SCENE IV
Les Mêmes, CATON, entrant par la droite. cicéron, allant au-detant de Caton.
Eh bien, Les cntendcz-vou5 comme ils crienl ? <j,
102 C4TILITU
CATON
Laissez-les crier, les choses vont au mieux.
CICÉRON
Comment cela?
CATON
Nous avons trois cent mille voix, toutes celles de la bourgeoisie et du commerce... tout lés bons Romains sont pour nous.
CICÉRON
Les jours d'élection, Caton, les voix sont des vuix, ils ont eu celles du peuple et de tous les nobles ruinés.
CATON
De sorte que les soixante-quinze mille voix de César, à votre avis, feront la majorité?
CICÉRON
Oui, selon qu'elles se porteront sur Catiiina ou sur moi.
CATON
Avez-vous un moyen de communiquer avec César sans le compromettre ?
J'ai Fulvie, la maîtresse de Curius.
CATON
Curius est a Catiiina !
CICÉRON
Oui, mais Fulvie est à nous.
caton, montrant un papier.
Eh bien ! voilà les soixante-quinze mille voix de César; je vous les donne, Ciceron.
CICÉRON
Dans ce billet !
CATON
Lisez la signature.
CICÉRON
Servilie!... votre sœur!... vous avez employé ce moyen!.-.
CATON
Comprenez, Cicéron, et que ceci reste entre nous.
ciceron, remontant.
Soyez tranquille! (Cris dans la coulisse.)
cicada, retournant le casque.
Plus un, père Volens ; tout est distribué.
VOLENS
Bien, petit : et toi, Gorgo ?
gorgo.
En a?ez-vous d'autres?