SCÈNE XI
Les Mêmes, STELLI, Seigneurs, Stite.
SAINT-ANDiifc. Vous avez ét é témoins de l'offense... il faut que vous le soyez aussi de la réparation. . . Allons, valets, dix coups d'étrivières sur les épaules de ce rustre...
obéissez !
HÉLÈNE. Et moi, je vous le défends!...
SAINT-ANDRÉ. Obéissez, vous dis-je!
STELLI , aux valet ». Arrière, mananLs!...
Ne savez-vous [vas que j'appartiens il la reine?. . Penses à ce que vous allez faire, monseigneur; c'est la honte... le déshonneur pour moi...
SAINT-ANDRÉ. Assez; obéissez, vous dis-je !
Stelli. C'est la honte, le déshonneur pour moi, vous dis-je... La honte aussi |>our vous, car cette action... est celle d'un lâche.
SAINT-ANDRÉ. Oh! c’en est trop! ce sera donc moi qui chàiierai cet insolent vassal!
Il tire son épee et vient pour en frapper Stelli. STELLI, le frappant rie tun poignard.
Quand le vassal sera désarmé, monseigneur !
tous. Ah!
Hélène tombe iiur un banc , Blanche es t à genoux devant elle.
blanche. Ma mère, ma mère !
SAINT-ANDRÉ. Misérable!
L'officier. Votre sang coule , monseigneur !
SAINT-ANDRÉ, furieux. Non... une légère égratignure.
stelli, arec ironie. Jugez de la blessure par l'arme qui l'a faite... et que Dieu nous juge, monsieur le comte...
11 jette son poignard à ses pieds, un Officier le ramaaae.
SAINT-ANDRÉ, regardant le poignard. Les armes de Médicis!... Oh! oui, cette blessure doit être mortelle ! (Furieux.) Mais il me reste encore assez de temps pour te faire infliger la punition réservée aux traîtres.
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