LICTEURS
CICÉRON
Il n'en faut point douter : sans la sévérité Qui prononce un trépas (pi'ils ont trop mérité. Et sallranchit des lois pour fonder leur puissance , Ils écliappaient encore à notre obéissance. On s'agitait pour eux, on tirait de nos mains De nos calamités ces auteurs inhumains; De l'un les affranchis et de l'autre les proches , De tous les partisans, par d'indignes reproches, Du peuple en leur laveur excitaient la pitié. Et couraient les soustraire à notre inimitié. Catiiina pourtant, aux portes de la ville, JN'attend pour les briser que la guerre civile. En vain à ses elTorts le noble Antonius Oppose ses soldats et ceux de Pélrcius.
J'ignore quel succès le destin leur prépare^ H faut les secourir j sénat, qu'on se sépare. Mais un héraut paraît.