‹ CatilinaChapitre 65 sur 138 · ACTE II, TABLEAU III · texte numérisé non relu

ACTE II, TABLEAU III

RU L LU S

A moi Rome, et avec Rome l'Italie.

Soit. Céthégus, vous, le bras de l'entreprise, que vous faut-il ?

CÉTHFJ,l>.

La Gaule, la Germanie , le Nord.

C'est dit. Capito, que désirez-vous?

CAPITO

L'Afrique !

Accordée. Vous, Curius?

CURIUS

Que dites-vous de l'Espagne, Fulvie?

FULVIE

Elle est un peu ruinée par César.

CURIUS

Bah! nous trouverons bien à y glaner un milliard de sesterces.

{Se tournant vers CatUvita.) L'Espagne !

Vous l'avez.

ORESTILLV.

Ils vous oublient et prennent tout. Chacun a sa province , que vous restera-t-il, à vous?

CATILINA, 6fl».

Tout. Ne faut-il pas des proconsuls à un dictateur ? [Haid.) Et maintenant, amis, à table.

CAPITO

Mais la table n'est pas dressée.

Oh! ce sera bientôt fait; j'ai pour me servir des génie* ton intelligents, quoique invisibles.

FULVIE

Et de quelle façon leur tiansui«n,z-vous vos commandements .

CATILINV.

Frappez dupied, madame, avec l'intention qu'ils vous envoient à souper, et ils vous obéiront.

FULVIE

Combien de fois?

Trois fois, c'est le noml"

76 CATILm.

fulvie frappe du pied trois fois, une table somptueusement servie sort de terre avec les lits de pourpre. C'est par magie.

ORESTILLA.

Envoyez chercher chez moi vingt millions de sesterces.

Rien ! placez-vous. Amis, à table, à table !

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