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éprouve des besoins multipliés auxquels la grâce de Dieu est seule capable de pourvoir.
Dans l'Eglise Catholique chacun des besoins de l’âme est amplement satisfait. Elle enseigne que pour chacune de nos nécessités spirituelles, Jésus-Christ a établi des moyens spéciaux de grace; ce sont les Sacrements.
Le Catholique fidèle aux devoirs que sa religion lui prescrit, est le seul qui puisse se former une idée juste des consolations dont ils deviennent la source.
L'Eglise enseigne donc que Jésus-Christ a institué sept sacrements; que chacun d’eux pourvoit à une nécessité particulière, et que tous ensemble ils fournissent à l’âme les secours qu’elle reclâme. Comme il existe une certaine analogie entre la vie de la nature et la vie ds la grâce, il existe aussi une espèce d’analogie entre les besoins de l’une et les moyens fournis par l’autre. Dans l’ordre naturel, l’homme doit naître, il a besoin ensuite de prendre des forces et de la nourriture ; s’il tombe malade, il lui faut des remèdes. Dans l’ordre de la grace, il reçoit une nouvelle naissance spirituelle par le Baptème. Il est fortifié par la Confirmation, nourri par la sainte Euchariste, et rendu à la santé de l’âme par le moyen du sacrement de Pénitence. D'ailleurs, la vie chrétienne se
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partage en deux états différents—l’état ecclésiastique, et l’état séculier. Deux autres sacrements ont été institués—le sacrement du Mariage et celui de l'Ordre. Le premier sanctifie l’union de l’homme et de la femme; le second communique le pouvoir requis pour remplir dignement les fonctions du saint ministère, l’un et l’autre communiquent la grâce particulière adaptée aux devoirs particulière de cette double vocation. Enfin, à la mort, des forces plus grandes, et des consolations plus abondantes deviennent indispensables à l’homme, puisque ses dernières actions doivent décider de son sort pour l'éternité. Voila pourquoi Jésus-Christ, suivant l’enseignement de lEglise, a institué le sacrement de l’Extrème Onction.
Des sept sources des grâces que je viens d'indiquer, le protestantisme n’en conserve que deux, ou plntôt il les rejette toutes. A la vérité, la généralité des Protestante «mettent le Baptème comme sacrement, quoiqu’un grand nombre d’entre eux ne le considèrent que comme ‘ne simple cérémonie qui ne produit aucune grâce. Au reste qu’ils le reçoivent où non comme tel, ce sacrement ne leur appartient nullement, car, comme je le ferai voir dans la suite de cet ouvrage, il n’y a qu’une
seule église véritable, l'Eglise Catholique, dont la porte est la Baptème, de sorte que tout homme validement baptisé est membre, non d’une secte protestante, mais de l’Eglise. Quant à la sainte Eucharistie, les Protestants ne l’ont retenue que de nom; rejetant, comme ils le font, le sacrement de l'Ordre, ils m'ont ni évèques ni prètres légitimes qui aient le pouvoir de changer le pain et le vin au corps et au sang de Jésus-Christ.
Admettant cependant que vous avez réellement le Baptème et l’Eucharistie, il n’en est » pas moins vrai que votre doctrine vous prive des consolations renfermées dans ces deux 5acrements et dans les cinq autres. Je vais le prouver avec quelques détails.