‹ Catholicisme, protestantisme et infidélitéChapitre 35 sur 62 · COMMUNION · texte numérisé non relu

COMMUNION

La pratique de donner la communion sous une seule espèce est loin de vous satisfaire ; vous prétendez qu'en donnant le corps de

* Luc. xxii. 19. 1 Cor. ix. 24, et suiv. f Malacli. i. 11.

Jésus-Christ nous privons les iidèles de la réception de son sang. C'est encore une fausse interprétation et une erreur. L'Eglise Catholique enseigne que ni le corps de Jésus-Christ n'est séparé de son sang, ni le sang de son corps ; mais qu'ils sont l'un et l'autre sous chaque espèce. Elle enseigne que Jésus- Christ est vivant, et par conséquent, après la consécration il est tout à la fois sous l'espèce du pain, et sous celle du vin, et que ceux qui le reçoivent dans la communion, le reçoivent vivant et entier, tel qu'il est dans le ciel, aussi bien sous une seule espèce que sous les deux espèces. Toute autre pensée sur la communion est une erreur grossière ; elle supposerait que Jésus-Christ est encore mortel, et qu'il est présent sous les espèces, non dans un état de vie, mais dans un état de mort. Il a dit luimême ; " Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement."*

Dans les premiers siècles de l'Eglise, la communion était souvent donnée sous une seule espèce, ceci résulte du témoignage de l'histoire. A une époque subséquente, de graves raisons

portèrent l'Eglise à faire de cette pratique une règle générale. Une des raisons, c'est qu'en

* Jean vi. 52, et 59 en substance.

donnant la communion à un grand nombre de personnes sous l'espèce du vin, il est presque impossible d'éviter toute espèce d*'irrévéreuce. Une seconde se tire de la rareté du vin dans plusieurs contrées; mais 1^ motif principal fut la suite d'une erreur enseignée par quelques hommes. Ils prétendaient que dans tous les cas, la communion devait être donnée aux laïques sous les deux espèces.

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