‹ Catholicisme, protestantisme et infidélité [microforme]Chapitre 19 sur 80 · TRI Ë { A · texte numérisé non relu

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dépend son bonheur où son malheur dans le temps et dans l'éternité.

L'Eglise Catholique nous enseigne que pour satisfaire à ce nouveau besoin, Jésus-Christ à élevé le Mariage à la dignité de sacrement et lui en a donné toute l'efficacité. Ce genre de vie qui, au premier coup d'œil, semble n’avoir rien que de profane, est sanctifié et spiritualisé ; la hauteur même où il est placé par la grâce est si grande, qu’il est le symbole de l’union de Jésus-Christ avec son Eglise.

Ainsi les fruits de la Rédemption, telle qu’elle est comprise par l'Eglise Catholique, s'appliquent à toutes les conditions de la vie, et les exaltent en les sanctifiant.

Un autre article de la doctrine catholique contribue fortement à rendre le mariage saint, et tend à inspirer au mari et à la femme un sentiment profond «2 respect mutuel, —je parle de l’indissolubilité du lien qui les unit l’un à l'autre. Leur union ne doit avoir d’autre terme que celui de leur vie, comme l’union de Jésus-Christ avec son Eglise n’a d’autres limites que celles de léternité. Par ce moyen la sainteté du sacrement se réfléchit abondamment sur toute la famille.

Le protestantisme en rejetant le sacrement de Mariage prive les chefs de ‘amille et la

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famille elle-même d’un privilège si consolant. Au point de vue où il sc place, le contrat de mariage est simplement un acte civil, et le mariage même, l’union d’un homme et d’une femme dans l'ordre purement naturel. Comme conséquence de son système, il permet le divorce et sanctionne une nouvelle alliance, tandis que la première subsiste, ou bien en d’autres mots, il ouvre la porte à une licence sans retenue et sans frein, et fournit à l’homme passionné le moyen de sutisfaire ses caprices et de s’accorder tout ce que lui suggèrent l’impétuosité et le déréglement de ses désirs. Dépoull de la sainteté qui lui est si nécessaire, le mariage devient «1e source de scandale.

On a vu des exemples de femmes qui, après avoir eu cinq ou six maris, résultat d'autant de divorces publics, étaient retournées par un nouveau divorce à celui qu’elles avaient épousé dans le principe. Une pareille inconstance dans le mariage ne lui donne-t-elle pas le caractère d’un rapprochement brutal plutôt que celui d’une union chrétienne ?

La vérité est que le protestantisme semble fort incliné à sanctionner la polygamie, comme le faisaient les Baptistes sous les yeux mèmes du premier réformateur. En cela il agit d’après

l'exemple de Luther, Mélanchthon et Bucer,

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