SCÈNE V
Les Mêmes, L'AFFRANCHI, du premier acte. l'affranchi.
Seigneur Tullius ! seigneur Tullius !
CICÉRON
Lui ! par ici !
l'affranchi.
Bonne nouvelle.
CICÉRON
Parle bas; ces gens sont nos ennemis.
l'affranchi.
Oh ! ce que j'ai à vous dire, dans di.v minutes sera connu de tout le monde.
CICÉRON, CATON, LLCULLLS.
Eh bien ! quoi ?
l'aefranchi.
Tout une tribu qui-avait engagé ses voix à Curius et qui devait voter pour Catilina et Antonius, a voté pour Antonius et pour vous»
104 CATIHNA.
CATON
Comment cela s'est-il fait?
l'affranchi.
Il paraît que les bulletins ont été changés, et comme ils votaient de confiance, les électeurs ont voté pour vous. cicéron, bas.
Fulvie m'a tenu parole.
l'affranchi.
C'est douze ou quatorze mlllej voix sur lesquelles vous ne comptiez pas et qui vous arrivent.
CtCÉRON.
Elles sont les biens venues.
volens, aux siens.
Ils se réjouissent !... est-ce que cela irait mal pour nous?.. Eh! eli ! que se passe-t-il donc la-bas ? (Bruit, rumeurs.)
GORGO
On dirait une bataille.
cicada.
S'il y a bataille, un peu de patience, les autres... attendez-moi.
cicéron.
Allez donc voir ce qui se passe, Caton. (Tous le monde so>-l.)