‹ Causes des maladies épidémiques, moyens d'y remédier et de les prévenir; avec quelques réflexions sur l'épidémie d'EspagneChapitre 36 sur 57 · Rome . Armée française en Italie · texte numérisé non relu

Rome . Armée française en Italie

Sous Justinien. Siège de cette ville par les Goths , au nombre de i5o,ooo , lequel dura un an et neuf mois. Famine dans la ville et dans le camp des assiégeants. Pluies continuelles en 536. Rome, alors au pouvoir de Vitigès , avait été réprise par Bélisaire. Famine et peste dans l’armée française, conduite en Italie par Théodebert, roi de Metz (i).

54o. Auvergne .

Sous Théodebert. Guerre opiniâtre soutenue en Espagne et en Italie par les Français. Levées, séjour de troupes et autres fardeaux de la guerre qui durent peser beaucoup sur les provinces voisines des pays où elle se faisait. Troubles particuliers dans l’Auvergne. Quelques années auparavant, Thierry , roi d’Austrasie , ayant pénétré dans cette province, à la tête d’une nombreuse armée, sous le prétexte d’empêcher son frère

(1) Facio , Paradoxes de la peste , p, i35.

*34 JS o tic es historiques.

de s’en emparer , y mit tout à feu et à sang, li avait excité lui-même ses troupes au pillage par tous les moyens qu’il avait pu imaginer. Il détruisit et égorgea tout ce qu’il trouva à détruire et à égorger. ( L’auteur qui rapporte ce fait observe que les conquêtes des barbares^ qui alors se disputaient les lambeaux de l’empire , sous le nom de Yisigotbs et de Francs, étaient de vraies incursions de brigands, et que ces peuples n’abandonnaient un pays qu’après y avoir tout dévasté) (i). D’après cette remarque, on ne doit point être étonné de nous voir présenter comme cause des épidémies qui alors régnaient souvent, les guerres que ces barbares se faisaient presque sans relâche.

5/±2. Constantinople et tout V Orient.

Sous Justinien. Guerres sanglantes au dehors , et même au dedans de l’empire , qui était assailli de toutes parts par les Perses en Orient, les Goths en Italie, les Vandales en Afrique , les Huns en Thrace. Calamités

(1) Hist. de France par Châlons, pour M. de Harlay, t. 1 , p. 26. Le Voyageur français, t. xxxi , p. 268 et

Notices historiques . i55

extrêmes par suite de ces guerres , particulièrement à Constantinople. Intempéries, et surtout chaleurs telles , que Bélisaire fut obligé d’abandonner la Mésopotamie.

( On a remarqué que la prétendue contagion se répandait également dans toutes les saisons, qu’elle durait peu dans chaque endroit , que les rechutes étaient fréquentes, qu’ enfin les maladies épidémiques régnèrent pendant 5s ans. En substituant le mot maladie au mot contagion^ on trouvera la remarque juste, et on pourra faire cette autre remarque, que les ravages de l’épidémie étaient relatifs seulement aux autres effets de la guerre. Les succès de la guerre variaient ; elle se faisait avec plus de fureur dans un temps que dans un autre ; elle cessait quelquefois entièrement dans certains pays; il en était de même des maladies. )

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