LES MAINS
Les <loigt8 appartiennent à la mun.
Voilà une main î ïoilà deux mains. Voyes- Tousles deux mains? — Oui, je les Toia. — J'ai deii£ mains, une main droite et une maiQ gauche ; vous avez deux mains ; madame H deux mains ; nous aTons tous deux mains, grâce à Dieu. Où est la main droite? — La voilà. — Et la main gtiuche? — La voilk — Combien de mains avez -vous, mon ami? — J'ai deux mains, — Et moi? — Vous aussi. — La table a-t-elle aussi deux mains ? — Non. — C'est bien, la table n'a pas de mains, la chaise non plus. Et le fauteuil? — Non plus. — Étendez la main droite. . . . Vous ne comprenez pas? . . . J'élends l'index. Étendez la main droite. C'est ça.
Je continue. Chaque main a cinq doigts; les deux mains ont dix doigts. Combien de doigts a la main droite? — Il a cinq doigts. — Non: elle a cinq doigts. Main est fëminiu : effe est le pronom féminin, il est le mas-
culin. Combien de doigts a la main gauche ^ — Elle a cinq doigts. — La main gauche a-t-elle plus de doigts que la main droite ? — Non. — Non : elle n*a ui plus ni moins de doigts que la main draîte ; elle a autant de doigts que la main droite. Voilà le comparatif d'égalité. Avezvous plus ou moins de mains que mademoiselle, mon ami ? — Non : j'ai autant de mains que mademoiselle. — C'est bien. Vous comprenez.
Gnq et cinq font dix. L'opération est-elle juste?
— Oui, pans doute. — Voilà une addition bien facile, n'estce pas ? — Très- facile. — Nous savons compter les doigts en français, et additionner cinq et cinq ; c'est quelque chose. Combien font quatre et quatre ? — Huit. — Avonsnous huit doigts ? — Non. — Avons-nous plus ou moins de huit doigts ? — Nous avons plus de huit doigts.
La main dnûte est-elle plus faible que la main gauche ?
— Elle est plus forte. — Toujours ? sans exception ? — Non. — Il y a des exceptions. La main droite est moins forte que la main gauche quelquefois, rarement. Nous pouvons plier, étendre, agiter, ouvrir, et fermer les mains. Voyez. J'agite la main droite ; je ferme la main : voilà le poing ; j'ouvre la main : voilà la main ouverte. Regardez là. Voilà la porte. Monsieur, fermez la porte, s'il vous plaît. Ouvrez la fenêtre. Merci. La fenêtre est-elle près de la porte ? — Non. — Est-elle loin de la porte ? — Je ne ccuprends pas. — Loin est le contraire de près. — La fenêtre est loin de la porte. — Très-loin? — Non.
— Voici une plume ici ; voilà la fenêtre là. Voyez-vous la plume? — Oui. — Je puis prendre la plume. Je tiens la plume entre le pouce et le doigt du milieu ; j'emploie l'index pour conduire la plume. J'écris avec la plume. Je ne puis pas écrire bien de la main gauche. — Pourquoi ?
— Parce que la main gauclie n'est pas exercée. Mouaieur a les maina fortes ; madame a les mains moins forKs que monsieur. Moasieur est uu homme ; madame est uuu femme, mademoiselle aussL Les hommes ont les mains plus fortes que les femmes. Voyez la petite fiUe. Quelle, charmante petite maio elle a I La main de la petite fille est plus belle, mais moins forte que la main du petit gan;on. N'est-ce pas, mon ami? N'admirez-vous pas la main de mademoiselle ?