‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 91 sur 115 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

31ais, quxind l'existence subjective a purifié Tintimité supérieure qui distingue l'épouse, celle-ci devient définitivement notre meilleure providence morale. Une seule année de digne mariage suffit pour procurer à la plus longue vie une source de bonheur r^ et de perfectionnement que le temps développe sans cesse, en l'épurant toujours à mesure que, les imperfections étant oubliées, les qualités ressortent davantage. Ainsi, sans lunion subjective qui résulte du veuvage , on supprimerait, l'action morale de la femme sur l'homme au moment même où doivent surgir ses principaux résultais, d'après la plénitude et la pureté qu'elle acquiert par la mort. Quand ce complément du mariage sera suffisamment apprécié, il fournira l'un des meilleurs caractères pratiques de la religion positive, d'après l'évidente incompatibilité d'une telle Institution avec le principe théologique.

La Femme. Foui achever de comprendre la constitution domestique, il me reste, mon père, à connaître ses conditions matérielles.

Le Prêtre. Elles résultent, ma fille, de sa destination morale et sociale. Le double office fondamental de la femme, comme mère et comme épouse, équivaut, envers la famille, à celui du pouvoir spirituel dans l'État. Il exige donc le même affranchissement de la vie active, et une pareille renonciation à tout corn-

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mandement. Ce double isolement est encore plus indispensable à la femme qu'au prêtre, pour conserver la prééminence atlective où réside son vrai mérite, moins susceptible que la supériorité mentale de résister aux impulsions pratiques. Toute femme doit donc être soigneusement préservée du travail extérieur, afin de pouvoir accomplir dignement sa sainte mission. Volontairement renfermée au sanctuaire domestique, elle y poursuit librement le perfectionnement moral de son époux et de ses enfants, dont elle y reçoit dignement les justes hommages.

Une telle constitution repose matériellement sur cette règle fondamentale, que le positivisme a seul systématisée , mais qui fut toujours pressentie par l'instinct universel : L'homme doit nourrir la femme. Elle équivaut à l'obligation de la classe active envers la classe contemplative, sauf la différence essentielle quant au mode d'exécution. Pour l'entretien du sacerdoce, le devoir reste purement collectif, et ne peut devenir individuel que dans des cas très-exceptionnels. C'est précisément l'inverse à l'égard des femmes, d'après la diversité des influences morales d'un côté domestiques, de l'autre universelles. Nourrie d abord par sou père ou ses frères, chaque femme l'est ensuite par son époux ou ses fils. A défaut de ces soutiens spéciaux, l'obligation du sexe actif envers le sexe affectif devient générale, et

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