: ou, Sommaire exposition de la religion universelle enChapitre 36 sur 127 · ENSEMBLE DU DOGME · texte numérisé non relu

ENSEMBLE DU DOGME

La Femme. Dans notre second entretien, mon père, vous m'avez fait connaître l'Humanité. Dans les trois entretiens suivants vous m'avez appris le culte que nous loi devons. Je vous prie de m'exposer maintenant la ^ coordination systématique de Tensemble du dogme po. sUif autour d'une telle unité.

Le Prêtre. Vous devez, pour cela, renoncer d'abord, ma fille, à toute prétention d'unité absolue, extérieure, en un mot objective ; ce qui vous sera plus facile qu'à nos docteurs. Un tel vœu, compatible avec la recherche des causes, devient contradictoire à l'étude des lois, c'est-à-dire des relations constantes saisies au milieu d'une inamense diversité. Celles-ci ne comportent qu'une

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unité purement relative, humaine, en un mot subjective. En effet, les lois sont nécessairement multiples, d'après Timpossibilité notoire de faire jamais rentrer Tun dans l'autre les deux éléments généraux de toutes nos conceptions réelles, le monde et l'homme. Même quand on parviendrait à condenser chacune de ces deux grandes -études autour d'une seule loi naturelle, Tunité scientifique resterait interdite par leur inévitable séparation. Quoique le monde suppose Thomme pour être connu, il pourrait exister sans lui, comme cela survient peut-être chez beaucoup d'astres inhabitables. De même, l'homme dépend du monde, mais il n'en résulte pas. Tous les efforts des matérialistes pour annuler la spontanéité vitale en exagérant la prépondérance des milieux inertes sur les êtres organisés n'ont abouti qu'à discréditer cette recherche, aussi vaine qu'oiseuse, désormais abandonnée aux esprits anti-scientifiques.

Mais^ en outre, il s'en faut de beaucoup que l'unité objective puisse jamais s'établir dans le domaine intérieur de chaque élément général d'un tel dualisme. Les diverses 'branches essentielles de l'étude du monde ou de celle<de l'homme nous dévoilent une multitude croissante de lois différentes, qui resteront constamment irréduotibies entre elles, malgré les frivoles espérances quHnspira d'abord notre gravitation planétaire. Quoique la plupart soient encore ignorées, et que beaucoup doivent même l'être toujours, nous en avons assez constaté maintenant pour rendre inébranlable le principe fondamental du dogme* positif, l'assujettissement de tous les phénomènes quelconques à des relations invariables.

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