CAPPA
Non , seigneur Sergius. D'ailleurs c'est un étranger ; il n'est pas Romain.
Non , c'est un Grec , et vous le savez, il est d'une race à laquelle on fait faire tout ce qu'on veut pour cinquante sesterces.
TOUS
Oui , oui ; c'est un Grec ! A mort le Grec !
Amis, pas de violences !
marcia , tombant à genoux.
Mon fils ! Sergius, mon fils !
C'est vous! Silence , pas un mot.
3IARCIA.
Vous le voyez, à mon tour je ne menace pas, je supplie.
Un homme se présentera ce soir chez vous de ma part, celui que vous voyez là à ma droite : il dira ce seul mot : CJiarims ; vous le suivrez , il vous conduira près de votre enfant.
MARCIA
Vous le jurez ?
Par les dieux !
CATILIXA.
MARCIA
Merci. (Elle s'éloigne.)
orestilla, à Xubiaqui la rejoint.
C'est la mère j n'est-ce pas ?
NUBIA.
Oui.
catilixa, élevant la voix.
Pauvre femme ! Son père était un soldat de Sylla, et on lui a tué son père ; son enfant était sa seule consolation , et on lui a enlevé son enfant. Nous ne pouvons lui rendre son père ; mais par les dieux , nous lui rendrons son enfant ! Mes amis , votez pour moi, et que je sois consul, vous verrez, vous verrez: nous réparerons bien des injustices. (Il s'éloigne vers le fond. Le peuple crie vive Catilina! en le reconduisant.)
ORESTILLA.
Va chez Ephialtes; il faut que dans une heure il m'ait fait un anneau pareil à celui-ci , un anneau auquel on puisse se tromper pour la ressemblance. Va; tu me retrouveras aux enviions.
XLBIA.
Attendrai-je l'anneau ?
ORESTILLA.
Oui. (Suivant des yeux Storax. Maintenant assurons-nous que le nomenclateur est bien celui que je crois.
CÉTHÉGUS
Bon , voici Catilina qui fait sa besogne lui-même. Je n'ai plus besoin ici : je vais à la vingtième tribu.
RULLUS
Moi , à la trentième.
capito.
Moi, je rejoins les taillandiers ; il paraît qu'on va se battre. Je ne serais pas fâché de frotter un peu les bourgeois. (César parait.) Ah! César!