DEUXIÈME PARTIE. i
Ce principe fondamental vous fait d'abord sentir que rétude systématique de la société exige la connaissance préalable des lois géné];jiles de la vie. En effet, les peuples étant des êtres éminemment vivants, Tordre vital domine nécessairement Tordre social, dont Tétat statique et l'essor dynamique se trouveraient profondément altérés si notre constitution cérébrale, ou même corporelle, changeait notablement. Ici, le double accroissement de généralité et de simplicité devient pleinemeit irrécusable. C'est ainsi que la sociologie, instituée d'abord par la morale, institue, à soa tour, la BIOLO- GIE, qui d'ailleurs présente aussi des relations directes avec la science principale. Ne devant étudier la vie que dans ce qu'elle offre de commun à tous les êtres qui en jouissent^ les animaux et les végétaux forment son domaine propre, quoiqu'elle soit finalement destinée à l'homme, dont elle ne peut qu'ébaucher grossièiement la véritable étude. Ainsi conçue, elle apprécie judicieusement les fonctions corporelles d'après les existences oii elles se trouvent spontanément dégagées de toute complication supérieure. Quand cette institution logique l'expose à la dégénération académique en insistant trop sur des êtres ou dès actes insignifiants, la discipline philosophique doit la ramener au régime normal, sans jamais entraver une marche indispensable à ses recherches.
Entre ces trois premières sciences, il existe une telle connexité que le nom de la moyenne me sert à désigner leur ensemble, dans le tableau encyclopédique que j'ai composé (voyez le tableau B ci-contre) pour vous faciliter