‹ Catéchisme positivist: ou, Sommaire exposition de la religion universelle enChapitre 94 sur 127 · TROISIÈME PARTIE. M · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. M

serait d'ailleurs contraire à la nature profondément synthétique qui doit caractériser le sacerdoce positif. Afin de mieux exclure les tendances dispersives, il importe que chaque prêtre enseigne successivement les sept" degrés encyclopédiques. De là doit résulter, en outre, le précieux avantage social de développer, pendant cette longue initiation, des relations continues avec les mêmes élèves, qui lui seront ainsi redevables de toute leur instruction théorique. Une telle permanence facilitera beaucoup Faction ultérieure de notre sacerdoce sur Tensembie de la vie réelle.

Or^ des motifs semblables exigent aussi que les deux sexes puisent aux mêmes sources leur initiation systématique. Si le Grand-Prêtre de rHumanité ne change pas trop les résidences sacerdotales, tous les conflits domestiques se trouveront mieux apaisés par cette subordination personnelle des divers membres de la famille à des maîtres identiques^ Des prêtres qui ne parleraient qu'à Tun des sexes deviendraient socialement insuffisants, autre qu'ils le seraient d'abord inlellectuellement.

Là Femme. Maintenant, mon père, je conçois assez Tintluence sociale que le sacerdoce positif puisera naturellement dans le' digne accomplissement de son office fondamental. Néanmoins, je ne sais si cette seule base pourra lui procurer une suffisante autorité. Je vous prie donc de caractériser directement ses divers moyens généraux pour faire toujours prévaloir, autan que possible, Tharmonie universelle.

Le Prêtre. Tous doivent résulter, ma fille, de Ten-

semble de Téducation, Afin de les mieux apprécier, il faut considérer que le noviciat positif se termine par une année entièrement consacrée à la morale. Cette instruction finale sera toujours divisée en deux parties égales, Tune théorique, l'autre pratique. Dans la première, toutes les lois essentielles de notre nature se trouveront solidement fondées sur Tensemble des notions relatives au monde, à la vie, et à la société. Cette base permettra d'établir définitivement de véritables démonstrations envers les règles générales de conduite propres à chaque cas, personnel, domestique, ou civique. On y spécifiera tous les devoirs de chacune des quatre puissances nécessaires à la providence humaine. Ces déterminations finales, qui résument Téducation positive, comportent une grande efficacité, d'après la disposition morale des initiés, encore préservés des déviations inhérentes à la vie active.

L'ensemble de ces règles pratiques présente à chacun la double destination de diriger sa propre conduite et de juger celle d'autruî. Cette seconde application est mieux garantie que la première contre les passions perturbatrices, qui nous empêchent rarement d'apprécier les torts des autres, quelque aveuglement qu'elles nous inspirent envers les nôtres. Nul n'est moins disposé qu'un égoïste à tolérer l'égoïsme, qui partout lui suscite d'intraitables concurrents.

Il faut ainsi distinguer deux modes généraux dans la discipline spirituelle^ l'un direct, l'autre indirect. Le sacerdoce s'efforce principalement de modifier le coupable, en agiwssant d'abord sur son cœur, puis sur son

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