‹ Catéchisme socialChapitre 84 sur 100 · Que faire eti cas de cojiflit entre les deux pouvoirs · texte numérisé non relu

Que faire eti cas de cojiflit entre les deux pouvoirs

— Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. — L'hésitation n'est pas permise. Les citoyens doivent, certes, l'obéissance aux autorités sociales, mais autant seulement que celles-ci restent dans les limites de leurs attributions et ne commandent rien de contraire à la loi de Dieu.

Tout commandement opposé aux lois divines n'a plus le caractère d'une loi ou d'un commandement légitime. Ce serait un crime de vouloir se soustraire à l'obéissance due à Dieu pour plaire aux hommes, d'enfreindre les lois de Jésus-Christ pour obéir aux magistrats, de méconnaître les lois de l'I-ilglise sous prétexte de respecter les droits de l'ordre civil. Un chrétien doit être prêta tout souffrir, même la mon, plutôt que de déserter la cause de Dieu etderi-^glisc. (Encycl. Sapientioj christianx, II, p. 26g.)

Mais en ces questions difficiles, on doit s'en rap-

porter à la direction de ceux qui ont autorité dans rÉirlisc.

Du devoir électoral.

1 . Tout citoye)i a-t-il le devoir de prendre part au vote et à l'action électorale?

— Oui, car de son vote et de sa participation à l'action électorale dépendent les intérêts de la religion, de la patrie et de la famille.

Les votes des électeurs donnent aux élus un très grand pouvoir pour le mal comme pour le bien. Les députés, les conseillers provinciaux et communaux peuvent, par leurs décisiojis, restreindre les droits des pères de famille, entraver la liberté du culte religieux, etc.

Alal voter, c'est se rendre responsable des lois mauvaises qui seront forgées contre les intérêts de la religion et de la patrie.

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