‹ Causeries et méditations historiques et littéraires (volume 2)Chapitre 14 sur 15 · II · texte numérisé non relu

II

par réditeur, Thomas Joseph de Aquino , ne renfenne ni faits nouveaux ni conjectures remarquables. Thomas Joseph de Aquino est tombé dans la faute qu*a renouvelée M. John Adamson, d*attribuer au licencié M anoel Correa , la vie de Camoens composée par Pedro deMariz.

Nous ne pouvons, malgré Fautorité du catalc^e des auteurs portugais du Père Bluteau , compter Joâo Franco Barreto au nombre des biographes de Camoens. Joâo Franco Barreto* n'a donné qu'une table des noms propres qui se rencontrent dans les Lusiades et des ai^^mients en vers pour chaque chant de ce poëme.

La petite notice anonyme de l'édition donnée par Michel Rodrigués (Lisboa , 4772, 3 vol. in-42) n'offre rien de remarquable.

Don JozB Maru de Souza Botelho. — II. faut consulter la vida de Camoens publiée par cet admirateur éclairé du poëte, dans sa belle édition des ÏMsiades (Paris , F. Didot , 4 84 7, in-4" , et 4 84 9 , in-8'']. Cette vie a été mise en français par M. Millié, à la suite de sa traduction (Paris , 4 825, 2 vol. in-8»).

Francisco AuBXANnRB Lobo, évéquede Viseu. — D est profondément regrettable que llmportani travail de ce savant prélat, Memoria historica e criHca a cerca de Luiz de Camoens , inséré en 4824 dans le recueil des Mémoires de l'Académie Royale des Sciences de Lisbonne (p. 458-279) , n'offre pas peut-être une impartialité d'appréciation égale à la solide érudition dont il est plein.

Enfin , je dois mentionner une dernière vie portugaise de Ca«moens , placée par MM. Barreto Fsio et Montbiro à la tète du tome second des Obras complétas de Camoens (Hamburgo , 4834 , 3 vol. in-8<>). Cette notice est remplie de conjectures et de paradoxes qui auraient eu besoin d'être appuyés de preuves plus solides.

A c^s diverses biographies de notre poète, il faut joindre Partij^ instructif, quoique insuffisant, de Barbosa Maghado , dans la BibUeiheca Lusitana (t. III, p. 70-76), et les articles encore moins satisfaisants de Nicolas Antonio, dans la BibliothecaHispana nova (t. n, p. 20), et de JoaoSoares de Brito , dans le Theatrum Lusttamœ Htterarium^ ouvrage qui n'est encore que manuscrit. L'article (7amoens du catalogue des écrivains portugais, placé par M. Fonsbca en tète du Dictionnaire de l'Académie de Lisbonne, contient plutôt

DE GA.MOENS. 871

l'appréciation du génie poétique de Camoens , que des renseignements sur sa vie et sa personne.

Je n'ai pas eu jusqu'ici l'occasion de consulter Fouvrage intitulé : Re1r<Uo8 e bustos dos Varôes e Donas gftM illuslrarào a naçâo Portugueza (Lisboa, 4806, in-4<>), que dteM. John Adamson et qui doit contenir un article sur Camoens. J'ignore même si cet ouvrage diffère ou non de celui que le même M. John Adamson indique de la manière suivante : Retratos e elogios dos Varôes e Donas Portuguezes.

Deux poètes anglais , M. Micklb et lord Strangford , ont £ait précéder , Tun sa traduction des Lusiades , Taiitre sa traduction de quelques poésies diverses (Poems from the Portuyuese , London , 4803, in-46] , d'une courte notice sur le poëte.

La vie. la plus étendue et la plus complète de Camoens , est celle qu'a puUiée M. John Adamson , sous le titre de Memoirs ofthe life and writings of Luis de Camoens , London , 4 820, 2 vol. in-42.

En Allemagne , le célèbre Tieck a publié une biographie poétique de Camoens. Ce morceau a été traduit en italien par A. Pelle-^ grini dans la Rivi^ Viennese, t. IV, 4840.

En France, Moreri, Chauffepié et la Biographie universelle, par la plume éloquente de Madame de Staël , ont donné des articles très-incomplets et quelquefois fautifs sur la vie de Luiz de Camoens.

Ce qu'ont écrit sur le même sujet Rapin , Baillet, Duperron de Castera, la Harpe et même Voltaire, ne mérite pas la confiance que de pareils noms semblent commander. Outre l'épisode de José IndiOy dont nous avons parlé, M. Ferdinand Denis a publié en 4844 , pour servir d'introduction à la traduction des Lusiades de la Bibliothèque d'élite , un morceau intéressant intitulé Camoens et ses contemporains.

XXXITI.

ANTONIO VIEYRA,

Page 1