‹ Catholicisme, protestantisme et infidélité [microforme]Chapitre 57 sur 80 · LE SABBAT · texte numérisé non relu

LE SABBAT

Vous reprochez aux Catholiques de ne pas observer le jour du Sabbat ou le Dimanche, et d'en employer une grande partie en amusements mondains. Sous plusieurs rapports, ce reproche n’est pas sans fondement, et doit s'adresser à un certain nombre de Catholiques. Il est vrai que plusieurs. d’entre eux n’observent pas le Dimanche, comme ils le devraient; mais leur négligence n’est pas la faute de l'Eglise. Elle répronve leur conduite, parce que cette conduite est coupable. Pour vous en convaincre, il suffit d’ouvrir nos catéchismes et d'écouter les discours de nos prédicatenrs. Cependant l'Eglise Catholique n’adopte pas sur ce point la rigidité des Puritains et d’autres sectes, soit en Angleterre, soit en Amérique. Leur manière de considérer l'observation du Dimanche tient beaucoup plus du Judaïsme que du Christianisme.

L'Eglise, en vertu du pouvoir qu’elle a reçu de Jésus-Christ, a cru devoir abolir le Sabbat Judaïque, et le remplacer par le Dimanche, en mémoire des mystères de notre Rédemption, mystères si capables de réveiller en nous des

sentiments de joie. Dans cette vue, elle a

adouci la rigueur du Sabbat Judaïque, et ne défend pas, sous peine de péché, de prendre en ce jour quelque innocente récréation.

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