‹ Causeries avec mes élèvesChapitre 5 sur 54 · LES BRAS · texte numérisé non relu

LES BRAS

La main est attachée au bras. Le poignet

attache la main au bras. Au milieu du bras est

le coude. Il unit l'avant-bras à l'arrière-bras.

Les bras sont formés de chair, de peau, et d'os.

La peau est à la surface. Les

os sont à l'intérieur. La chair

est sur les os ; la chair est sous

la peau ; elle est entre les os et

la peau. La peau recouvre les

bras, les mains et les doigts. Les

os des bras sont plus forts, plus

longs, et plus gros que ceux des

mains. L'homme a deux bras,

comme il a deux mains. Il a

autant de bras que de mains. Le bras gauche est-il

aussi fort que le bras droit ? — Non, il est moins fort. —

Pourquoi? — Parce que nous employons moins le bras

gaucho que le bras droit. — Regardez le fauteuil. Il a aussi deux bras. Les bras du fauteuil sont-ils aussi formés de chair, d'os, et de peau ? — Quelle question, monsieur .

— On peut avec les bras porter, frapper, pousser, embrasser. Madame embrasse la petite fille. Le petit garçon pousse son voisin du coude. Monsieur est le voisin de madame, ici dans la classe ; il est près de madame ; et madame est la voisine de monsieur ; elle est près de lui. Voyez, je frappe la table de la main. Petit garçon, ne frappez jamais la petite fille. L'élève porte un livre sous le bras. Vous êtes un élève, monsieur. Vous étudiez le français sous ma direction. Voici un livre. Le voyezvous ? — Oui, je le vois. — Où est-il ? — Je ne sais pas. — Soyez attentif, et regardez bien. Je tiens le livre dans ma main droite. Est-il dans ma main ? — Oui. — Est-il dans votre main ? — Non. — Où est-il ? — Il est dans votre main. — Voilà le livre : je le place sur la table ; je le prends dans ma main ; je le mets sous mon bras ; je le mets dans ma poche ; je le jette sur le plancher ; je le ramasse ; je vous le donne. Où est le livre ? — Il est dans ma main. — Donnez-moi le livre. Que faites-vous ? — Je ne sais pas. — Vous me donnez le livre. Prenez-le. Donnez-le moi. Que faites-vous?

— Je vous donne le livre. — Où est-il maintenant?

— Il est dans votre main. — Est-il dans la main de madame ? — Non. — Le voilà, madame. Prenez-le. Vous voyez, mon ami, madame prend le livre. Rendezle-moi. Que fait madame ? — Elle vous rend le livre. — Où est-il ? — Il est sur la table. — Est-il encore sur la table ? — Non, il est sur le plancher. — Le plancher est-iJ sur le tapis ? Vous voyez le tapis, n'est-ce-pas ? Je vous montre le tapis du doigt. Répondez. — Non, le plancher

n'est pas sur le tapis, au contraire, il est sous le tapis. — Etes-vous sous le tapis ? — Non, heureusement. — La table et les chaises sont-elles sur le tapis? — Oui. — Et vous, où êtes-vous? — Je suis sur la chaise. — Près de moi ? — Non. — Près de qui ? — Près de mademoiselle.

Revenons au livre. Le voyez-vous? — Non. — Pourquoi ? — Parce qu'il est dans votre poche. — Je tire le livre de ma poche. Le voyez-vous? Puis-je l'ouvrir et le fermer ? — Oui. — Que fais-je ? — Vous ouvrez le livre.

— C'est un livre français, c'est Pascal. Ecoutez, je lis. . . Comprenez-vous ? — Non. — Pourquoi ? — Parce que c'est un livre français. — Comprenez-vous les livres anglais ? — Sans doute. — Nous avons oublié les bras.

Je puis croiser les bras. Je les croise. Faites comme moi, monsieur; imitez-moi. Croisez les bras. On peut lever et baisse es bras, et les mains aussi. Que fais-je ?

— Vous levet .<*. main droite. — Oui : et maintenant je la baisse, et puis je la baise. Soyez attentifs à ma prononciation. On baise la main pour saluer avec affection. On baisse la main et le bras pour ramasser quelque chose sur le tapis, une plume par exemple. Comprenez-vous la différence? Vous pouvez ouvrir et étendre les bras. Ou ouvre et on étend les bras pour exprimer l'admiration. Les messieurs présentent le bras aux dames quelquefois pour passer dans la salle à manger. Cette chambre-ci n'est pas une salle à manger. C'est une salle de classe ; et celle-là est un vestiaire. Monsieur, présentez le bras à madame. Voyez : madame accepte le bras, elle le prend. Les voilà bras dessus bras dessous. Madame est au bras de monsieur. Elle s'appuie sur son bras. Je m'appuie Bur la table du coude.

Les bras sont utiles aussi pour travailler. Mademoiselle

coud, elle travaille. Le travail est prescrit à l'homme. On doit travailler. Il est louable de travailler, et blâmable de ne pas le faire. Nous employons les bras, les mains, et les doigts pour travailler. L'homme qui travaille est diligent ; celui qui ne travaille pas est paresseux. . . .

Voici des contraires : vice et vertu ; paresse et diligence ; utile et inutile ; attentif et distrait ; louable et blâmable ; heureusement et malheureusement ; ouvrir et fermer ; lever et baisser . . . baiser est-il synonyme de baisser ? — Pas du tout ; la signification des deux mots est entièrement différente. — Je continue la liste des contraires. Ecoutez: donner et rendre ; toujours et jamais ; sur et sous ; près et loin ; plus et moins. __

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