‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 61 sur 235 · V. DE LA DOCTRLNE DES LUTHÉRIENS · texte numérisé non relu

V. DE LA DOCTRLNE DES LUTHÉRIENS

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QuelU «0l la stnieuce que le Sauuur pro^ jk^yceru contre ks réprouvée/ en eaint Mat-thieu, chap. xxv, v. Wî « Retirez- vous de MOI, maudits , car j'ai eu faim , et vous ne m'avez pas donné à manger, d

Trouvex'^oue , en faisant attention à ces poMsages^ qiu Us otuvres ne sont pas néces^ sàLres au eahUÎ Je trouve tout le 4:onlraire«

% 3. QuMe est la doctrine des luthériens toudumt la certitude de la grâce? Ils prétendent que dès que l'on croit en Jésus-Christ , Yoa doit se tenir pour assuré qu'on est dans

la giraice de Dieu.

Que dii rEcdésiastique au chap. ix, «. 1 ? «L'homme ne sait pas s*il e&l digne d'amour on de haine. »

Cm dit Salommi au chap. xx des Prover-- &cs»9.19? «Qui peut dire, Mon cœur est pur, je suis exempt de tout péché ? »

Que dit saint Paul dans son Epiire aux Phir Uppiens^ chap. n, ». 12? «Travaillez à voire salut avec crainte et tremblement. »

Que dit le même apôtre dans sa première aux Corinthiens , chap. iv, r . 4 ? « Encore que je ne me sente coupable de rieo t je ne suis pas néanmoins justifié pour cela , mais c'esi le Seigneur qui doit me juger. i>

frouvex-'vous , in faisant attention à ces passages^ qu'on doive se tenir si assuré de la grâce de Dieu , qu'il ne soit pas permis d'avoir sur cela te moindre doute? Je trouve tout le contraire.

Mais quoi l les catholiques prétendent^us qu'il faiUe toujours douter si Von est en ^racef l^s catholiques disent que les gens craignant Dieu peuvent avoir sur cela une. certitude morale t mats non pas une certitude de foi.

Quelle est la doctrine des luthériens touchant les csuvres de pénitence? Us prétendent qne Jésus -Christ en a fait assez pour nous; qu'il est inutile xle jeûner et de faire d'autres œuvres pénibles en satisfaction de ses

piéebés.

Quo dit le prophète Joël* au ehap. ii, v. 12? « Convertissez - vous de tout votre cœur, en jeûnant et en gémissant sur vos péchés. »

Sue dit saint Jean-Baptiste , au chap. m . de saint Matthieu ? « Faites de dignes fruits le ^^niteoce. »

Que dit le Sauveur , chap. xiii de sa^nt Luc, V. 3? «A moins que vous ne fassiez pénitence, vous périrez tous. »

Rapporte:^ - nous les paroles du mime Sau^ veur . au chap. xi, t?. 21 de saj^/it Matthieu. «Si ces miracle avaient eu lieu dans les villes de Ty r et de Sidoa , elles auraient fait pénitence dans le Cilice et la cendre, »

Que dit saint Paul dans la première Epitre aux Corinthiens, chap. ix , t?. 27 î « Je traite durement mon corps* et je le réduis en servitude y de peur qu'ayant prêché aux autres » je ne sois réprouvé moi-même. » , .

Trouvez •- vous , en faisant attention à ces passives, que les satisfactions de Notre-^ei-gneur soient une raison suffisante pour nous exempter de faire des œuvres de pénitence T Je trouve tout le contraire. : , , , .

I k. Quelle est la doctrine des liUhértens touchant r Eglise? Ils enseignent que l'Eglise

est tombée dans des erreurs grossière» , et qu'elle a altéré la pureté de la doctrine de l'Evangile.

Mais que dit V Evangile? Que TEglise ne

J)eut se tromper, ni tromper personne dans es matières de foi.

Mapportez-^nous les paroles du Sauveur, au cliap. ivi, V. 18 dé saint Matthieu, k Je bAiirai mon Eglise sur une pierre , et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle» »

Rapportez les paroles du Sauveur au chap. xvui, V. il 9 de saint Matthieu, ti Quiconque n*écoute pas TEglise , tenez * le eomme liu païen et comme un pubUcaîn. »

•Rapportez ce que dit le Sauveur auà apôtres et à leurs successeurs. « Voici , je suis avec vous tous les jours ^ jusqu'à la fin des siè-» clés. »

Comment V Apôtre nomme-t-il rSglise ? Il la nomme l'appui et le soutien de la vérité ( i'« d TimothéCj e. m, v. 15).

Trouvez -'VOUS, en faisant aitontion à ers passâmes , que V Eglise puisse errer on matière (k.^i? le trouve tout le contraire.

bites-^ious encore ce que les luthériens en-seignent de VEglise. Ils enseignent que la vraie Eglise a été invisible pendant pins de mille ans.

Quelle est leur pensée ? Ils prétendent qu'il y a toujours eu des gène qui ont eu la môme croyance qu'eux, maie qui n'ont pas osé professer ouvertement leur croyance.

Que ditVApiàtre aux Romains, clwp. x^o* 10 ? « On croit de cœur pour obtenir la justice , et l'on confesse de bouche pour obtenir le salut. ».

Diies-nous à quoi le Sauveur compare FEglise?k une ville située sur une hante montagne y qui parait aux yeux de tout le monde.

Que dit le Sauveur en saint Matthieu, chap. xvui , «. 17 ? «SI votre frère ne vous écoule, pas , ditesrle k l'Eglise. »

Que côncluez-voM de ces paroles? Se conclus qu'il faut que l'Eglise soit toujours vi^ sible ; car si elle était invisible pendant uii certain temps , on ne pourrait lui porter ses plaintes ni recevoir ses arréls.

Que concluez^ous de plus? Qu'il n'y a que FEglise catholique qui soit la véritable Eglise, ayant toujours été visible dès le commence- .ment.

§ 5« Quels sont les sentiments des Luthériens sur VEcritureî Us prétendent que l'Ecriture est très-claire, et qu'il est fort aisé d'en péné* trer le sens«

Afaù que dit saint Pierre dans sa seconde. Epitre, chap. ui,v, 16? «Il y a dans les Epitres de Paul dey endroits difficiles à entendre* »

Continuez à rapporter les paroles de saint Pierre, « Des esprits ignorants et légers les détournent en un mauvais sens , aussi bien

3UC les autres' Ecritures , pour leur propre amnation. »

Quel, est encore le système des lutliériens touchant l* Ecriture? Us prétendent que tout est écri^- et qu'il ne faut rien croire nt

CATÊCÏIîSME DE a>XTRO VERSE.

pratiquer que ce qui est marqué dans TE-

eriture.

Mmspiê dii smnt PmU dans ia sêcênde aux Thesiahniciens , chap. ii,v. ikt PcrséTérez donc 9 mes frère» , et gardez les tradilions que TOUS avez apprises soU par nos paroles, soit par notre Epi trc.

Quelle êft la Uoeirine dee ItUhMens tur

FEuchariêtiétWÊ expliquent ees paroles

Ceci est mon corps* »... dans un sens trèsiiflérent de eelul que. les paroles portent avec

^lies.

Comment dêneî Cda signifle chez eux : Ce n*est pas encore mon corps , mais ee sera •mon corps quand vous le recevrez.

Quel est encore le sens qu'ils donnent aux

Saroles citées ? Us prétendent que le sens est: lans ce pain, sous ce pain , avec ce pain est mon corps.

Que pensent les luthériens de la confrssionT Ils croient qa*ii n*est pas nécessaire de déclarer ses péchés en détail.

Mais que dU U Sauveur ans apttres et à leurs suceesseurs . on rAap. xx de saint Jean '/ Il les charge de remettre et de retenir dca péchés t ee qBÎ ne peut se faire sans en connaître te détail.

Quel est leetr sqntimeni ieuehant VSxtriuie- Onction ? Que c*est une cérémonie vaine et

Inutile.

Maiis quêdit soient JaequH mu eft«p. v , t^. ikl % Quelqu'un d entra vous est-il malade qu*il appelle les prêtres de rEçtisCi et quils

S rient sur lui en IHiîgnant d*huile au nom du Digaeur. s

froutex^^nhts, en examinant cesattides et plusieurs autres dant an ne parle pas id , fus tes luthériens n'enseignent que ce qui est contenu dans la parole di Dieu ? Je trouve tout le contraire.

Que diles'vous donc des adversaires, qui ne ce$;tent ie nous vanler leur exactitude é s en tenir à la lettre de V Ecriture t Ce sont là de vains discours par lesquels on cherche à éblouir les simples.

§ 0. N'avex-vous pas éTautres preuves pour faire voir que les luthériens ne s^en tiennent pas à la lettre de l'Etrituret S'ils s'en tenaient aussi exactement qu'ils le disent à la lettre de rBcriture, Ils feraient bien des choses qu'ils ne font pas, et Us se passeraient de bien des choses qui sont en usage parmi eux.

Bonnes-nous un exemple de. ce qu'ils fe^ roitnf etdeee qu'ils ne font pas. ïk ne manc^eraient pas de se laver les pieds les uns aux aulTOs..

Pourquoi cela? Parce que le Sauveur dit

aucÂîap. xiii de -saint Jean «Si je vous

ai lavé les pieds , moi qui suis votre matlre et votre Seigneur , voua devez aussi vous laver les pieds les iins aux autres. »

Rapportez un autre exemple de ce qu'ils ^^eraient et de ee qu'ils ne font pas', lis ne garderaient pas le dimancoe , mais le samedi.

Pourquoi cela? Parce qu*il n'est pas dit 4ans rJËcriture Souvenez-vous de sanctifier le dimanche; mais, « Souvenez-vous de saoctiBer le sabhal. »

îl(^portex un troisième exemple de ce qu'ils feraient et de ce qu'Us ne font pas. lis rcoevraîent la cène après le souper, et non le malin à jeun.

Pourquoi cela ? Parce que le Sauveur fit la cène avec les apétres le soir et non le matin.

Pourquoi tnex^ous dit que si les luthériens s'en tenaient à la lettre dé i'Eertluté^ ih se passeraient de bien deè choses qui sont en usage parmi eux, et quel exemple en opporlex* vousf Par exemple, ils ne mangeraient point de sang ni de chair d'aucun animal suffoqué; ils ne baptiseraient point les enfants.

Pourquoi dites -vous ou" ils ne manffetaimi ' peu de sang ni de chair d'aucun animal sUffo- 9M^? Parce que les apôtres ont dATendu en termes exprès , an chap. xv des Atteft des apétres, d'en manger.

Rapportez leurs paroles. « Il a aernUé bon an Satnt-Esprit et à nous de ne vous îttiposer aucun fardeau , que ees choses qui sont né.^essaires, savoir, que vous vous absteniez des viandes immolées aux idoles et du sang des animaux suffoqués. •

Pourquoi dites-vous qu'ils iM baptisêimiens point leurs enfants s'ils s'en tenaient précisément à l'Ecriture? Parce qu'on ne trouve aucun exemple dans l'Beriture par lequel on puisse faire voir qu'il j ait ^n javnals dVnfants baptisés.

Que coneluex'vous de tout ee que ^-dessus ? Je conclus que les. luthériens ont grand iori de se donner le no«i ë'fivnngéliones , ei qu'il

Îr a encore bien des choses a réfovmer danii eur religion avant qu'elle soit ptrbitement conforme à rfivangile.

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