‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 56 sur 235 · CHAPITRE II. Sur Vautorité de lEglist · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. Sur Vautorité de lEglist

D. Jésus-Christ a-t-il établi une autorité

dans son Eglise?

H^ Jésus-Christ a établi une autorité dans

(i) Voyez les leUrcs de Féiiclon, iin tEjH^t «^»

I9tt

qn

■ Mite ; mus i£ voyons uar ces paroles rildit A SCS Apéires : ÀUes , ensetgntx

iaiitm hi nations, etc., cl par plusieurs autres testes de rEvangUeet des EpUres des.

D. Qui sont ceux A qui lésns-Christ a donné TantoritA dans son Eglise?

A. Ce sont les Apétres el leurs succès-

donnée dans FËglise aux ApAlros et à leurs

successeurs? , ^ „^ ,. •

R. JAsos-Christ a donné dans 1 Exli$e deux

sortes d*autorilé aux ApAtrcs et A leurs successeurs : rautorité de renseigncmenl , cl lantorilé du gouvernemenL

D. Qu'entendex-vous par 1 autorité d enseignement que Jésus-Christ a donnée aux ApSlres et A leurs successeurs?

R. J'entends le pouvoir que Jésus-Christ a donné aux Apôtres cl A leurs successeurs dcxpliqucr A toul le reste de TEglise l'Ecriture et la tradition, et de* lui proposer Iqs

rérilés révélées. ^t. - é a a

D. Quand est-ce que Jésus-Christ a donne aux Apètres el A leurs successeurs l'autorilé d'enseignement?

R. Jésus-*Christ donna aux Apôlrcs cl A leurs successeurs Vaulorilé d'enseignement lorsqu'il leur dit : Allez donc, instruisez toutes Its nations, les baptisant au nom du . Pire , et du Fils et du Saint-Esprit , leur apprenant à garder toutes les choses ^ue je, pous ai commandées : et voilà que je suis avec pom tous les jours jusqu'à la consommcUion

des siècles. •

D. Qu^entendez-vous nar 1 autorité de gou* vernenient que Jésus-Christ a donnée aux Apôtres ^t A leurs successeurs ?

R. J'entends par Taulorilé de gouverncmenit que Jésus-IChrist a donnée aux Apôtres et A leurs successeurs le pouvoir qu'il leur a donné d'interpréter la loi et de I4 Taire observer , de régler dans son Eglise la forme du culte public, et d'y élablir une police conforme a l'espril de l'ËTangile.

D. Quand est-ce que Jésus-Christ a donné aux Apôtres et A leurs successeurs l'aulorité de gouyeraeraent ?

R. Jésus-Christ donna cette aulorilé aux Apôtres el A leurs successeurs^ lorsqu'il dit: si votre frire ne vous écoute pas, ni tes deux isersannes que vous avez prises avec vous , dites^e à l'Église, et s'U n'écoute pas V Eglise, regardez-le comme un Paien.

D. N'y a-i-ilpas d'autres passages de l'Ecriture qui montrent que Jésus-Christ a donné rautorité de gouverncmisnt aux Apôlces el A leurs successeurs ? ^

R. Il y en a beaucoup d'aulres qu il sérail trop long de rapporter dans ce Catéchisme (1). .

D. Quand 11 s*élève entre les Chrétiens dos l!ontcstations touchant la djDctrinc, que doit

0) Voyez les Instnictiôns pastorales de Bossuel |i»r 4s pn>m«>ses de l^Cglkso, et le Tmiié de FéDClon im |ç mîni!»tére des pasteur*.

UTfioiissn;

ttiireun Chrétien qui veut savoir de qMl cdié est la vérité et se préserver de la srauciion?

R. Quand il s'tiieve des contestations entre les Chrétiens touchant la doctrine, «■ Chrétien qui veut savoir de quel côté est la vérîlé doit écouter renseignement et les déefsioos des successeurs des Anôtres, et a*y sotmietlre avec une entière docilité.

D. I^'eUseiffnement et les dédstoas des successeurs oes Apôtres sont-Us un m^yen sûr et infaillible de connaître de qaelcAié est la vérité?

R. Oui, ce moyen est sûr et infsilUble.

D. Comment prouvez-vous que ce mc^en est sûr et infaillible?

R. Je le prouve : 1* par ces paroles que Jésus-Christ dit A ses Apôtres : Voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles: 2^ par ces paroles de saint Paul : Jésus-Christ a donné à son Eglise des Apôtres, des Evangélistes, des Pasteurs et des Docteurs, afin, que nous ne soyons pas comme des enfants, comme des personnes flottantes, et qui se laissent emporter à tout vent de doctrine par la tromperie des bommss. Je le prouve encorepar bfaiicoiif d'aulres |>assages de l'Ecriture.

D. Esl-ce un grand péché de ne pas se soumettre A renseignement et aux décisions des successeurs des Apôtres ?

R, Oul> c'est le plus grand de tous les pé* çl)és, puisque Jésus-Christ a dit aux Apôtres, dont le Pape et les E véqucs sont les succès* seurs ( S. lue, chap. (0, v. IS) : Celui qui vous écoule m'écoute , celui qui vous méprisa me méprise, et celui qui mè méprisf merise celut quim'a envoffé.

D. Coqament doitH[>n regarder ceux qui ne veulent pas se soumettre aux décisions des successeurs des Apôtres?

R. On doit avoir horreur de leur conduite » et les regarder comme des Païens.

D. Pour connaître de quel côté est la vérité quand il s'élève des contestations entre les Chrétiens touchant la doctrine, ne suffitil pas de consulter rScriture ?

R. Non, cela ne sufQlpas.

p. Pourquoi ?

R. 1* Parce que rEcriturc est obscure ei|

f plusieurs endroits ; ^ parce que dans tous es temps les hérétiques ont abusé de TEcri* ture pour autoriser leurs erreurs ; 3* parce que tout lo monde ne peut p#s lire l'Ecnlore; 4* parce que tout ce qui est révélé ne se trouve pas dans rScriture.

D. Pour découvrir de quel côté est la vArité lorsqu'il s'élève des contestations entre les Chrétiens touchant la- doctrine, ne suffit-*!! pas de consulter le Saint-Esprit par la prière, el de s'en rapporter A ce qu'il nous dit intérieurement : ce que les Protestante appellent l'esprit particulier.

R. Non , cela ne suffit pas : l'esprit particulier n'est qu'une chimère. Les protestants rn sont eux-mêmes la preuve : fis prétendent jlous être éclairés par cet'esprit, et cependant ils diffèrent tous dans leur doctrine : les lul))6ricns pensent autrement que les calvifiili*

Mf

SUR LES fXMDEMENTS DE LA FOI.

If<; les ^Ivlnbtcs proscnt autrement flae i«i ftHâlMipUst^t etc.

D. Tous l^s Chrétiens soni-ils obligés de se soumottre aux lots et aux ordonaanccs des ■ueeess^un» des Apôtres?

H. Oui, Us jr sont étroitement obligés.

D. En yertu de quoi y sont-ils obligés ?

IL Us y sont obligés en vertu de ces pa^ mies de Jesus-Christ : Celui ^ift vous écoute W^oule; celui qui vous méprise me méfyrise,

D. Les successeurs des Apôtres ont-ils le pw?0ir de punir par des peines spirituelles ceux qui désobéissent à leurs lois et A leurs ordonnances ?

R. Oui, l'apôtre saint Paul le dit expressément ,' et nous en voyons des exemples dans rEcrifnre et dans toute Thisloire de TE^se.

D. Est-ce un grand pécfeé de ne pas se soumettre aux lois et tox ordonnance^ des successeurs des Apôtres ?

R. Oui, c*est un très-grand péché; tout ce que nous avons dit le montre bien datremeât.

D. Qui sont ceux qui dans TEglise ont succédé aux Apôtres?

S. C'est le pape on Févéque de Rome et les autres évoques qui, dans l'Eglise, ont stHSCédé aux Apôtres^

D. Comment sayez-vous que ce sont le pape et les éyéques qui ont succédé aux Apôtres?

R. Je le sais par toute l'histoire eceiésjas-

tique.

D. comment savcx-yous aue \<l pape ci les évoques ont dans fEglive la «)éiiio autorité que les Apôtres ? '

R. Je le sais encore parrhistotre de l'Eglise, où nous voyons que le pape el les évéqucs ont décidé toutes les questions qui se sonl élevées touchant la Foi , et (ait on cou- Armé toutes les lois de discipline qui oot été en vigueur dans TEglise.

CBAPITRB III. Sur U Chef visible de VE^

O. Quel est le éhef invisible de l'Egijfte?

R. C'est Jésus-Christ.

D. Quel est le chef visible de l'Eglise?

R. C'est le pape bu f évoque de Rome.

D. Pourquoi le pape est-*il le chef visible de l'Eglise?

. K« Parce qu'il est successeur de saint Pierre.

D. Saint Pierre était donc le chef visible de PEglise?

R. Oui , saint Pierre était le chcC visible de l'Eglise 9 et ses successeurs le sont après lai.

D. Qui est-ce qui a établi saint Pierre et #lfs fiwecesseurs chefs visibles de TEglisc ?

R. C'cist Jésus-Christ.

D. Quand est-ce que Jésus-Christ établit iaîQtt Pif^Tc. et ses successeurs cheis visibles deTEffUse?

rûyatime des deux. Et tout ce que vçUs Kere5 *iir là terre sera lié dans le ciel; et tout ce que voiu délierez sur la terre sera délii dans le ciel.

D. Quelles sont les prérogatives flont lè pape jouit en qualité de chef visible dé FE* glise?

R. Celte qualité de chefrisiMede rEgliso donne au pape la primauté et la prééminoiic^ sur les évoques et la principale autorité dans l'Eglise.

D. L'Eglise a-t-olle toujours reconnu la primauté du pape ?

R. Oui , rhistofrc de Î^Eriisc nous apprend que dans tous tes temps la prééminence du pape sur les autres évèqùes a été sotcnncllemient reconnue par les saints pères et par les conciles : les preuves en sont sans nombre. Le concile de Nicée, qui est en si grande vénération dans toute l'Eglise , et que les protestants reçoivent comme nous, déclare, au canon 8, que l'Eglise romaine a toujours eu la primauté sur loutes tes Eglises.

Saint Irénée, saint Allianase, Tertnllten , saint Cyprien , en un mot tous tes pèr«s

f;rccs et latins ont rendu les témoignages es plus authentiques à la primauté du papa sur tous les évoques et à celle de TEgliso romaine sur toutes les autres Eglises. Dam tous les temps, le pape a été regardé comme le pSr» c<smmun df s Gheélîefis , le pasteur 4ii6 pasieurs^ réy4]uo^ 4es évéques, le chef visible de l'Eglise , et le vicaire de Jésus- Christ; sur la l^rro.

0. Quels sont les senticxcn(s que les vrai^ Chrétiens doivent avoir pour le pape?

Kp Le» Chrétiens doivent avofr un souyerain respect pour liç pape, p^rce qu'il est leur père coipjnun , le pasteur de toute rËglise , et le vicaire de Jésus-Christs

CHAPITRE IV. Où Von montre qufi rMglis$ romaine est la vérUable Eglise de Jésus-- Christ*

D. Quels sont les caractères de I9 véritable; Eglise de Jésus^brist ?

R. Ce sont ceux qui sont marquée par cet artielie du Synibolede Nicée ijfi £roi^rEglisf qui est une , sainte 7 catholique et apostolique. . D. QnpJlc esi l'Eglise qui a tous ces caractères?

R. C'est FEglise romaine qui a tous ces ca- ' taétèreSj 4i U n'y a qu'elle qui les ait.

D. Gomment 'prouvez-vous que l'Eglise romaine est upostofique ?

R. Je le prouve , ï parce que ce sont les Apôtres qui ont fondé oeitte GgUs^ ; 2* çarqo que cette Egl^ s'e&t perpétuée depuis le^ Apôtres jusqu'à nous par une sncdession non interrompue de pasteurs légUlmdsj; 3* parce que depuis les Apôtres jusqu'à nefii! elle a conservé dans toute sa pureté la doc^- R. fésus -Christ établit saint Pierre et trine qu'eUe avait reçue d'eux, soa s^oecesseurs cheb visibles tde TEgli^e ^ D* Pourquoi dites-v^us que l'élise rolorsqu'il dit à saint Pierre : Fous ^/es Pierre, maineestune?

et sur- eeiié pierre je bâtirai mon Eglise, ht R. L'Eglise romaine est une parce qu*elle les parles de Venfer ne prévaudront point n'a qu'une foi^ qu'une BM>râlei qli'uil çothçqnirt elle, et ievous donnerai les clefs du vcrnemcnt.

CATÉCHTSIIE DE CONTUOVERSE.

.0. Comment prouvez-vous que TEp^Iise . romaine D*a qu*une foi ?

II. Je prouve que FEglise romaine n*à qu'une foi» 1* parce aue tous les catholiques de tous les pays ou monde croient les n)émes dogmes sans variation ; 2* parce qu*i1s rejettent tons avec la même horreur tons les dogmes opposés ; 3* parce qu*il est impossihic de montrer aue cette Église ait jamais rien changé à la aoctrine qu elle a tcçue des ApAtres.

D. Comment prouvez-vous une l'Eglise romaine est une dans sa morale 7

R. Je prouve que TEglise romaine est une dans sa morale, parce ({ue dans tous les pays du monde , les catholiques romains ont les mêmes règles de conduite.

D. Comment nrouvez-vous que TEglisc romaine est une aans son gouvernement ?

R. Je prouve que TEglise romaine est une jdans son gouvernement parce que dans tous les pays du monde les catholiques reconnaissent la même hiérarchie, et obéissent aux mêmes pasteurs.

D. Comment prouvez-vous que FEglise romaine est sainte?

R. Je prouve que ITglise romaine, est sainte, 1* parce qn*elle a entre les mains les moyens les plus efficaces pour snnctifior les âmes , qui sont les sacrements , le sacrilire, la prière publique, les conseils évangéliques, etc.; 2* parce aue, dans tous les temps» il s*est formé une innnitéde saints dans cette Eglise ; S"" parce qae,dans tons les temps. Dieu a marqué par les miracles les pins éclatants Tapprobatlon qu'il donnait au culte qu'on lui rend dans cette Eglise.

D. Comment prouvez -vous que l'Eglise romaine est véritablement catholique ?

R. Je prouve que TEglise romaine est véritablement catholique, 1* parce qu'elle s*est perpétuée depuis les Apêtres jusqu'à nous, sans altérer la foi qu'elle a reçue d'eux ; 2* parce qu'elle s'étend dans toutes 'les nations du monde; 3"* parce qu'elle a toujours annoncé et qu'elle annonce encore de nos jours l'Evangile à toutes les nations ; 4* enfin parce que les catholiques surpassent infiniment en nombre toutes les autres sociétés qui se disent chrétiennes.

'jg'-g*

VIE DE SCHEFFMACHER.

SCBBFFMACHER (Jean Jacques), jésuite de la province de Champagne, naquit à Kieuit-^ heim, dans la Haute-Alsace, de parents distingués, le 27 avril 1668. 11 fut nommé en 1715 i la chaire de controverse fondée dans la cathédrale de Strasbourg par Louis XIV. Par les talents

de Tubingen, et Armand de la Chapelle, pasteur à la Haye, tâchèrent d'y répondre ; mais leurs réponses ne firent point fortune. Celle du premier est moins mauvaise que celle de rentre, quoique plus mal écrite. Les lettres du père Schèffmacher punirent d*abord successivement et séparément; mais on les réunit, et on en fit trois éditions en 2 vol. in-4*; la l'* en 1733, la 2* en 1747, et la 3* en 1750 et 1751. 11 y en a aussi une en 3 voL in^lS, Rouen, 1769, à laquelle l'^éditeur a ajouté une treizième lettre sur la présence réelle contre les calvinistes» Le père Schèffmacher mourut à Strasbourg, recteur du collège royal et de l'uuirersité catholique de cette ville, le 18 août 1733.

DE GONTROITERSE.

I Db l'ouiginb du luth^aarisme , tirée

DBS OUVBAQBS MftMBS DB LUTHER.

S t. r) En quelle année Luther eet-il ni? Bn 1483*

Quelle était sa patrie? Islèbe, dans la seigneurie de Mânsfeld.

De quelle religion étaient son pire et sa mère? Ils étaient catholiques romains.

(*; Les Denumdee sont en caractère ilaliqae, cl les népott$e$ CD romato.

Et son grand'-père avec tous ses ancétres^! Ils étaient de même tous catholiques. '

Quelle était alors la religion de toute V Europe f On y croyait partout comme les catholiques d'aujourd'hui.

Combien de temps Luther a-t-il été catho-ligue lui-^méme? Jusqu'à l'âge de trentcH^inq ans.

De quelle profession était^-il ? Il était religieux.

De quel orcfref Augustin déchaussé.

Àvait-il aussi fait les vœux ordinairet iU

DE L'ORIGINE DO LUTlitRANISIIfi.

religion ? A l'âge de vlogl-troîs ans il IH vœu de paaTreic, de chasiele el d'obcbsancc.

Était-il obligé de garder ces. vœux? Sans doute , puisqu'il ne les Bl qu'après y avoir mûrement pensé et avec pleine liberté.

Que dit te prophète? (Ps. xlix. ) « Accomplissez les vœux que vous faîtes au Sei-

gneun » « x «•

Que dit le Seigneur ? (Num. xxx , 3. ) « Si quelqu'un fait un vœu an Seigneur, il ne rendra pas vaine sa parole , mais il accomplira, tout ce qu'il a oromis. » ^

Luther a-/-î( gardé ces vœux ? Non ; il les a violés tous les trois?.

Comment donc? Il apostasia, et épousa Catherine de Bore , auparavant religieuse. '

A-l-on jamais oui dire qu'un tel homme ait été regardé comme inspiré de Dieu ? Jamais cela ne s'est entendu.

I % Qu'est-ce gui porta Luther à eombattre r ancienne doctrine catholique et à en inventer une autre? L'envie et la jalousie.

Comment cela ? Le pape Léon X ayant donné une indulgence, Luther se choqua de ce que la commission de prêcher celle indulgence fût donnée à Tordre de Saint-Domi-

i^ique.

A quoi le porta cette Jalousie? A décrier les

indulgences autant qu il put.

luUur eût-il été diane dé blâme sHl se fût contenté dereprendrehs abus qui se glissaient var rindiscrétion ^t fç^varice de quelques gens? lSo.n, sans doute. , ^ «

En quoi donc fU-U mal ? En ce qu il ne se contenta pas de reprendre les abus , mais qu'il voulut aussi proscrire les indulgences.

Qîiosart'il après cela? Il Ct un écrit de 95 articles qu'il alUcha aux portes de Téglise dp Wittemberg.

Que contenaient ces articles ? Bien des choses qui ne s'accordaient nullement avec l'ancienne doctrine de l'Eglise.

Ô»'«rrtt>o-t-ttf Quelques docteurs catholiques réfutèrent avec un peu d'aigreur l'écrit

de Luther. , ^ * .

Comment leur répondit Luther? Avec une liauteur et une insolence indignes d'un chrétien. . r r

A quoi s'offrit néanmoins Luther au cornmencement de ces disputes en 1511? 11 dit qu'il lie prétendait soutenir rien qui ne fut conforme à rEcritureouaux saints Pères et approuvé du saint Siège {Tom. 1. ger. edit. Gen.

Qu' écrivit-il à Vévéque Jérôme de Brandekourg? Qu'il ne voulait décider sur rien, et qu*il soumettait toute sa doctrine au juge-^ ment de l'Eglise (Ibid. f. 54). ,

QU'écrivitril au pape Léon en 1318? Qu il écouterait sa dééision comme un oracle sorti de la bouche de Jésus-Christ (iota. f. 58}.

A quoi s'offritAl à ses supérieurs? A garder le silence, pourvu qu'on obligeât ses adversaires à le garder de même.

Que concluez-vous de là? Que pour lors Luther ne trouvait aucune erreur dans la doctrine de l'Eglise. . , . a#

i»our</i4ot cela? Parce qu'autrement U n eut pu s'offrir à garder le silence.

§ 3. Qu'est^ct qui se passa à Auàsbêwrg eft* tre Luther et le cardinal 6'a;><anf Lé cardinal exigea que Luther révoquât sa doctrine; maïs Luther refusa de le faire {Ibid, f, 119).

i^ue fit néanmoins Luther pour donner quel* que couleur à sa désobéissance ? 11 en appela aux plus célèbres universités d'Allemagne et i celle de Paris , avec promesse de se soumettre humblement à leurs décisions {Ibid. f. U).

S'en iint'il à cet appel? Non ; il en appela peu après au pape {ibid. f. 122).

S'en tint'il à ce second appel ? Non ; il appela du pape mal informé au pape mieux in ^ formé (iWd. /. 205).

£n acmeura-t'il là ? Non ; il en appela en-* coré à un concile général {Ibid. f. 3M).

Gardort'il la résolution qu'il avait prise d'écouter la décision du concile? Non ; car à la diète de Worms il déclara nettement qu'il ne pouvait soumettre sa doctrine à l'examen d'un concile {Ibid. f. kk», 450, 562).

Que concluez-vous de là? J'en conclus en premier lieu que Luther devait être extrêmement inconstant, puisqu'il en appela à tant dedifférents juges, sans vouloir s'en tenir à aucun.

Qu'en concluez-vous en second lieu? Qu'il se défiait beaucoup de sa propre cause, puis-, qu'il ne voulut jamais qu'on prononçât sur sa doctrine.

Qu'en concluez-vous en troisième lieu ? Qu'il était infiniment entêté, puisqu'il préféra son propre jugement à celui de tout le monde chrétien.

Luther ne disait-il pas qu'il était prêt à céder à Quiconque lé convaincrait par l Ecriture? Ce n'était là qu'un tour artificieux pour soutenir plus librement ses erreurs.

Comment cela? Il en appela à l'Ecnture, bien ré.solu de l'expliquer à sa mode , et de ne se départir jamais du sens qu'il lui donnerait.

Quel était en cela son dessein? Son dessein était de se parer du beau nom de la parole de Dieu pour autoriser ses imaginations.

Comment se fût-il expliaué s^il eût agi de bonne foi ? Il eût dit : Je laisse à l'Eglise a juger si ma doctrine est conforme à l'Ecriture ou non.

§ k. Quel fui le jugement des universités auxquelles Luther en avait appelé ? Elles condamnèrent sa doctrine comme fausse et hérétique {Ibid. f. 539).

Quelles furent les universités qui en jugèrent ainsi ? Ce furent les universités de Leipsick, de Cologne, de Louvain, et celle de Paris*

Luther s'en tint-U à leur jugement comme il avait promis ? Au lieu d'y acquiescer il se répandit en invectives et en injures contre ces universités.

Comment Jraita-t-il la Sorbonne? Il Tapr pela la mère des erreurs , la fille de TAntechrist, la fausse porte de l'enfer {Ibtd, f. 548).

Quel fut le jugement du pape à qui Luther en avait appelé, avec promesse de recevoir ses décisions comme si elles venaient de la bouche de Jésus-Chris{ ? Le pape fit publier une l)uUc

csTtcnm^ BC «i»NTR9V£ftae«

C|«l«èlle 11 condamsJi i^i âriidds de la tritte 4o LHiker.

C^mmeni ïexpliqimit h êamt Père dam €9ttê butte 1 1( disait eatre autres cho«e« qu'il ii^a?ait rie» emî$ pour rameiier Lulher à son dcnrir ; mais i|ije Ions ses iioins paiemoU aviiieni été inotiles.

Qknd ierme /ut fnarqfMir-t''On dans la buUf pour revinir de se$ erreurs f 0^ lui «larqiia soixante joars , au bout desquels ses livrea devaient être brûlés au cas qu'il persistât dans son égarement.

Que fii à cela luihfir? ^îea loiq de se reconnaître, il écrivit oontte la bulle du pape» qn*il appela la bulle de rAnteckrisi {Ibid. /;

Que fit^Udsptusî II bmia Mibli^u0ia0iit la Imlie d« pape ai^ec le livre des Décvélales {flnd. f. 353).

Mais Luther n^avaH-^H pas écrit au pape dans les termes les plus soumis, disant quil se jetait à ses pieds? (Ibid, /. $8.) 11 ebanigea oienlAt de laiif affe« disant que ce n'était pas aases d'avoir brûlé la bulle, qu'il fallait brûler le pape lui-méine {Ibid. f. 353).

N'avait^ pas éerU quHl ne tenait qu'à Sa Sainteté de V absoudre ou de le condamner^ 4s: lui Conserver la «te ou de la hn 4ter ? { lîfid, f. 58.) Il dit deptrfs qu'il fallait prendre les «irases contre le pape , les cardinaux et les évéques, et se laver les- mains dans leur aang [Ibid, f. «6).

iV'aeosl-tf pas dit auparavant qu'il n'v avait en terre riea au^esssss du paoe et de t Eglise romaine pour ce qui regarde A pouvoir spiri-tua 7 {Ibid. f. VA.) H dit debu|S : Quiconque fie s*oppose pas au règne au pape m peut être sauvé {Ibid. f. 353).

Que remarquez^vùus dans toute cette eondaite de Luther? le n'y vois qu'un esprit de vengeance et d'inconstaQce,, et pas la moiném marque de l'esprit de l^wi.

§ 5. Que firent les puissances séculières pour aêmmràVherésie nouscmlef L'empereur ChariM-Omnt cita Luther i comparatlre devant la diile de Worms, et chercha par vote de ^oueeur à le ramener à l'obéis&ance.

Comment répoisdit Luther à l'ordre de rcn»? pareur? il Mi qu'à la moÊsière dont l'empereur s'v exprime , on le prendrait pour -un ■Menée et un démonmque {Ibid. f. 400).

Pourquoi no le ml*en pas en lieu de sAreU pour Vmpéelur de susdier d'autres troubles? On avait accordé à Luther un sauf-éonduit qu'on ne voalut pas violer.

Que fi^oé, le ierme eu sauf-conduit étant expiré? L'empereur le pooscrivit coaMne ua membre retranché du corps de l'Eglise e( eoninpe.ttn sectaire.

^ Oùse retira Luther ùour se soustraire à la Jl^tice de l'empereur f Dans le château de AVartembourg, OH il écrivit des livres encore plus pernicieux.

Qm (jjft l'effet de ces livres, où il ne parlait que de liberté evangélique ? Ses livres ne pro* fItttsireDt qne trouMe et sédition, eMre antres la ftimeuee ffticrrc des paysans.

Pour quel sujet les paysans prirent-Us les «ntw^. tt queHes étaient leurs prétentions? Us

prétendaient que tous les Mens devaient être communs parmi los chrétiens.

Sur quoi fondaient-ils celte prétention ? Us la fondaient sur le second chapitre des Actes des apûtres » où il est dit que les premiers chrétiens possédaient tout en commun.

Y eut-il encore iT autres divisions parmi les Luthériens ? Chaque disciple de Lûlher croyait 4voir autant de droit que son maître d'ex^ pliqqer r£crilurc $cion son sens particulier.

Nommez quelaues-uns des meilleurs amis de' Luther qui se séparèrent de lui pour faire une nouvelle religion ? Ca^rlosiài, Zwingle, Calvin, Muncer, Schwcnckrcld furent du nombre de ceux qui se séparèrent de Luther pour faire chacun une noiivelle religion 4 part.

Combien compte-t-on dereUgions différentes qui vinrent à naître du vivant de Luther parmi ses partisans? On en compte jusqu'à 34, ce qui est une preuve sensible qu'on ne peut espérer de voir les chrétiens réunis dans une niéme croyance, tant que chacun se donnera la liberté d'expliquer l'Ecritura selon son propre sens, et qu'on ne voudra pas s'en te* nir à l'explication de l'Eglise.

S 6. Que fit Luther pour fournir sa nimvette Eglise de prêtres, ne pouvant espérer qu'aacnn éiàiéque vMdùt conférer les ordres d ^ueiqu^im de ses sectateurs f U inventa pour cela une doetriofs bien élrai^ice« et jusque là inonTc.

Comment donc ? Il enseigna que tous les chrétiens, hommes él femmes, jeunes et vleuT, ' jusqu'aux petits enfants, étaient véritablement prétre&t et ^u'U ne leur fanait rien sinon la présentation {Uiid. f 6&. 336. 369).

Sur qt^oi prétendatt-il fonder une pareille éoctrine ? Sur ce passage de saint Pfcrrc : Vous êtes le sacerdoce royal.

Comment raisonnait-il sur ce passage f Saint Bierre, ditr4l, adressait ces paroles à tous les chrétiens; donc tons les chrétiens sontprdires.

Quel autre raisonnement pourrait^on faire encore sttr ce même passage/ On pourrait dire également : Saint Pierre adresse ces paroles à tous les chrétiens ; donc tous les chrétiens sont véritaUemenI rois.

Tirez uoe meilleure conséquence de ce pas-sage. De même que tous les chrétiens ne sont pas véritablement rois, de même ne sont-lh* pas tous de véritables préires.

QucUe remarque faites-vous encore ici? Que les Intbériens ont grand sujet de douter du pouvoir spirituel de leurs prétendus pasteurs qui n'est fondé que sur un si faible raison-* nement.

Que fit Luther après avoir abpli le vrai sa- ' cerdoce parmi les siens ? Il abolit aussi le ^Tal sacrifice.

Qu'alléfma-t^il contre le sacrifice de ks messe? Différentes choses quMl avait Apprises du démon, comme U le dit lui-même.

Comment s^exprùnc-t-U sur ce sujet «font MU tivredetamssse? (Tom. 6. f. 82.) M'étant une fois éveillé vers minuit, le diable se mit à disputer contre moi sur la messe.

Que lui disait le diafiifef Ecoute, très-savani docteur : pendant quinze ans tu dirais la messe presque tous les jours : auc serait *cf. si tout cela n était qu'autant d'idolfttrie^i;

LA PRETENDUE RÉFOMIK NVST PAS L'WVAACE DE DIEU.

Imiier éconim-(-4t Udimonf U TécoaU %\ bien, qa*il s*en laissa persuader et Talocre,

cependant tuther dit dans U même livre qwe le démon est le trompeur et le menteur le plus artificieux. U le dit en effet ; néanmoins il aima mleax le croire que d'écoutèrFEglise..

Que pensex'-vous de tout ceci? On ne sait ce fil faut le plus admirer» ou Taveu sincère

e Luther 9 on Tayeuglement de ceux qui suivent un tel mallre qui » comme il le dit luinnéme, a été instruit dans Técole de Satan.

Page 1