RÉSUMÉ DE LA THÉORIE CÉRÉBRALE
L'ensemble de ces dix-huit organes céréliraux constitue l'appareil nerveux central, qui, d'une part, stimule la vie de nutrition, et, d'une autre part, coordonne la vie de relation en liant ses deux sortes de fonctions cxlérieures. Sa région spéculative communique directement avec les nerfs sensitifs, et sa région active avec les nerfs moteurs. Mais sa région affective n'a de connexités nerveuses qu'avec les viscères végétatifs, sans aucune correspondance immédiate avec le monde extérieur, qui ne s'y lie qu'à l'aide des deux autres régions. Ce centre essentiel de toute l'existence humaine fonriionne continuellement, d'après le repos alternatif des deux moitiés symétriques de chacun de ses organes. Envers le reste du cerveau , l'intermittence périodique est aussi complète que céfte des sens et dos muscles. Ainsi , l'harmonie vitale dépend de la principale région cérébrale , sous l'Impulsion de laquelle les deux autres dirigent les relations, passives et actives, de l'animal avec le milieu.
! Posilivislc , page 133.
Auguste COMTE,
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malgré les impressions extérieures, il doit le dominer davantage quand celles-ci sont suspendues. On peut donc espérer que la théorie cérébrale conduira finalement à bien interpréter les songes, et même à les modifier, suivant le vœu prématuré de toute l'antiquité.
La Femme. Je ne pourrais, mon père, concevoir assez la théorie positive de la nature humaine, si, après m'avoir expliqué les relations générales entre le cœur, l'esprit, et le caractère, vous ne me faisiez pas connaître la décomposition systématique de chacun d'eux en fonctions vraiment irréductibles.
Te Prêtre. Elle résulte, ma fille, du tableau cérébral que voici {Ployez le tableau B, ci-contre). Il doit vous devenir aussi familier que notre tableau encyclopédique. Mais, quoiqu'il soit plus étendu, vous y trouverez moins d'embarras. Quiconque a suflfisam- .ment vécu, surtout dans votre sexe, doit bientôt sentir la réalité d'une telle analyse, qui, par sa nature , ne peut reposer que sur des observations à la portée de tous. Si des contemplations spéciales et difficiles étaient indispensables pour la vérifier, elle serait nécessairement vicieuse. Les grands efforts qu'exigea la construction de ce tableau ne sauraient aucunement affecter son usage, surtout chez les esprits préservés de notre éducation classique. Car ces difficultés tinrent moins à la nature du problème