SCENE X
Les mêmes , CATHERINE, pâle et s'essuyant les yeux.
Vous m'appelez, rnon frère?
MAURICE, se contenant.
Viens ici, mon enfant, ma bonne petite Catherine!... (La regardant.) Eh bien!... qu'est-ce que c'est que ça?... nous avons du chagriji... nous avons les yeux rouges!...
Oh! ce n'est rien!.. .
MAURICE , d'un air goguenard.
Oui... une lubie de jeune fille... un nuage... je me charge de ramener le beau temps !... (faisant (les signes à Charles qui se montre un peu.) Dis-
donc, Catherine... le lieutenant vient de me par- 1er...
CATHERINE, troublée.
Le lieutenant?...
MAURICE, de môme.
C'est un brave homme... n'est-ce pas?... une figure assez... et puis un cœur tout à fait... franc, un cœur loyal qui n'y va pas par quatre chemins!... Il prétend qu'il t'aime.
Oui, je le crois...
MAURICE
Et toi ?..,
Moi?...
LOUISE, vivement.
Oh ! elle l'aime aussi... Ce trouble!... ce tremblement...je m'y connais... voilà jusic comme j'étais il y a deux ans.
CATHERINE, d'un air abattu.
C'est vrai !...
CHARLES , à part.
Qu"entends-je!
Je l'aime de toute mon àme... je l'aimerai toute ma vie... j'en suis sûre!
MAURICE
Vivat !
CATHERINE, avec fcrnicié.
Mais jamais je ne l'épouserai...
chaules, à part.
O ciel!...
LOUISE
Que dit-elle?
MAURICE, revenant à .sa gauche« Et pourciuoi ça, s'il vous plait?
Parce que j'appai tiens à un autre; qu'il a ma