‹ Causeries historiques et littéraires (volume 3)Chapitre 4 sur 41 · SGANARELLE, MM. TOMES, DES FONANDRÈS · texte numérisé non relu

SGANARELLE, MM. TOMES, DES FONANDRÈS

MACROTON, BAHYS.

SGANARELLE

Messieurs, l'oppression de ma fille augmente, je vous prie de me dire vite ce que vous avez résolu.

ET LITTERAIRES il

M. TOMES, à M. des Fonandrès.

Allons, monsieur.

M. DES FONANDRÈS.

Non, monsieur, parlez, s'il vous plaît.

M. TOMÈS.

Vous, vous moquez.

M. D£8 FONANDRÈS.

Je ne parlerai pas le premier.

M. TOMÈS.

Monsieur...

M. DES FONANDRÈS.

Monsieur...

SGANARELLE. '

Hé I de grâce, messieurs, laissez toutes ces cérémonies et songez que les choses pressent.

(Us parlent tous quatre à la foù,)

M, TOMÈS.

La maladie de votre fille...

M. DES FONANDRÈS»

L'avis de tous ces messieurs tous ensemble...

M. MACROTON, bégayant.

A-près a-voir bien con-sul-té... ,

12 CAUSERIES UISTORIQUES

M. BAYS.

Pour raisonner

SGANARELLE, les interrompant.

Hé 1 messieurs, parlez Tun après l'autre, de grâce I

M. TOMES

Monsieur, nous avons raisonné sur la mafetdie de votre fille, et mon avis, à moi, est que cela procède d'une grande chaleur de sang; ainsi je conclus à la saignée le plus tôt que vous pourrez.

M. DES FONANDRÈS.

Et moi, je dis que la maladie est une pourriture d'humeur causée par une trop grande réplélion ; ainsi je conclus à lui donner de l'émétique.

M. TOMÈS.

Je soutiens que Témétique la tuera.

M. DES FONANDRÈS.

Et moi, que la saignée la fera mourir.

M. TOMÈS.

C'est bien à vous de faire l'habile homme I

M. DES FONANDRÈS.

Oui, c'est à moi, et je vous prêterai le collet en tout genre d'érudition;

M. TOMES

Souvenez-vous de rhomme que vous fîtes crever ces jours passés.

M. DE FONANDRÈS.

Souvenez-vous de la dame que vous avez envoyée dans l'autre monde, il y a trois jours.

M. TOMÈs, à Sganarelle.

Je vous ai dit mon avis.

H. DES FONANDRÈS, à SçuonareUe.

Je vous ai dit ma pensée.

M. TOMES

Si VOUS ne faites saigner tout à l'heure votre fille, c'est une personne morte. {Il sort.)

M. DES FONANDRÈS.

Si VOUS la faites saigner, elle ne sera pas en vie dans un quart d'heure. {Il sort.)

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