XX CATÉCHISME POSITIVISTE
muiiication quelconque. Toutefois, afin déviter une laborieuse refonte, on se borne presque toujours à transmettre les pensées comme elles furent d'abord conçues; quoique ce mode grossier dcxposilion contribue beaucoup au peu d'eflicacité de la plupart des lectures. On réserve la forme dialogique, propre à toute vraie connnunication, pour expliquer les conceptions qui sont h la fois assez importantes et assez mûries. C'est pourquoi, de tout temps, l'enseignement religieux s'accomplit par voie d'entretien et non de récit. Loin d'indiquer une négligence excusable seulement envers les cas secondaires, cette forme, quand elle est bien instituée, constitue, au contraire, le seul mode d'exposition qui soit vraiment didactique : il convient également à toutes les intelligences. Mais les difficultés propres à la nouvelle élaboration qu'il exige y font justement renoncer pour les communications ordinaires. Il serait puéril de rechercher une telle perfection dans un enseignement qui n'offrirait point un intérêt fondamental. D'un autre côté, cette transformation didactique ne devient réalisable qu'envers des doctrines assez élaborées pour qu'on puisse nettement comparer les diverses manières d'exposer leur ensemble, et prévoir aisément les objections qu'elles devront susciter.
S'il fallait indiquer ici tous les principes généraux qui conviennent à l'art de communiquer, j'y carac-