‹ Causeries d'un curieux (volume 3)Chapitre 122 sur 127 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

joux, ploin])s et cuivres ciselés de provenance anglo-saxonne, objets d'art et ustensiles domestiques du Moyen Age, telles sont les grandes catégories qui font la richesse de cette collection, parmi lesquelles la séfie des cliaussiues antiques et médiévales, que nous rappellerons plus loin, suffirait pour mériter au possesseur la reconnaissance des archéologues. Curieux peu jaloux de ses trésors, il les a fait graver, comme iM. Forgeais, dans un catalogue in-8°, imprimé en 1854, mais qui n'est malheureusement pas mis dans le commerce.

Page 170, ligne 11. Ajoutez : Ce Curieux est certainement un des plus infatigables et des plus étranges qui aient existé, et il n'est aucun touriste d'Europe qui n'ait au moins entendu prononcer son nom, s'il n'a visité ses collections sans nombre. Il avait passé sa vie à réunir l'amas le plus extravagant de rogatons d'histoire naturelle, et sa maison entière était tapissée, de la cave au grenier, d'insectes, de queues de rat, de pattes de chien et de tètes de chat. Alexandre Dumas n'a pu s'empêcher de lui consacrer un long chapitre dans son roman des Mille et un fantômes, et Charles Dickens, dans ses Hoiisehold-words , a décrit au long les fantastiques galeries de cet original.

Page 172, ligne 4. Sur la porte d'un cimetière, lisez : sur la porte de l'ancien cimetière du quartier Saint-Sulpice.

Page 181, ligne 22. Joseph Scaliger, lisez : Jules César Scaliger, père de Joseph.

Page 192, ligne 11. un luxe sans bornes faisait place, lisez : un luxe sans bornes succédait.

Page 218, ligne 19. comtesse , lisez : duchesse.

Page 219, à la note, ligne 7. qui existe aux Archives de Venise , sous le titre de Recitario , lisez : qui existe à la Bibliothèque de Saint-Marc, au fonds Naui, sous le titre de Ricelluario.

Page 259, ligne 17. Jeanne de Schonbcrg, ajoutez : d'abord duchesse de Brissac, puis.

Pajje 2G0, ligne 3. Ajoutez en note : Voyez sur los jardins de madame de Liancourt : Les différantes vues du chasteau et des jardins , fontaines, cascades , canaux et parterres de Liancourt, dessinées et gravées par Israël Silvestre, KioG. Cf. dans les OEuvres galantes en prose et en vers de l'abbé Cotin, la descrijîtion de Liancourt, 16G3-1G65.

Page 2G2. Ajoutez à la fin de la page : Gédéon Tallemant, sieur des Réaux, l'auteur des Historiettes, avait eu aussi le goût du jardinage. L'IIuillier, le père de Chapelle, lui avait loué au Pré aux Clercs, situé sur l'emplacement qu'occupe aujourd'hui le marché Saint-Germain, et qui alors était fort peu garni de maisons, un vaste logis qu'il avait accommodé à la fantaisie de son locataire, et celui-ci avait planté sur un vaste terrain, au milieu duquel l'habitation était assise, un jardin à sa mode, dont il était fort occupé. Celait à la fois pour lui maison de ville et maison des champs.

Plus tard , le médecin Chomel , mort en 1 7G5 , eut , rue Notre-Dame des Champs, des jardins magnifiques, où il dépensa des sommes immenses, et qu'on avait surnommés la Folie Chomel. Ces jardins passèrent au procureur général à la cour des aides, M. de Couves, par son mariage avec la veuve du médecin, et ce nouveau propriétaire les vendit quatre cent mille livres comptant à son voisin l'abbé Terray, qui trouvait toujours de l'argent pour ses menus plaisirs et pour ceux de la Lagarde, sa maîtresse.

Page 263, à la note, seconde ligne. Arnaud d'Andilly, lisez : Arnauld d'Andilly.

Page 2G8, ligne 17. Baigneuses, à la modestie, effacez la virgule après Baigneuses.

Page 280, ligne 18. bergère de, lisez : bergère du.

Page 292, à la fin de l'alinéa. Ajoutez : Ne pourrait-on rappeler également qu'en signant son acte de mariage sur le registre de la paroisse de Notre-Dame de Versailles, la jeune Dauphine avait effacé d'un énorme pâté d'encre la fui de sa signature?

Page 300, ligne 17. Arnaud, lisez : Arnault.

Page 300, seconde note. T. XI, lisez : Tome II (second).

Page 308, ligne 24. Sans royaume , ajoutez : vint étaler chez nous l'hébétement de sa chute et sa bigoterie puérile entre sa femme si intrigante et ses maîtresses si laides. Fidèle à ses habitudes et à une insolence native , il.

Page 318, ligne 8. montée en or. Sa silk woman offrit , lisez : La seconde année de son règne, en 1560, sa silk woman, JMi's Montagne, lui avait offert.

Page 371, à l'alinéa. L'Album de Matthias Schwartz débute par, ajoutez : Vécu, de ses armoiries. Schwartz portait coupé d'argent et de gueules à trois roses feuillées de sinople, et boutonnées d'or, posées deux et une de l'un à l'autre; ou autrement dit les deux roses du chef sur l'argent et celle de la pointe sur la couleur de gueules. Casque de profil entouré de ses lambrequins d'argent à dessous de gueules. Pour cimier un nègre habillé d'argent, bordé de gueules, les bras ouverts, et portant en chaque main une rose sur sa tige. Les armoiries sont suivies d'.

Ajoutez encore en note : Il est à remarquer que ni le nom ni les armoiries de notre héros ne figurent dans le beau volume in-folio d'ai'moiries des principaux personnages de la ville d'Augsbourg, publié dans cette ville, en 1550, sous le titre de Bericlit iind antzaigen der soblichen Stats Aucjspur(j, etc.

Page 373, ligne 13. Ilevdenhain, lisez : Ileydenheiin.

Page 406. Antépénultième ligne, l'Athènes moderne, ajoutez : Née en 1626, elle avait succédé à son frère en l()32, et déjà, vers 165i, alors qu'elh^ n'avait encore que vingtquatre ans, elle avait reçu de Biaise Pascal, avec la fameuse machine arithmétique dont il était l'auteur, une grande lettre tout à la fois élégante, respectueuse et fière.

Page 439, remplacez la note par celle-ci : Guy Patin avait une propriété à Cormeilles, en Parisis, près d'Argonteuil , dans le département de Seine-ct-Oise. Elle a été coupée par une route (jui a pris le nom de Grande-Rue de Cormeilles.

La maison d'habitation, qui existe encore, est occupée par une célèbre cantatrice, madame Castellan. L'autre partie a été acquise, avec tous les titres, par 3L Grelot, qui v a fait bâtir un petit château par un architecte nommé Gondoin.

Page 577, ajoutez à la première note : René Pothier de Tresmes, depuis duc à brevet, mais vérifié peu de jours avant sa mort arrivée en 1070, était père du marquis de Gesvres, et fort vieux. A la mort de Scarron, il en usa bien envers son fils et envers la mère. L'enfant, baptisé sous le nom d'Estrumel, quitta ce nom pour prendre celui de Fontenay, et fut marié à Anne de Thibourt, d'une très-ancienne famille. Madame de ]Mainlenon le prit comme écuyer. Il eut deux filles que cette dame fit élever à Saint-Cvr.

Page 578, ajoutez à la troisictne note : iMais on voit que ce n'est pas de son logis du Marais qu'il a écrit cette lettre, mais du faubourg Saint-Germain, où il avait été prendre retraite à la Charité pour essayer de certains bains préparés qui devaient le guérir et le laissèrent tel qu'il était. Cette retraite est fameuse par les Adieux qu'il fit en vers aux Marets , et où il chante toutes les personnes de sa connaissance logées à la place Rovale : et !Ninon et la belle Delorme, et les comtesses de la Suze et du Lude, et Sarrasin, et la Mesnardière , et i\L de Villequier, et le bon prince de Guémenée, et la bonne duchesse de Rohan, et la dame de Blérancourt, et la marquise de Piennes, et madame de Choisy, et sa fille madame de Maugiron, etc.

Page 586, ligne 22. que nous ne hâlassions, lisez : que nous ne nous hâlassions.

Page 572, après la ligne 19, ajoutez en note : Voici des accords de mariage qu'il est intéressant de reproduire , el que n'ont connus ni Walckenaer ni Monmerqué. Ils sont écrits de la main de ^I. et de madame de Grignan, et approuvés de la marquise de Sévigné.

« Je soubssigne François Adheimar de IMonteil , comte de Grignan, reconnois qu'avant esté convenu par le proiet d'articles du futur mariage entre mademoiselle de Seuigné et moy, quia esté desposé dès le sixiesme octobre 1668 entre

les mains de M. de Brancas, après avoir esté signé de jM"'« de Seuigné , de M"*^ sa fdle , et de moy, en presance de M"'^ de la Fayete, de 31" de Brancas, Darrouis et abbé de Coulantes, qui y ont aussi signé, queM"'^de Seuigné, outre les deux cent mille liures de deniers comptants quelle donneroit en mariage à M"" sa fdle, elle luy assureroit encore la somme de cent mille liures sur son bien , payables seulement après son deceds, sans parler d'aucuns intérêts, laditte -soine pandant sa vie, iaurois de moy mesme fait entandre a M" les archevesque dArles et euesque d'Usés mes oncles pour faciliter auprès deux l'agreement de ce mariage et leur faire voir quil seroit aussi auantageux que celuy de ma dernière famé, que maditte dame de Seuigné donneroit a M"« sa fille a some de deux cent mille liures en deniers comptants et cent mille liures payables après son deceds, de laquelle cepandant elle payeroit linteret pendant sa vie, parce que ie crovois que cette joyissance ne dépendant que de moy ie pouuois luy donner des assurances entières que l'on ne luy en demanderoit iamais le payement, et sur cette proposition ayant obtenu le consentement de mes oncles, iaurois supplié M'"* de Seuigné de la vouloir agréer de cette sorte, luy déclarant que ie prenois sur moy toutes les suittes de cette proposition différante de celle dont iestois conuenu auec elle, et que iestois incapable de manquer a la parole que ie luy donnois en homme d'honneur de ne iamais faire ny soufrir qu'il luy fust fait demande des intérêts de cette somme dont ie luy donnerois telles assurances qu'il luy plairroit, a quoy maditte dame, après auoir fait de grandes difficultés par bien des raisons invtiles a expliquer, elle y auroit enfin consenti a ma très instante prière, et en conséquence les articles de mariage auroient esté presantés et signés de nous auec promesse de sa part de payer les intérêts par chacun an des cent mille liures, par elle promis après sa mort, sur quoy voulant satisfaire a ma parole et lui donner des assurances par escrit , qu'elle ne sera iamais inquiétée pour ce payement d'intérêts. Je déclare que mon intantion na iamais esté et ne sera iamais que ladite dame paye aucuns intérêts de ladittesomme de cent nulle liures pandant sa vie nonobstant la promesse quelle en a faitte dans lesdits articles de mariage, et celle

ERREURS ET OMISSIO:\S. G15

qui sera insérée au contrat d'yceluy, dont ie la quitte pour tout ledit taiiips, proineffanl passer tels autres actes qu'il luv plairra pour Icn descliarjjcr entièrement lorscjiie icn seray requis par elle, et cepandant luy en passer des <piittanccs particulières Ions les ans pour sa plus {;rande seureté et s'en seruir comme elle trouuera a propos, fait à l*aris ce 25 janvier mille six cent soixante et neuf.

» Fhaxçois Adheijiar di; Gri<;nan. »

« le Françoise jMarguerite de Seuifj^né reconnois pareillement qui! est de ma connoissance particulière que madame de Seuigné ma mère ne s'est obligée qua la sounnc de cent mil liures sur son bien payable après son décès sans aucuns intérêts pendant sa vie suiuant le proiet darticles sy deuant déclaré signé de moy et desposé entre les mains de monsieui' de Brancas et que ce na esté qu'a linstante prieri'C de ÎV!"" de Grignan a cause de lengagement quil auoit piis auprès de M3I. ses oncles sur la proposition de nostre mariage quelle a donné les mains que cette close fut mise dans les articles qui ont esté signé de nous contre la susdite conuention qui contient la sincère et ueritable déclaration de ce que ma ditte dame et mère a désiré faire pour moy dans ce mariage et que ie reconnois estre beaucoup au delà de ce que ie pouuois espérer de sa bonté ce qui moblige a déclarer comme ie fais que ie quitte ma ditte dame et mère du payement des interests de cette some de cent mil liures pendant sa vie et la remercie de tout mon cœur de ce quelle a bien voulu me lassurer après son décès promettant de luy en passer telle décharge quil luy plaira lorsque ie seray maieure séparément ou coniointement avec Monsieur de Grignan et mesme de luy en donner auec luy des qnitances particulières tous les ans pour sa plus grande sûreté Fait à Paris le 25°'° ianuier mil six cent soisante et neuf.

') Françoise Marguerite de Seuigné. »

« Auiourd'huy sont compareus par deuant les no'" du Roy au Chlet de Paris soussignés lesd' seigneur François Adheimar de Monteil comte de Grignan demeurant a Paris

rue de Cetizy, paroisse St-Germain de Lauxerrois, et damoiselle Françoise ÎMarguerite de Seuigné son accordée par rnariajje, de luy en tant que de besoin auctorisée a Teffet qui en suit, lesquels ont reconnu et confessé auoir escrit et sig^ne chacun de sa main les deux déclarations en deux feuillets cy deuant, et après que lecture leur a esté faite d'icelles par l'un des notaires, l'autre présent, les ont ratiffiées, confirmées, et aprouuées, et promettent les entretenir et y satisfaire, ce qui a esté accepté par dame Marie de Rabustin Chantai venue d(> 31" Henry marquis de Seuigné susnommée, mère de la dite damoiselle, pour ce comparant, en présence de IM'^ Arnault René de Seuigné seigneur de Ghauqiier et lie ]M" Cristophle de Colanges abbé de Liury grand oncles paternel et maternel de lad" dam"". Faict et passé en la maison de lad" dame Senigné, sise rue du Temple, par'° St Nicolas des Champs, le vingt six" jour de januier mil six cens soixante neuf après midy, et ont signé :

François Adheimar de Giikinan, Françoise Marguerite de Senigné, Marie de Rahustin Chantal, Renauld René de Seuigné, De Colanges a de Liury, IMousnier , Despriez.

IS'ous avions couimunicjué ù notre ami M. de Monnierqué les lettres inédites de madame de Sévigné, tirées de notre cabinet, mais en nous réservant de les publier avant lui, si nous étions prêt avant sa nouvelle édition des lettres de la marquise. Ce sont celles que nous avons données pages 520, r)()0, 571 du présent volume.

fin des erreurs et omissions.

TABLE ALPHABETIQUE.

Abbadie (Antoine d'), vovngeur en Abvssinie, rapporte de ce pays des dessins qui donnent une idée de l'étranfje système qui a- préside aux arts, 126."

ABOr-ZEÏD-EL-HACKS-SlRAFlEX; sa Belatinn fies Indes et de la Chine, citée 130.

Académie de Caen. Sa composition,

— Bochart v meurt eu pleine séance,

Académie française ; esprit de son institution, 497.

Adresses de Paris, ou Lirre commode d'Abraham du Pradel , cité 243.

A. E. I. O. U., légende de l'Autriche; ce qu'elle veut dire, 380.

Affiches (collections d'), 164.

Affiches de la comédie de Voltaire à Cirey, 171.

— du théâtre de madame de Pompatlour à Versailles, 171.

— du théâtre de Marie -Antoinette à Trianon, 171.

AÏEUX (les) chez les Chinois, 9, 74.

AiGREMONT (M. d'j; son cabinet chinois, cité 154.

Albe (duc d') ; reste couché à attendre sa maîtresse jusqu'à ce que mort s'ensuive, 183.

Albret (duc d'). Sa thèse de philosophie gravée par Poillv est un chefd'œuvre, 462.

Ai.BUM (1') chez les Grecs et chez les

Romains, 358.

Album chez les chrétiens, 359.

— se naturalise en France, 390.

— Définition qu'en donne le Dictionnaire de Trévoux, 391.

— de la confrérie de Notre-D.uue du Puy, à Amiens, 391.

— de madame de Villerov chargé d'autographes de la Pléiade, 392.

— des enfants de Henry IV, 394.

Albums (les). A quoi ils sont d'abord

appliqués par la noblesse en Allemagne, 362.

— Ils s'étendent à la bourgeoisie, qui en change le caractère, 362.

— L'usage en devient général, 363.

— d'étudiants, approuvés par 3Iélanchthon, 363.

— de l'écolier duFaust deGoethe,363.

— (luxe des), 366.

— On y introduit des devises, 364.

— On en fait des livres, 365.

— de l'électeur Jean Sigismond, 367.

— de Philippe II de Poméranie, 367.

— de Philippe Hainhofer, 367.

— anciens existant à VVeimar, a lena, à ISlirenberg, 368.

— traités comme des bijoux et magnifiquement reliés, 377.

— Abus qui en est fait, 378.

— Quelle est leur valeur réelle, 378.

TABLE ALPHABETIQUE.

— • Anthologie qui pourrait en être tirée, 379.

— (brochure de M. Stierlan Jt sur les),

Alexandre YII et son cittf.ueil, 192.

Alexandre Sévère fait battre entre

elles des perdrix, 181.

Aliamet, graveur, 108.

Allumettes (collection d), 303.

Almahide ou F Esclave reine, roman

de mademoiselle de Scudéry, 491.

ALMANAcns gravés du temps de Louis

Page 1