IÈRE
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Croyez, et les promesses de la foi, au lieu de vous épouvanter, deviendront pour vous un sujet de consolation.
La divinité de Jésus-Christ dérive évidemment non seulement des prophéties, mais aussi de son propre témoignage, confirmé d’ailleurs par sa vie, sa doctrine, ses miracles, et plus particulièrement per celui de sa résurrection. Toutes ces preuves s6 réunissent pour rendre la divinité de sa mission aussi claire que le soleil dans tout son éclat.
La Civinité de sa mission se conclut de son propre témoignage. Telles sont ses paroles:
La vie éternelle consiste à vous connaître, vous qui êtes le seul Dieu véritable et Jésus- Christ que vous avez envoyé.”* La Samaritaine ayant dit à Jésus : Je sais que le Messie qui est appelé Christ doit venir. Lors donc qu’il sera venu, il nous annoncera toutes choses. Il lui répondit: C’est moi-même qui vous parle.”+ Jésus-Christ affirme qu’il est le Messie, le Fils de Dieu, celui qui est envoyé pour notre rédemption, et il l’affirme en présence de ses apôtres. “Jésus leur demanda: Et vous autres, que dites-vous que je suis? Simon Pierre lui ayant répondu : Vous êtes le Christ,
* Jean xvii. 8.
Ÿ Jean iv. 25, 26.
336 INFIDÉLITE ; OU DERNIÈRE
Fils du Dieu vivant.” Loin de le nier, il le confirme dans sa foi : Vous êtes bienheureux, Simon fils de Jean, car ce n’est point la chair ni le sang qui vous ont révélé ceci ; mais mon Père qui est dans le ciel. Et moi je vous dis: que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle.”* Il faisait la même déclaration en public. . Ayant demandé à l’homme qui était aveugle de naissance:
“ Croyez-vous au Fils de Dieu ? il lui répondit: Qui est il, Seigneur, afin que je croie en lui! Jésus lui dit: Vous l’avez vu, c’est lui-même qui vous parle. Alors il répondit: Je crois, Seigneur, et se prosternant, il l’adora,”+ Jésus- Christ ne s’oppose point à cette adoration. Il parlait de même devant ses ennemis: “En vérité, en vérité, je vous le dis: Je suis avant qu’Abraham fut au monde.” Mon Père et moi nous sommes une même chose.”$ “ Celni qui me voit, voit celui qui m’a envoyé” A ces paroles de Jésus: Mon Père et moi nous sommes une même chose, les Juifs prirent des pierres pour le lapider, “Jésus leur dit : J’ai fait devant vous plusieurs bonnes œuvres par la puissance de mon Père ; pour laqueile est-ce
# Matt. xvi. 15, 16. + Jean ix. 85 et suiv. + Jean viii. 58 $ Jean x. 80. Jean xii. 45.
ÈRE
e le nier, il le 8 bienheureux, point la chair ci; mais mon oi je vous dis:
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iv. Jean viii. 58
que vous me lapidez? Les Juifs lui répondirent: Ce n’est point pour aucune bonne œuvre que nous vous lapidons; mais c’est à cause de votre blasphème, et parce qu’étant homme, vous vous faites passer pour Dieu.
Jésus leur répondit: Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas; mais si je les fais, quand même vous ne voudriez pas me croime, croyez à mes œuvres, afin que vous connaissiez et que vous croyiez que le Père est en moi, et moi dans le Père.”*
En réunissant toutes ces déclarations à l’histoire de Jésus-Christ, nous les trouvons confirmées par sa vie, sa doctrine, ses miracles, sa mort et sa résurrection.
1. Vre pe Jésus-Curisr.—Jésus-Christ pouvait dire à ses ennemis : ‘“ Qui de vous m’agçcusera de péché ?”’+ et personne ne se présenta pour lui faire le moindre reproche. Parmi les hommes les plus hostiles au Christ, à peine s’en est-il trouvé un seul qui ait été assez hardi pour attaquer son caractère. Si quelques uns ont ôsé l’accuser, ils étaient du nombre de ces blasphémateurs déhontés qui n’ont pas craint d’outrager Dieu mème. Voltaire et Rousseau admi-
*# Jean x. 30, 38. { Jean viii. 46.
raient l’ineffable grandeur des vertus de Jésns- Christ ; Rousseau ne fait pas difficulté d’avouer que si la mort de Socrate était celle d’un sage, la mort de Jésus-Christ était celle d’un Dieu. Il est d'usage parmi les infidèles modernes de mettre Jésus-Christ au nombre des plus grands et des plus illustres philosophes produits par le genre humain ; et de l’appeler un héros sous le rapport de la vertu. En tenant ce langage, ils se mettent en contradiction avec eux-mêmes, Ou Jésus-Christ était ce qu’il se disait être, vrai Dieu et vrai homme, ou il n'était que le plus grand imposteur qui eut jamais paru dans le monde. Ils n’ont pas droit de l’appeler sage et vertueux. Si Jésus- Christ n’est pas le vrai Fils de Dieu, envoyé par le Père pour la rédemption des hommes, comme le remarque Lessing avec beaucoup de justesse, il a trompé les hommes plus grossière. ment que Mahomet, et celui-ci lui est préférable. Mahomet se donnait uniquement comme un prophète, comme étant revêtu d’un pouvoir extraordinaire. Jésus-Christ disait hautement qu’il était Dieu, et souffrait les adorations qu’on lui rendait en cette qualité, Un homme qui s’appelle Dieu, permet qu’on l’adore, et précipite, pendant une longue suite de siècles, des millions d’hommes dans les hor-
tus de Jésusulté d’avouer [le d’un sage, d’un Dieu.
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reurs de l’idolatrie, ne mérite pas qu'on lui donne le nom de sage et de vertueux. S’imaginer être Dieu est un acte de folie ; demander l’adoration sans aucun titre pour justifier cette demande, doit faire reconnaître l’homme coupable d’une semblable témérité, s’il conserve encore l’usage de la raison, comme le plus vil imposteur et le criminel le plus audacieux qu’il soit possible de concevoir. Il n’y a point ici de moyen terme: ou Jésus-Christ est véritablement Dieu, ou il est le plus méchant des hommes.
2. La Docrene De J'ésus-Crisr est en harmonie avec la mission divine qu’il dit avoir reçue. “Jamais homme,” disaient les Juifs, “n’a parlé comme cet homme.”* Depuis cette époque, les siècles ont succédé aux siècles, et il est encore vrai de dire: Jamais homme n’a parlé comme cet homme. Lisez les Evangiles. Je ne les présente pas comme livres inspirés, mais simplement comme des mémoires historiques aussi digne de confiance que les plus fidèles annales du monde, anciennes ou modernes. La doctrine inculquée dans l’Evangile, simple abrégé de l’enseignement de
* Jean vii. 46.
Jésus-Christ, n'est-elle pas telle qu'on pent l'attendre d’un envoyé du ciel Les hommes n’étaient pas capables de l'inventer. Vous ne pouvez nommer un seul livre, à moins que ce qu’il contient ne soit tiré de l'Evangile, qui instruise avec tant d’autorité, et dont les instructions soient aussi pures et aussi saintes. Il n’en est aucun qui retienne mieux sa première fraîcheur, et l'empreinte d’une sainteté surhumeine. Plus on le lit, plus on veut le lire. La doctrine de l'Evangile porte la marque de son origine et le sceau de son divin aüteur. Il est toujours nouveau, il est immuable comme Dieu dont il vient. Les autres ouvrages fiuissent par fatiguer, l'Evangile inspire constamment un nouvel intérêt. L’onction qui lui est propre fortifie l’âme, et la lumière qu’il répand brille avec l’éclat et le pureté du soleil.
8. Mmæaozes ne Jésus-Carisr.—Un nombre infini de miracles confirment la mission divine et la doctrine de Jésus-Christ. Jésus pouvait dire aux disciples de St. Jean Baptiste :.“ Allez et rapportez à Jean ce que vous avez vu et ce que vous avez entendu: Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent.”*
* Matt. xi. 4, 5.
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Le Christ en appelle à ses miracles en présence de ses ennemis devant lesquels il les avait opérés. JIncapables de les nier, ils n’entreprennent point de les révoquer en doute. Les princes des prêtres et les Pharisiens s’écriaient: ‘ Que faisons nous ? cet homme opère beaucoup de miracles.”* Ils parlaient ainsi à l’occasion de la résurrection de Lazare. Ils ne prétendaient pas que la mort de Lazare ne fut qu'apparente ; ils savaient qu'avant d’ûtre ressuscité, il avait passé quatre jours dans le ombeau et que son corps était dans un état de ‘16composition. Le pouvoir de Jésus-Christ (tait al si universellement reconnu que JoseL:, histo- pu rien Juif, l’appelle un homme puissant à opérer 414 des miracles. * R
4, Les ProPnéries pe Jésus-Curisr sont aussi authentiques que ses miracles. Entre autres événements, il prédit la ruine de Jérusalem, la propagation de l’Evangile, et la perpétuité de l'Eglise dont il était le fondateur.
5. Morr pe Jésus-Oxrisr.—Jésus-Christ, . donna sa vie en témoignage de la divinité de sa mission. Il s'était déclaré Fils de Dieu, et il
#* Jean xi. 47.
scella cette déclaration de son sang sur le mont Golgotha. OCaïphe le grand prêtre lui dit:
“Je vous commande par le Dieu vivant de nous dire si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : Je lesuis. Mais je vous déclare que vous verrez un jour le Fils de l’homme assis à la droite de la majesté de Dieu, et venir sur les nuées du ciel. Alors le grand prêtre déchire ses vêtements en disant:
qu’avons nous plus besoin de témoins? vous venez d'entendre le blasphème, qu’en jugezvous? Ils répondirent: il mérite la mort.”* On l’accuse devant Pilate de s’être appelé le Fils de Dieu. “Nous avons une loi, et selon notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu” C'était pour lui un devoir impérieux et de la plus haute importance d’expliquer le sens de ses paroles, si elles avaient été mal comprises. On l’adjure au nom du Dieu vivant ; il devait à la vérité et à la religion de parler clairement, car s’il n’était pas Dieu, il entrainait tous ses partisans dans l’idolâtrie. Au lieu de donner quelque explication, il persiste à répéter ce qu’il avait déja dit, et donne une nouvelle force à ses paroles en faisent allusion au jugement dernier, et en déclarant qu'il
* Matth. xxvi. 62, 66. Marc xiv. 62. + Jean xix. 7.
RE
y sur le mont tre lui dit:
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Jean xix. 7.
paraîtrait lui-même dans les cieux pour juger le monde. On savait généralement qu’il s'appelait Fils de Dieu ; lorsqu’il était attaché à la croix, le peuple lui disait par dérision : “ Si tu es le Fils de Dieu, descend de la croix.”* Le centurion et les soldats qui le gardaient ayant vu l’obscurcissement du soleil et senti le tremblement de terre, s’écrièrent : ‘ Cet homme était vraiement le Fils de Dieu.”{
6. La Résurkeorion.—Le fait de la résurrection démontre irrésistiblement la divinité de la mission de Jésus-Christ. Ce furent les gardes placés autour de son tombeau qui annoncèrent les preïniers cet événement inoui à Jérusalem. Quand St. Pierre le publia pour la première fois, le jour de la Pentecôte, plusieurs milliers d'hommes devinrent Chrétiens ; les Actes des Apôtres attestent que parmi eux se trouvaient un grand nombre de prètres Juifs. (C'était surtout parmi ces derniers qu’étaient les ennemis les plus acharnés de Jésus-Christ; or jamais ils ne se seraient mis au nombre de ses disciples, si le fait de la résurrection eut pu être l’objet du moindre doute, Ce miracle fut le principal ærgument qui con-
# Matt.xxvii. 40. + Matt. xxvii. 64
vertit le monde payen. L’incontestable vérité de ce fait pouvait seule persuader aux Apôtres d'en faire le sujet de leur prédication, aux prètres J'uifs de le croire, aux payens de Rome et d'Athènes de renoncer à la morale voluptueuse de l’idolatrie, et, malgré l’opposition de leur orgueil, de se soumettre à la sévérité des maximes évangéliques. Pour tout homme qui les examine de bonne foi, les preuves de la mission de Jésus-Christ ne peuvent laisser aucun doute. Elles le forcent d’avouer qu'il était véritablement ce qu’il prétendait être, Fils de Dieu, et que par conséquent sa doctrine est divine.