PRÉFACE
manuel des écoles. Les étrangers qui étudient le français demandent à parler. Ce livre, et nul autre, conduit à ce résultat. Les professeurs de Harvard, après ceux de Yale, ont apprécié le système qu'il reproduit et l'ont reconnu supérieur à tout autre. C'était déjà le jugement de Montaigne, voilà trois siècles.
Le livre est neuf et original : comme mes leçons, il enseigne la langue sans grammaire ni dictionnaire ; commes elles aussi, il parle français dès la première heure et ne prononce pas un mot d'anglais.
Il est destiné à mes élèves et à tous ceux qui enseignent et qui étudient ma langue ; il ne s'adresse pas moins aux personnes curieuses de savoir : elles y trouveront tout un monde de choses et d'idées. La table analytique qui le termine en présente un tableau frappant.
Malgré l'apparence, il y a dans le livre un ordre parfait et une chaîne jamais brisée. Aussi je prie mes lecteurs de commencer à la première page ; j'ai confiance qu'ils ne s'arrêteront pas avant la fin.
Comme le livre est nouveau, je le fais accom pagner d'une brochure traduite en anglais sous mes yeux. Elle explique comment il faut l'employer dans les classes.
Si ce double travail contribue à relever l'en geignement des langues, à le faire sortir de sa