CART GLAIRE DE MATIGNON
et armées du Roi, gouverneur en la sénéchaussée d’Àlbret, en 1005; et ce grand flandrin, ou plutôt, comme l’appelait le Divorce satirique, ce grand dégoûté de vicomte de Turenne, depuis duc de Bouillon; le comte Odet de Thorigny, fils de Matignon, et la femme de Thorigny, Louise, comtesse de Maure ; Marie de Batarnay , maréchale de Joyeuse; Jeanne de Foy, et messieurs de Vèze, de Roquepine, de Harlay; Jean de Baudéan, seigneur de Parabère, lieutenant général au gouvernement de Poitou, et Beaumanoir de Lavardin, et le fameux médecin Boyssonnade, un des ancêtres du savant attique de nos jours, et cent autres, enfin tous les héros et les dieux du temps, parmi lesquels brille de tout l’éclat de sa renommée Michel de Montaigne , par la correspondance duquel nous finirons.
A travers toutes ces correspondances se trouve celle d’un écrivain dépourvu de critique et de style, à peu près oublié de nos jours, mais homme de libre jugement, et qui tint sa place à son époque, je veux parler de Bernard de Girard, seigneur du Ilaillan, historiographe de France et généalogiste de l’ordre du Saint-Esprit, qui a donné la première histoire de France un peu régulière que nous ayons en français (1).
(1) Il était né à Bordeaux, fils de Louis Girard, seigneur du Bosquet et du Ilaillan, et de Marguerite Arnoul de Saint-Simon. Il mourut à Paris, le 23 novembre 1610, à l’âge de soixante-seize ans. Successivement protestant et catholique, il était d’une -croyance douteuse. La plus complète des éditions de son histoire depuis Pharamond (il croyait a Pharamond) jusqu’à Charles VII est l’édition en deux volumes iu-
Correspon-
dance
de Bernard de Girard du Haillan avec
le maréchal de Matignon.