C ART CIL A IRE DE MATIGNON
dent de mes nouueles. le vous supplie me fere la laison (leçon), afm que ie ne faille point en mes responsses pour le désir que iay de faire seruisse au Roy et a vous, Monsieur, a qui ie baise bien liumblemant les meins, et vous supplie me tenir pour tousiours
» Yostre bien humble et affectionne » a vous faire serai ce ,
» Duras.
» Les Huguenots ont failly, par deux fois, despuis huict iours, a prendre ma maison de Duras. Si! vous plaist treuuer bon que ie la fournisse dômes et me doner moien de les entretenir sur mes subiects, vous mobligeres extrêmement et me releueres dune grande despensse que iemploiré a faire seruisse au Roy soubs vostre cômâdemat. »
J’ai sous les yeux de précieux volumes tirés des archives de la maison princière de Grimaldi, et qui sont remplis de lettres du même genre, écrites au même maréchal de Matignon. Ce sont tous documents de famille et surtout d’affaires, ie plus ordinairement relatifs aux mouvements insurrectionnels et religieux dans la Guyenne , et qui sont propres à jeter une vive lumière sur les détails de la guerre et de b administration en ces temps de transformation sociale. Là figurent et Henry de Navarre et Catherine de Médicis, Louise et Léonore de Bourbon et le vicomte de Lavedan, le duc de Montpensier et le cardinal de Vendôme, le duc et le maréchal de Joyeuse, et frère Ange de Joyeuse le capucin guerrier , et le comte du Lude , et le ma-
Papiers du maréchal de Matignon qui ont déjà servi à l’Iiistoire du maréchal par
De Caillicre.