‹ Causeries franco-canadiennes, premier entretienChapitre 5 sur 5 · XV. — Salaberry et ses 300 Volti'geurs de Châteauguay · texte numérisé non relu

XV. — Salaberry et ses 300 Volti'geurs de Châteauguay

se livrent bataille jusqtie dans vos mtirs. C'est à ce spectacle, Ipour eux réjouissant, que les Rothschild tiennent à assister en bonne place et au premier rang.

Les Juifs in'ont-ils pas à leur dévotion vingt loges 4 Montréal, huit à Québec, nombre d'autres disséminées dans tout le Dominion; le parti libéral n'est-il pas à leur solde et Wilfrid LIaurieJr à leurs pieds ? est-ce qu'ils ne sont pas directeurs ou comnianditaires de la plupart de vos journaux, et ne forment-ils pas votre opinion publique comme ils dirigent Votre politique économique et sociale? C'est ainsi qu'ils font illusion à la masse ignorante jusqu'à lui faire acclamer Wolfe et Murray 3,u lieu de Cartier et de Champlain!^

1. Mais ce qui nous chagrine, ce qui nous blesse et ce qui nous révolte, c'est que l'on se soit servi de cette intervention et de cette coopération dont l'inspiration n'eût dû être que généreuse et amicale, pour « voiler l'idée ■maîtresse du troisième centenaire de Québec. »

Ce qui nous peine, oe qui nous offense, ce contre quoi nous élevons motre protestation, c'est que le troisième centenaire en doive être à peine un, qu'on l'ait scindé en deux, qu'un centenaire et demi lui ait été pratiquement substitué, que l'on se prépare à donner la préséance à Wolfe sur Champlain, à la bataille des Plaines sur la cité de Champlain, à 1759 eur 1608, et que, sous le nom du troisième centenaire de la fondation par la France d'un pays nouveau, l'on célèbTe en fait la victoire de l'Angleterre sur la France, la cessation de la domination française, la cession de la Nouvelle-Franjce par la vieille France à Albion, l'avènement du régime britannique.

Sous le miasque du camadianisme de ces fêtes, c'est l'impérialisme qui se fait jour. L'impériaUsme s'affirme en plein Québec : Québec devient le centre de l'empire...

Que vient faire sur un programme de la célébration du troisième centenaire de Québec la conunémofration de la cession du Canada? La fondation de Québec et la conquête du Canada, qu'ont-elle de commun? En quoi 1759 oomplète-t-il 1609 dans la célébration du troisième centenaire de Québec? En quoi le rachat des Plaines d'Abraham ou des champs voisins oonstitue-t-il un événement s.i important que l'on doive l'exalter au point de lui donner la primauté sur l'acquisition d'un vaste empire à la civilisation chrétienne, et au point de rendre secondaire à cette « supercherie historique » l'importance primordiale de l'événement que l'on est supposé célébrer et que l'on devrait célébrer.

Si Son JExcellence le gouverneur du Canada a résolu d'impérialiser ce troisième oeaxtenaiire, !si elle et ses coryphées s'épouvantent à la pensée que l'on puisse rendre, pur et sans mélange, à la pure gloire de l'œuvre française et catholique de Champlain, l'hommage qui lui est dû, les Canadiens français, eux, vant-ilB se ïésoudre à se laisser prendre au pi^e, vont-ils sacrifier leur

C'est donc avec juste raison que la Croix de Montréal s'écrie : « En 1906, Emile Floi^rens, ancien ministre des affaires étrangères de la Républiqiie française, publiait son livre révélateur et documenté : La France conquise. — Edouard VII et Clemenceau.

» Peuple canadien-français, prenons bien garde à nous!...

» Si nous ne savons pas vouloir nous organiser à temps — tout de suite — p<>ur la défense nationale, religieuse let sociale contre la juiverie et la Maçonnerie, le groupe des Rothschild de la place Frontenac pourrait bien servir un jour d'en-tête illustrant un nouveau chapitre de la « France conquise » pu un dernier chapitre d'une dernière édition de la France juive : « Les Barons de Québec. »

» Que Dieu nous garde! Mais gardons-nous bien nous-mêmes, car, ce jour-là, nous aurions à livrer un cottibat suprême pour la vie ou pour la mort! Voyez la France!... »

LE SOLLICITOR

Nous la contemplons, cette pauvre France, sans nous lasser et avec quelle pitié, avec quelle tristesse! car son triste sort nous fait redouter une pire aventure. La France est le paradis des fils d'Israël : ils s'y comportent si bien en conquérants qu'il est manifeste pour tout spectateur que cette race

fie^rté naitionale à la ruse ou à la politique impérialiste même d'im gouverneur.

Cette fierté française, ce sens délicat de l'honneur, ce sentiment jaloux de la dignité hxmiaLne, se pent-il qu'ils les aient perdus au point de ne pas sentir l'initire? i

Le riclie sang qui coule dans les veines des hommes de la race la plus foirte du inonde, est-il à oe point appauvri, leurs âmes sont-elles à ce point abâtardies, leurs caractères sont-ils à ce point avachis qu'ils recevront un tel affront sans rougir, sans se lever dans leur dignité et protester avec énergie? Victimes d'une, nouvelle ruse, seront-ils asservis par les maître comme de vils esclaves?

A quoi tient la supériorité des Anglo-Saxons dans l'espèce sinon à l'audaoe? A quoi tiendrait l'infériorité des Canadiens français dans l'espèce sinon à une serviLe lâcheté?...

La Vérité de Québec, 23 mai 1908.

maudite de Dieu est le chiendent de la civilisation militante au service du Christ.

LE DIRECTEUR

Sans doute...

Messieurs, si vous êtes à Paris pour qlielque temps, et si vous pouvez me consacrer quelques loisirs, nous continuerons cet entretien et je vous communiquerai d'autres documents faits pour vous étonner.

LE PROFESSEUR

Merci, cher Monsieur, -et puisqu-e vous nous y invitez, nous reviendrions, certains d'avance de nous instruira agréablement.

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