‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 107 sur 400 · MARIAGE DE LA SOEUR DE HENRI AVEC LOUIS XII · texte numérisé non relu

MARIAGE DE LA SOEUR DE HENRI AVEC LOUIS XII

même par son beau-père, en qui il avait eu jusque-là une confiance inébranlable, Henri se jeta entre les bras de la France. Un des prisonniers de Guinegate, Louis d'Orléans, duc de Longueville, consentit, sur la demande de Wolsey, à proposer un rapprochement entre les deux rois de France et d'Angleterre.

Louis XII venait de perdre sa femme, Anne de Bretagne ; il n'en avait pas eu d'enfants. S'il épousait la princesse Marie, il serait probablement plus heureux. Ce mariage deviendrait, entre les deux monarques, la base d'une alliance étroite et durable.

Il fallait, il est vrai, persuader à une jeune fille qui avait seize ans à peine, qu'il n'y avait pas de disproportion d'âge entre elle et un prince de cinquante-trois ans, usé par les fatigues des camps et les agitations de la politique. On demanda à la princesse Marie si elle voulait renoncer au prince Charles ; elle répondit qu'elle ne l'avait jamais aimé, mais elle ne dit pas si elle n'avait pas donné son cœur à un autre, par exemple, à quelque grand seigneur de la cour d'Angleterre ^.

Quoiqu'il en soit, elle se maria, le 13 août 1513, à Louis XII, représenté à Greenwich par le duc de Longueville. Le o novembre suivant, elle était couronnée reine de France à Saint-Denis. Parmi les filles d'honneur qu'elle avait emmenées et qui restèrent à son service, se trouvait Anne de Bouleyn.

Il était contraire à la politique anglaise de risquer de transférer par héritage la couronne de la Grande-Bretagne à un étranger ou à une étrangère. Mais, d'une part,

1. On sail qu'elle aimait le duc do Sullolk, à i\n'\ ello se remaria, quand elle devint veuve.

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