SCÈNE XII
Les Mêmes, HÉLÈNE.
HÉLÈNE, sur la porte de la Heine. Et ce retour, monsieur le comte, quand doit-il avoir lien ?
saint-andré. Vous, madame!... encore vous!... [Fur leur. ) Mais que venez-vous faire ici ?
Hélène. Vous voulez le savoir : je suis venue vous trouver ici pour dire â cet enfant : en remplissant cette mission, c’est à la honte, que dis-je? h la mort que tu marches, car ces papiers doivent causer la ruine, le déshonneur de la France.
stelli. Grand Dieu!...
saint-andré, furieux. Taisez-vous, madame, taisez-vous !
hêi.éne. Oui, ces papiers contiennent une trahison infâme ; ces papiers ne sont autres qu'un traité qui livre la France aux armes étrangères. (Mouvement de Suint-An ri.) Osez le nier, monsieur le comte... Et c'est toi, Stelli, toi, qu’ils ont choisi pour accomplir cette lâcheté ; mais je veillais sur toi, car je ne veux pas que tu te déshonores, et je suis accourue pour te dire : Anéantis cet horrible marché, foule aux pieds ces papiers, dont le contact te souilles et dont la remise an roi d’Espagne te couvrirait à jamais de honte et d'infamie.
STELLI. Oh! trahison! trahison!
saint-andré. Y songez-vous, madame?
une telle supposition... Obéissez, Stelli, obéissez!
Hélène. Et moi, sa mère, je lui ordonne de rester.
saint-andré, avec une fureur concentrée.
CATHERINE DE MÉDIC1S.
Sa mère!... Oh! oui! Eh bien donc, opprobre sur vous, madame, vous l'aurez voulu; opprobre sur vous, car devant ce jeune homme je vous jetterai au visage ces mots qui doivent à votre tour vous couvrir de honte.
STELLI, la main à son poignard. Silence, monsieur le comte, car ces paroles, je ne vous laisserais pas le temps de les prononcer.
saint-andrê. Oh ! je inc vengerai de tous deux... Ces papiers, monsieur, ces papiers...
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