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HT» DES SlCAEttKNTS
a M dii f le conclus qn^nn luthérien , en suivant ses propres principes, a de très-gran-^ des raisons de douler s^il est bien baptisé.
Comment le$ catholiques prouvent-ils que le^ baptême des enfante est bon f Ils le prouvent pat la tradition, c'est-à-dire par Tusage constant de l'Eglise.
Les adversaires ne peutent-ils pas avoir également recours à la tradition f Non » ils ne le peuvent , car ils rejettent la tradition pour tout autre article.
I 3. Pourquoi mettez-vous la confirmation au nombre des sacrements ? Parce que c'est un signe visible qui confère une srace invisible.
Qu^est^ceque le signe visibïe dans la confirmationî C'est le saint chrême et Timposi- Uon des mains de TévéqUe.
Quelle est la grâce invisible que confire ce sof
ctement T C'est une grâce qui fortifie la foi du chrétien.
Où T Ecriture fait-elle mention de la confirmation f Dans le huitième chapitre des Actes des Ap6tres.
Qu*est-ce qu'elle en dit P II y est dit que les habitants de Samarie avaient déjà reçu le bafftémey mais quils n'avaient pas encore reçu le Saint-Esprit ; que saint Pierre et saint Jean allèrent leur imposer les mains , et que par là ils reçurent le Saint-Esprit.
Sst'-ce là la confirmation? Ce ne peut Atre autre chose.
Pourquoi dites-^vous cela f Parce qtie l'im-position des mains ne se fait qu'en conférant les ordres t ou en donnant la confii^matiou : or les ap6tres ne donnèrent pas l'ordre de la
Srètrise à tous les habitants de Samade ; onc ils donnèrent la confirmation.
Ne pourrait-on pas dire que les apôtres imposaient les mains pour communiquer les dons du Saint-Esprit, mais que les évéques d'aujour- «rÂut n*ont pas le même pouvoir f Si les évé- «lues d'aujourd'hui n'ont pas le même pouvoir de communiquer le Saint-Esprit visiblemept, ils ont du moins le pouvoir de le commnniquer d'une manière invisible.
Que dites-vous sur cela aux adversaires? m Vous en appelez sans cesse à l'Ecriture , et vous voulez qu'on s'en tienne à la lettre ;
{pourquoi donc n'imçose-t-on pas chez Vous es mains à ceux qui sont baptisés ? »
Trouve-t-on des vestiges de la confirmation dans les premiers temps au christianisme ? Les passages des pères sont décisifs sur cet article.
Rapportex-nous les paroles de saint Cyrille dons sa troisième Catéchise. « Tandis qu'il se •e fait une onction visible sur le corps , l'ame se trouve sanctifiée par l'opération hitérieure du Saint-Esprit. ».
Rapportez-nous les paroles de saint Augusiin, au second livre contre les lettres de Pétilien, chap. x. « Le sacrement du saint chrême est un sacrement qui ne cède point en sainteté au baptéttie même. »
%h.Y or-t-il du pain après la consécration de CEucharistie ? Non ; le pain se change au corps et au sang de Notre-Seigneur Jésusr Christ par la vertu du Tout-Puissant et la parole du prêtre*
Comment le prouvez-vous f Le Sauveur n'a pas dit , l)ans ce pain oti avec ce pain est mon corps; mais il a dit, Ceci est mon corps.
Que concluex'Vous de là ? Que ce n'est pltis du pain.
Pourquoi cela ? Parce ati*il est impossible que ce qui est chair soft en même temps pain : or le Sauveur a déclaré que ce quil tenait en main était son corps et sa chair ;par conséquent ce ne pouvait plus être du pain.
Â't-on cru la transsubstantiation dès le» premiers temps du christianisme ? On l'a cru en tout temps, comme il est aisé de le faire voir pat* le téinigiiage des pères. i
Rapportex-nàus les paroles desaint Ambroisé au livre h des Sacrements . chap. iv. « Avant la consécration, ce n'est que du pain ; mais ' dès que les paroles saintes se prononcent , le pain se change au corps de Notre-Seigneur. »
Rapportex-nous les paroles de saint Grégoire deNyssCj chap. ixxni de sa grande Catéchise. « Je crois fermement que le pain est changé au corps de Jésus-Christ. »
Mais ne pourrait-on pas objecter contre la doctrine catholique tous les paêsages où Teucharistie est appelée pain r comme dans lapre^ mière aux Corinthiens -chap. x. v. 10, « Lepain que nous rompons n'est-il pas la participation du corps du Sauveur? » et au chap. xi , t?. 27 : « Quiconque mangera ce pain indignement ? s Il est parlé de pain , non aue ce soit du pain en eflét , mais parce que ç^a été'dn pain.
Donnex-nous un exemple de cette manière de parler? C'est ainsi qu'il dit en saint Mat-thieu , chap. xi : « Les aveugles voient , les boiteux marchent; » c'est-à-dire, ceux qui étaient aveugles , ceux qui étaient boiteux.
N'atex-vbus pas d'autre réponse à faire? L'eucharistie s'appelle encore pain parce qu'elle en a la figure.
Donnet^ous un exemple pareil tiré de VEtriture ? L'Ecriture notnme les trois anges qui apparurent à Abraham , trois hommes, parce qu'ils apparurent sous la figure hu* mainé : ainsi elle appelle pain ce qui a en* core les apparences du peAn.
% 5. Jésus-Christ est-il présent dans Veu* charistie hors Vusage ? Il est réellement pré^ sent dès que les paroles de la consécration sont prononcées.
Comment le prouvex-^ous ? Lorsque le San veur dit ces paroles : « Ceci est mon corps ; » il fallait que ces paroles fussent vraies dans le moment même que le Sauveur parlait.
Donnex encore plus de jour à ce que vorU avex dit f II n'est pas dit : Ce sera mon corps qtiand vous le mangerez ; il est dit : C'est mon corps. Cet est marque le temps présent, et non 1 avenir.
Si la doctrine lutMrienne était vraie sur cet article , que s'ensuivrait-il ? H s'ensuivrait que le corps seraiC présent, non en vertu dès pa« rôles de la consécration « mais eh vertu de la manducatlon.
Rapportex-noue ce que dit saint Ambroisé au sujet des paroles de la consécration , dans le quatrième livre des Sacrements , chap. iv.
CATÉCniSME tlK CONTROVERSE.
il dit que le» paroles de la consécration sont aussi efficaces que celles que Dieu employa pour créer le monde.
Que concluez'-vous de là? Que le corps de Jésus-Christ se trouve présent îmmédialement après les paroles de la consécration , ie même que le monde se trouva créé immédiatement après la parole que Dieu prononça pour le tirer du néant.
Rapporiez^ous les paroles de saint Cyrille dans son Epitre à Célosyrius. Il dit que c'est être insensé de dire que le pain consacré n'a plus de vertu quelques jours après la consécration.
N'avez-vous pas d'autres preuves pour prouver la présence permanente de Jésus-Christ ébns r eucharistie ? On la prouve encore par dilTérents usages de la primitive Eglise.
Rapportez-nous en quelques-uns. On gardait Teucharistie pour les malades dans des vases sacrés ; on la distribuait au temps de la persécution pour un temps considérable ; les évéques s*envoyaient le pain sacré en signe de leur bonne union.
CowÂxen de temps Jésus-Christ reste-tM sous les espèces î Tant aueles espèces durent.
S^il arrivait par acciaent.que les hosties tombassent dans le feu ou dans Veau, qu'en arriverait't-il au corps de Notre-Seigneur? Le corps de Jésus-Christ n*en souffrirait rien ; il n'y aurait que les espèces qui seraient con-
sfimées.
1 § 0. Faut-il adorer Jésus-Christ dans le saint sacrement de Vautel î II ne Taut pas y manquer, puisqull est véritablement Dieu. Saint Paul dit que tous les anges Tadorent ; il n*en exige pas moins des hommes.
« Les catholiques font-ils bien de se mettre à genoux dans les rues devant le Saint-Sacrement lorsqu'on le porte aux malades ? Ils font trèsbien en cela , car s'il est juste que tout ecnou fléchisse au nom de Jésus-Christ, à plus forte raison est-il juste que tout genou fléchisse devant sa personne.
I Les catholiques font-ils bien déporter le Saint* Sacrement avec beaucoup de pompe et de solennité ? Si les Israélites ont porté l'arche d'alliance avec beaucoup de pomi)e, les catholiques ont encore plus de raison de porter ainsi le Saint-Sacrement , dont l'arche d'alliance n*élait qUè la figure.
La partie adverse ne pourrait-elle pas dire nue le Sauveur n'est pas làpour y recevoir nos honneurs et nos hommages, mais pour noîis servir de nourriture? Le Seigneur ne s'était pas mis dans la crèche pour y être adoré , cependant les mages n'y ont pas manqué ; il 4i*avait pas guéri Taveuçle-né pour recevoir ses adorations, néanmoins celui qui recouvra la Yue ne laissa pas de se prosterner devant lui. Partout où est Jésus-Christ , on lui doit les honneurs souverains.
Faites-nous voir le peu de solidité de Vobjection des adversaires. C'est comme s'ils disaient TX.e roi fjîl uti voyage en Alsace, non pour y recevoir des honneurs, mais scnleluent pour y voir les places fortes : ainsi il ne faut lui rendre aucun honneur.
^ JlapporteZ-nous les paroles de saint Augustin
sur le 98^ psaume. «Non seulement ce n^cst. pas un péché d'adorer Jésus-Ghrfst dans l'eucharislie, mais c'est un péché de ne l'y pas adorer. »
Rapportéz-nous les paroles de saint Am^ broise au troisième livre du Saint-Esprit, chap. x\u « Nous adorons la chair de Jésos-ChrisC pendant la célébration des mystères sacrés* » Les luthériens sont-il d'accord entre eux totn chant les honneurs qu'il faut rendre à Jésus^ Christ dans l'eucharistie f Non , car Semnitius et ses partisans exigent qu'on adore Jésîis-Christ dans l'eucharistie; d'autres^ comme Iflyricus , le défendent.
XY. De la coifï'ESsioif.
S 1. Est-ce Dieu qui a établi la confession, ou est-ce l'Eglise ? La confession est d-'institùtion divine; mais l'Eglise a marqué lo temps de se confesser.
Comment prouvez-vow que la confession est d'institution divine ? Par ces paroles de sahit Jean, chap. xx : «Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez , et ils seront rèlenus â ceux à qui tous les retiendrez. » Comment le prouvez-vous encore? Ayec ces autres paroles de S. Matthieu, chap. xvin : « En vérité je vous dis que tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel , et que tout ce que vous aurez délié sur la terre • sera -délié dans le ciel. »
Que concluez-vous de ces passages ? Ou*il faut déclarer ses péchés aux prêtres.
Pourquoi cela? Les prêtres ne peuvent fafre * la distinction des péchés qu'ils doivent remettre ou retenir , si l'on ne déclare les péchés qu'on a commis.
Dites la même chose en d'autres termes, Jésus-Christ a établi les prêtres pour juger; or un juge ne peut prononcer sans connaissance de cause.
Ne pourtait-on pas dire que les prêtres ne sont pas juqes, mais qu'ils sont seulement établis pour déclarer que les péchés sont remis ? Non, cela ne se peut dire.
Pourquoi non? On ne donne pas les clef» pour déclarer que la porte est ouverte, mais pour l'ouvrir ou la fermer.
Que concluez-^ous de là ? Puisque Jésus- Christ a donné les clefs aux apôtres et à leurs successeurs, c'a été pour délier les conscjen* ces, et non seulement pour déclarer qu'elfes sont déliées.
Rapportez-nous Us paroles de 5. Jean dans la première Epitre, chap. i. « Si nous confessons nos péchés , Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner. »
Rapportez-noUs les paroles du Sage^ au chapitre xxviii des Proverbes. « Celui qui cache ses péchés tombera dans régarement; mais celui qui se confesse et se corrige obtiendra miséricorde. »
§ 2. F a-t-il des exemples dans VEcriture que les premiers chrétiens aient confessé leurs péciiés? Nous lisons dans le xix chapitre des Actes des apôtres, que les fidèles venaient déclarer aux apôtres ce qu'ils avaient fait , et qu'entre autres ils s'accusaient de ce qu'ils s'étaient occupés des sciences curieuses. Qu est-ce que les apôtres leur ordonnèrent?
hïï!