N'y a-f-il pas aussi diverses classes sociales
— Les siècles passés distinguaient trois ordres ou états dans la nation, suivant les fonctions exercées par leurs membres : le clergé, qui enseigne la vérité et exerce le culte religieux ; la noblesse, qui défend le territoire et concourt aux fonctions principales de la vie publique; le tiers-état, voué à la production économique.
L'ancienne aristocratie a perdu ses privilèges et ses fonctions, mais il serait injuste de niécounailre
qu'elle avait im'rité pendant des siècles les faveurs de l'Etat par des services inappréciables,
La centralisation.
1 . N'est-il pas bon que toute la vie de la nation soit puissamment ce//tralisée à la capitale?
— Le pouvoir central commande aux divers éléments de la nation comme la tête commande aux membres du corps. Il n'est pas avantageux à la tête de commander à des membres grêles et épuisés. De même, il n'est pas bon pour l'État de n'avoir sous son autorité que des communes sans vie, des provinces sans initiative et sans activité, des corps d'Etats désorganisés. L'autorité centrale doit être entière, mais il est de son intérêt de s'exercer sur des citoyens formés à la vie sociale, à l'esprit d'initiative et d'entreprise et fortement développés dans les conditions qui conviennent à leur nature.