‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 400 sur 400 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Chapitre premier. — Comment le premier projet de divorce fulil conçu par Henri VIII 'f — Craintes de nouvelles guerres civiles, de la part des lords el des grands du royaume, si le roi n'a pas d'héritier. — Refroidissement de Henri VIII pour la reine, quoi<|ue la conduite de celte princesse n'eût donné lieu à aucune plainte. — Excuses données au projet de divorce de Henri VIII par ses apologistes. — Fausseté do ces excuses. — La théologie et la politique fournissent i ce princo des excuses après coup ' ' '

Chap. II. — La conduite privée de Henri VIII fut-elle exemplaire pendant les premières années de son mariag.' : la piété réelle qu'il professait alors le préserva-t-elle de toute faiblesse morale? — Que faut-il penser de l'aventure de Comton révélée récemment par la correspondance inédite d'un ambassadeur espagnol? — La haine que courut Henri Vlll contre Buckingham n'eut-elle pas pour première origine celte m>'Stérieuse aventure? — Cette condamnation à mort doit être imputée au roi lui-même plutôt qu'à Wolsoy. — Portrait de Wolsey d'après les ambassadeurs vénitiens. — Dans quel sens devraient être modillées les appréciations des ambassadeurs? ' '

CiiAP. III. — Intrigue amoureuse de Henri VIII avec Elisabeth Blount. — Il en a un fils, le duc de Richeraond, à qui, encore enfant, il décerne des honneurs presque royaux. — Il lui donne la préséance sur sa fille Marie, -— Refroidissement croissant de Henri VIII pour la reine Catherine 127

Chap. IV. — Origine et position sociale des Boleyn. — Leur moralité et celle de leur coterie. — Influence de cet entourage sur Henri VIII. — Anne de Boleyn à la cour de France. — Sa sœur Marie, maîtresse de Henri VIII. — Anne rappelée en Angleterre. — Son portrait, ses succès à la cour de Henri. — Trames ourdies contre Catherine par Anne de Boleyn et sa famille. — Dans quelle mesure Wolsey adhère-t-il à ces complots 133

Chap. V.— Consultations théologiques sur la validité du mariage de Catherine d'Aragon. — Comédie judiciaire concertée entre Wolsey et Henri VIII par rapport à la nullité prétendue de ce mariage. — Cette comédie reste secrète et sans dénoûment.

— Prise et sac de Rome par l'armée impériale. — Henri VIII tente de resserrer son alliance avec François I" contre l'empereur. — L'initiative de l'idée du divorce attribuée à l'évêque de Tarbes, allégation fausse et prétexte spécieux. — Négociations matrimoniales et autres entre la France et l'Angleterre-

— Mariage projeté de la princesse Marie avec François P'', ou avec son second fils, le duc d'Orléans. — Des difficultés s'élèvent sur quelques clauses du traité entre Wolsey d'une part, et, d'autre part, avec le vicomte de Turenne et l'évoque de Tarbes, ambassadeurs français. — Conclusion du traité. — Réceptions solennelles et fêtes au palais de Greenwich 149

Chap. VI. — Projet perfide de Cranmer.— Catherine demande à se défendre. — Arrivée à Londres de Mendoza, ambassadeur d'Espagne. — On l'empêche longtemps de voir la reine en particulier. — Wolsey part pour la France. — Mendoza en profite pour communiquer plus facilement avec Catherine. — Impopularité de Wolsey, popularité de la reine. — Mendoza découvre et annonce les préparatifs du procès de divorce. — Consultation demandée à des théologiens et leur réponse évasive. — Cruelles explications de Henri VIII avec Catherine.

— Mendoza raconte cette scène domestique à l'empereur. — Charles-Quint prend le parti de sa tante auprès de Henri, et agit en même temps en sa faveur auprès du pape- -- Conseils insidieux de Gardiner à Mendoza. — Lettre affectueuse de Charles-Quint à sa tante.— Catherine cherche à préparer sa défense 167

Chap. VII. — Double mission du cardinal Wolsey.— Magnifi-

TABLE DES MATlferiES. oG?

que cortège du cardinal ambassadeur. — Sa rencontre avec l'archevêque Warham •. sa visite à Fislier. évoque de Rochester. — Il travaille avec ces prélats pour le divorce et contre Catherine. — Prière de Wolsey au tombeau de saint Thomas de Cantorbéry. — Expédients qu'il propose dans sa correspondance avec Henri VIII. — Wolsey en Franco. — Dans un intérêt politique, Charles-Quint semble le ménager. — Marie est promise au duc d'Orléans. — Les autres clauses du traité d'alliance sont également arrêtées et signées. — Wolsey aborde enfin la question du divorce avec Louise de Savoie.

— Mais cette princesse ne veut pas lui laisser espérer, même éventuellement, le mariage d'une fille de France avec Henri VIII. — Il revient donc en Angleterre après avoir échoué dans cette partie de sa mission 1 89

Ch.vp. VIII. — Retour de Wolsey en Angleterre.— Traité théologique de Henri contre la validité de son mariage avec Catherine. — Clément VII prisonnier au château Saint-Ange. — Henri lui envoie son secrétaire Knight qui échoue dans sa mission, — Wolsey reprend la conduite de cette alTaire. — Il donne des instructions et une mission nouvelles auprès de Clément VII à Casale, qui habite l'Italie, puisa Fox et à Gardiner qui partent d'Angleterre , et qui trouvent !»• pape échappé du château Saint- Ange et réfugié à Orvietto. — Dénùment et isolement de Clément VII. — Singulières dépêches et lettres remises à Gardiner et à Fox par Wolsey. — Scène violente que Gardiner fait au pape. — H obtient la dispense conditionnelle, telle qu'il l'avait demandée, mais les termes de la commission sont remaniés et ne donnent pas un pouvoir absolu et sans appel aux deux légats chargés de juger l'alfaire du divorce. — Le cardinal Gampeggio est adjoint à Wolsey comme membre de la commission ou cour ecclésiasliqup. — Wolsey affirme devant le docteur Fox ijuil jugera suivant sa conscience, quoi((u'il puisse arriver •

Chap. IX. — Le défi des deux rois et réponse do l'empereur.

— Politique et attitude de Wlosoy jus<|u'ù l'arrivéo du cardinal Gampeggio. — De la nomination d'une abbesso do Wilton, mécontentement violent de Henri VIII et sa correspondance avec Wosley au sujet de cette alluiro. — Maladie épidémi((ue de la suetto. — Henri se rapproche momunUnément de Catherine. — Lettre de co prince à Anne de Holoyn et de colle-ci a Wolsey. — Lady Anne y Qirectc des sonlim.Mîts reliffieux : mais elle cherche à suboruor son juge futur ""

Chap. X. — Gampeggio en Fr^mc', — Son entrevue diploma-

tique avec P>ançois I^r. — Wolsey apprend que Campeggio ne sera ni complaisant, ni corruptible. — Un grand cortège va au-devant de Campeggio, on lui prépare une magnifique réception à Londres et à Greenwich. — Les souffrances de la goutte retardent son arrivée. — Visite empressée et officieuse de Wolsey à Campeggio. — Conférence privée du légat avec Henri VIII. — Visite des deux légats à la reine Catherine : leurs exhortations et réponse de la reine. — Conseil de défense donné à Catherine par Henri VIII, qui désigne les membres de ce conseil. — Campeggio entend la reine en confession. — Autre conférence officielle des légats avec la reine. — Irtipatience du roi et nouvel entretien qu'il a avec Catherine. — Obsessions des nombreux prélats du parti de Henri VIII auprès de la malheureuse reine 251

Chap. XI.— Lettre de Charles-Quint.— Démarches de Mendoza auprès de Campeggio. — Interrogatoire officieux et odieux que l'on fait subir à la reine.— Effet produit par l'exhibition de la copie du bref de dispense qu'on argue de faux.— Démarches faites à Rome et en Espagne pour se procurer l'original de cette pièce. — Les conseillers de la reine lui persuadent d'écrire elle-même à l'empereur pour le prier d'envoyer cet original à Londres : opposition de Mendoza. — Allocution du roi aux aldermens.— Situation morale de la cour et faveur croissante d'Anne de Boleyn ; mécontentement popu'aire 273

Chap. XII. — Montoya, agent de Catherine, envoyé à Rome.— Rapports secrets de la reine avec Metaxuela, ambassadeur impérial auprès du souverain pontife. — Henri VIII envoie à Rome, d'abord Bryan et Vannes, puis Knigth et Benett. — Étranges instructions qu'il leur donne, son recours au pouvoir absolu du pape. — Tracasseries pénibles qu'il suscite à la reine. — Plaintes et protestations touchantes de Catherine • 287

Chap. XIII. — Démarches infructueuses de Casale pour obtenir que le pape fasse accélérer le procès du divorce. — Deux autres agents anglais, Bryan et Vannes, vont traiter à Rome la question du bref prétendu faux. — Leurs objections réfutées par l'ambassadeur impérial Micer Mai et par le cardinal Santa-Groce. — La stratégie politique de Wolsey ne plaît ni à Rome, ni à Londres; — La France se rapproche de l'empereur. — Maladie de Clément VIL — Candidature de Wolsey au siège pontifical Clément VII, échappé au danger et à peine convalescent, est obsédé par les agents anglais, il leur résiste avec fermeté. — Il a une conférence avec Micer Mai et lui promet de ne jamais autoriser le divorce. — Mi-

cer Mai lui remet une lettre touchante de la reine Catherine.

— Plaintes vaines des ambassadeurs anglais 207

Chap. XIV. — Exhibition officielle en Espagne de l'original du bref de dispense en présence des ambassadeurs anglais. — On leur délivre une copie authentique de cette pièce. — Wolsey change de politique ; il veut avant tout expédier l'alFairo du divorce. — La cour des légats se constitue et fait donner des assignations aux parties. — Lettre do l'empereur à Catherine. — Dispositions douteuses de Campeggio. — Il rc<;oil froidement la reine. — Première réunion de la cour ecclésiastique. — Les parties comparaissent, audience solennell»du 21 juin. — La reine se jette aux pieds de Henri Vlil et lui adresse une magnifique protestation contre la persécution dont elle est l'objet. — Vive émotion dans l'auditoire. — Catherine récuse ses juges, en appelle au pape et se retire. — Les légats reçoivent et font constater son appel, mais ils croient devoir passer outre. — Comme elle refuse de comparaître de nouveau, ils la déclarent contumace. — Intérêt populaire qu'elle excite. — Attitude de Henri VIII, après que Catherine est sortie de la salle d'audience 313

Chap. XV. — Embarras de Campeggio. — Henri VIII reconnaît que Wolsey n'a pas été le premier mobile du procès de divorce. — Comparution de Fisher, évéque de Rochester, et sa courageuse allocution adressée aux légats. — Stupéfaction générale dans l'auditoire : vive impression au dehors. — Protestation de Wolsey. — Irritation de Henri VIII et son pamphlet contre Fisher. — Sa vengeance réservée pour un autre temps. — Sollicitations en sens contraires des agents impériaux et des agents anglais auprès du pape. — La correspondance de Campeggio avec Rome arrêtée quelque temps par la police anglaise. — Casale annonce à Henri VIII que le pape s'est décidé à évoquer ti Rome le procès du divorce. — Sur la demande de Henri, les deux légats tentent encore une tlémaiche officieuse auprès de Catherine : ils renconlient toujours chez elle la même fermeté. — Les légats tiennent une dernière séance judiciaire le 23 juillet et ajournent l'afTairo jiisques après les vacances. — Altercation de Wolsey et du du.de Suffolk. — Quinze jours après cette dernière audience, l.i bulle d'évocation du pape est publiée à Londres — ^»^I

Chap. XVI.— Position prise par Henri VIII après l ajournemeiii du procès de «livorce par les légats et après révocation de la cour de Rome. — Défaveur du i-ardinal Wolsey. — Ufun traite d'une manière très dilférenle Wolsey et Campe^'uMo. —

— Cependant ce dernier est arrêté à Douvres et iudign.'menl

.j70 table des matières.

fouillé. — Puis on le met en liberté. ~ Wolsey est disgracié, on lui retire les sceaux et toutes ses dignités temporelles. — Il est poursuivi criminellement. — Profond désespoir de cet homme d'État. — Humbles supplications qu'il adresse à Henri VIII. — Mis en accusation devant «ie Parlement, il est acquitté pour fait de trahison, mais on le condamne ensuite pour violation du statut de prœmunire.— Henri lui pardonne et ne fait confisquer qu'une partie de ses biens. -- Il est exilé dans son diocèse, vie exemplaire qu'il y mène. — Espionné et trahi par son médecin, il est arrêté sous la prévention de haute trahison. — Pendant qu'il s'achemine vers Londres, il tombe malade et meurt. — Ses modestes funérailles à l'abbaye de Leicester. — Henri perd en lui un grand ministre et un utile modérateur de ses passions 331

CfiAp. XVII. — Situation politique de l'Angleterre.— Henri Vlfl absorbé par sa passion. — Consultations sur l'affaire du divorce demandées aux Universités principales de l'Europe. —■ Pression exercée sur celles d'Oxford et de^Cambridge. — Pour obtenir la faveur des Universités de France, et en particulier de la Sorbonne, Henri fait de grandes concessions pécuniaires à François pr. — Du Bellay et le maréchal de Montmorency visitent eux-mêmes les docteurs en théologie de Paris, ils emploient toute leur influence pour les gagner à la cause de Henri VIII. — Disputes violentes entre les docteurs, tumulte et désordre. — On ne peut pas constater avec certitude en faveur du divorce une majorité régulière. — En Italie, les agents de Henri VIII parviennent à corrompre plusieurs docteurs de Bologne, de Ferrare et de Padoue. — Cependant le succès de leurs démarches n'est pas complet. — On découvre que des procès-verbaux ont été supposés ou falsifiés. — En Allemagne, les Universités se montrent unanimement contraires à l'annulation du mariage de Catherine. — Les ambassadeurs impériaux à Rome et en France protestent contre les irrégularités des déclarations universitaires. — Pétition présentée au pape par quelques seigneurs anglais pour faire valoir des raisons politiques et autres en faveur du divorce. — Réponse négative, et en môme temps ferme et digne de Clément VII. — Cromwell, dans un entretien qu'il a avec Réginald Polus, lui prêche la complaisance la plus servile pour tous les désirs du prince. — Courageuse attitude de Polus en présence du roi. — Henri se montre généreux et lui pardonne. . , 375

Chap. XVIII. — Les nouveaux ministres de Henri VIII. — Le docteur Gardiner, ses antécédents et ses services diplomatiques. — Thomas Morus, fils d'un juge du banc du roi, lui-

même est avocat et député : il devient leader des communes.

— Sa piété, son instruction, son éloquence. — Cromwell, son origine et ses premières aventures. — Sa carrière politique, il se montre hostile à l'Église. — Couronnement de Charles- Quint à Bologne. — Ambassade auprès du pape et de l'empereur, confiée au comte de Wiltshire, père d'Anne de Boleyn, Cranmer l'accompagne comme théologien. — Accueil froid et hautain de Charles-Quint. — Henri VIII découragé est sur le point d'abandonner lady Anne et do revenir k Catherine. — Sous l'inspiration des Boleyn, Cromwell tente un coup hardi, il demande une audience particulière à Henri VIU, l'endurcit contre tout remords, et devient son mauvais génie. — H fuit passer des résolutions favorables au divorce et un premier bill de suprématie, d'abord à la convocation du clergé, puis

aux deux chambres du Parlement 309

Chap. XIX. — Nouvelle pression vainement tentée sur Catherine. — Sa disgrâce et son renvoi de la cour. — L'état d'hostilité contre Rome va toujours croissant en Angleterre. — Bref d'avertissement adressé par Clément VII à Henri. — Suppression des Annates par le Parlement. — Proposition du député Nicolas Temse favorable à Catherine. — Démission du chancelier Thomas Morus. — Nouvelle ambassade anglaise à Rome.

— Henri ne veut pas se faire représenter devant la cour du consistoire par un procureur fondé, il envoie un excusaleur.

— Dispute très vive entre les ambassadeurs impériaux et les agents anglais. —Clément VII accorde à ceux-ci de nouveaux délais et réclame l'intervention de François V', dans cette affaire : excellente attitude de ce prince -4'^

Chap. XX. — Jean du Bellay flatte les caprices d'Anne de Boleyn. — Anne de Boleyn créée marquise de Pembroke. — Entrevue de Ileupi VIII et de François V^ à Boulogne. — Aucune femme de la cour de Franco ne veut y assister. — Mariage secret de Henri VIII et d'Anne de Boleyn. — Cranmer nommé archevêque de Canlorbéry et agréé par le i>Ape.

— Son sacre et son serment restrictif. — Sévères et justes reproches que lui adresse Réginald Polus. — Opinion do Bossuet

sur ce prélat ^^'^

Chap. XXF. — Portrait do Clément VII par un ambas8a<le»ir vénitien. — Comédie judiciaire jouée oiilro Cranmer et Henri.

— Assemblée de prélaUi et de théologiens où une fort© majorité se prononco on faveur du divoroe. — Une ro>U' ecrlésiastique, instituée par Cranmer, prononce le divorce do Ilonri VIII et de Catherine d Aragon. —Cranmer conllrmo ol légitime le mariage contracté par le roi avec Anne do Boleyn. — Corres-

pondance de Catherine avec sa fille. — Signification du jugement à Henri VIII et à Catherine. — Catherin© ne veut pas renoncer à son titre de reine. — Ses protestations et ses ratures, elle remporte sur le roi une véritable victoire morale 445

Chap. XXII. — Annulation par le pape de la sentence du divorce, et menaces d'excommunication contre Henri YIII. — Guillaume du Bellay de Langey, ambassadeur de France en Angleterre. — Le cardinal de Tournon, ambassadeur à Rome. — Norfolk et les ambassadeurs anglais en France. — Ils travaillent à séparer la France de Rome et Norfolk conseille à François P^ de nommer un patriarche gallican. — Norfolk accuse la politique française de faiblesse envers la cour romaine. — Entrevue de Clément VII et de B'rançois.P'" à Marseille, mauvaise attitude des ambassadeurs anglais qui y assistent. — Mission conciliatrice de l'évêque Jean du Bellay en Angleterre et en Italie. — Bien accueilli de Henri VIII, il se rend ensuite à Rome, il envoie une dépêche au roi d'Angleterre. — Henri VIII continue, malgré les promesses faites à du Bellay, d'empiéter sur les droits de l'Église romaine. — Sentence rendue par le consistoire des cardinaux en faveur du mariage de Catherine, bulle du pape qui se prononce dans le même sens. — Joie et réjouissances des impériaux qui se trouvent à Rome. — La réponse de Henri à la dépêche de Jean du Bellay arrive deux jours après la sentence du consistoire, mais cette dépêche ne pouvait pas avoir d'importance. — A Londres , pendant que les cardinaux délibéraient encore , l'Église anglicane se constituait. — La condamnation de Henri VIII était devenue nécessaire. — Clément VII avait poussé jusqu'aux dernières limites les temporisations, les concessions et les ménagements. — Importance de ce procès et de ce jugement 455

Chap. XXIII :

g 1. Henri VIII devient peu à peu persécuteur. — Sermon véhément d'un religieux franciscain de l'Observance, en présence du roi, qu'il compare à Achab. — Le lendemain Henri envoie son chapelain au couvent de l'Observance. — Le conseil des ministres condamne d'abord le prieur et le prédicateur, puis tous les religieux du couvent , au bannissement hors du royaume. — Réalisation, dans une certaine mesure, de la prophétie faite au nouvel Achab 479

g 2. Le père Forrest et sa correspondance avec Catherine.— Les prédications de l'extatique Elisabeth Barton. — On incrimine, sous le rapport politique, les i-elations

TABLE DES MATIÈRES. o73

de Fisher et de Thomas Morus avec elle. — Fisher poursuivi et mis à l'amende, Morus justiQé en celte occasion. — Interrogatoire et réponse de Thomas Morus. — On met Morus et Thomas Fisher à la tour de Londres, pour n'avoir pas voulu prêter le serment de succession. — On conOsque leurs biens et on les retient au cachot. — Suprématie spirituelle du roi proclamée dans tout l'empire britannique, — Fisher et Morus refusent de prêter serment à cet acte de suprématie. — Condamnation, supplice et attitude héroïque de Fisher. — Procès criminel, défense. et condamnation de Morus. — Sa fermeté, sa mort. — Indignation que ce supplice inspire au monde politique et lettré de l'Europe. — Supplices de plusieurs religieux 48i

Chaf. XXIV. — Prétendue conspiration de Catherine. — Visite à Bugden de deux prélats, commissaires de Henri. — Exigence de la prestation de serment, résistance de Catherine et de ses serviteurs. — Arrestation de ses deux chapelains, lettre touchante qu'elle adresse au roi. —Elle n'obtient qu'une partie de ce qu'elle demande. — Elle refuse là résidence de Fotheringay et accepte d'être transférée à Kimbolton. — Sa détresse. — Générosité d'un laboureur. — Lettre de Catherine au père Forrest, réponse du père Forrest.— Scène faite à Catherine par des commissaires de Henri VIIT VJ7

Chap. XXV :

g r. — Lettre (jue Catherine adresse à Henri VIII. — Visite qu'elle reçoit de lady \Villoughb\ , son amie d'enfance.—L'ambassadeur d'Espagne, Eustache Cliapuys, se fait aussi introduire près de la reine. — Fin admirable de Catherine. — Ses dernières dispositions. — Il porte le deuil de Catherine comme étant sa bellesœur

jj II. — Portrait de Catherin»-. — Son apothéose iK)lilique

par Shakespeare 515

Chap. XXVI.— Anne de Boleyn semble devenir plus sérieuse et concevoir un effroi salutaire de lexcès de ses prospérités. — Sa conversion n'est (\ue superlicielle. — Elle devient jalouse de Jane Seymour. — Scène violente qu'elle a avec le roi. son accouchement prématuré. — Refroidissement et jalousie de Henri Vlll : il nomme une commission d'enquête pour e.xaminer la conduite de la reine .\nne. — Le tournoi de Grtsonwich, grave imprudence d'Anne de Holeyn. — Son arrestation. — Son père et son oncle figurent jiarmi les juge< .'ommis>ai-

olï TAULE DliS MATIERES.

res, mais son père ne juge que les quatre complices présumés.

— Un le dispense de siéger le jour où Anne comparaît à, la barre. — Le duc de Norfolk, oncle de la reine, préside la cour qui la condamne. — C'est lui qui prononce la sentence de mort. — Anne de Boleyn donne des marques de sa piété et de son repentir. — Son âme semble se relever aux approches et au moment de la mort. — Joie indécente de Henri VIII.

— Le lendemain même du supplice d'Anne, il épouse Jane Seymour 519

Ghap. XXVII :

§ 1. Proclamation delà suprématie spirituelle de Henri VIII. — - Correspondance de Starkey et de Réginald ou Reynald Polus. — Traité du docteur Sampson sur la suprématie. — Quelle était l'opinion de Polus à ce sujet?

— Il ne se prononce qu'en envoyant à Henri VIII son traité De unione ecclesiastica 539

'i 2. Suites immédiates du bill de suprématie. — Spoliation des monastères et révolution dans la propriété territoriale de l'Angleterre par la distribution de ces biens ecclésiastiques à la gentry et à l'aristocratie des campagnes, pour la gagner au schisme nouveau. — Emploi de la terreur pour gagner l'aristocratie de cour.

— Adhésion de la classe moyenne à la prétendue réforme. — Rébellion populaire étouffée dans le sang, après de menteuses promesses d'amnistie. — Paupérisme et vagabondage réprimés par des lois dures et cruelles 545

g 3. Conséquences politiques du bill de suprématie, conséquences religieuses. — Possibilité du retour d'un césarisme anti-chrétien 553

Notes et éclaircissements :

1» Sur un confesseur de la reine Catherine 557

2*^ Pourquoi la reine Catherine ne se réfugia-t-elie pas en Espagne cpiand elle fut renvoyée de la cour et répudiée par Henri VIII ? 558

3» Annulation de la sentence favorable au divorce par un bill

des Chambres, sur la proposition de la reine Marie. . . 559

i" Sur les prétendues hésitations ou instabilités du cardinal Polus, suivant Pascual de Gayangos, éditeur des derniers volumes du Galcndar 560

Le l'uy, iinpriiuerie .Marcheissou tih, boulevard St-Luui'cut.

I a Bibliothèque Université d'Ottawa Echéance

The Library University of Ottawa Date Due

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